mercredi 30 janvier 2013

Projet Élise 2 – phrases 14-15

Y más en estos tiempos que producen seres tan aguerridos. Dicto mis seminarios con importante afluencia de público,  casi todo femenino,  como siempre casi todo femenino. 

Traduction temporaire :
A fortiori à notre époque qui produit des êtres si combatifs. Je donne mes séminaires devant un public nombreux, presque totalement féminin, comme toujours, presque totalement féminin.

Projet Nadia 2 – phrases 64-66

Su madre se la había entregado poco antes de morirse. Nunca la había cocinado. No tenía a nadie a quien preparársela.

Traduction temporaire :
Sa mère la lui avait laissée peu avant de mourir. Elle ne l'avait jamais essayée, faute d'avoir quelqu'un à qui la faire goûter.

Projet Nadia 2 – phrases 62-63

La receta,  había pasado por todas las mujeres de su familia. Ahora estaba en sus, manos.

Traduction temporaire :
Toutes les femmes de la famille se l'étaient transmises, cette fameuse recette et à présent, elle était entre ses mains à elle.

mardi 29 janvier 2013

Projet Céline 3 – phrase 23

Cinco o seis golpes de bar­bera y ya está, se decía mien­tras aplic­aba la navaja con firmeza, mejilla pelada, cliente despachado.

Traduction temporaire :
Cinq ou six coups de rasoir et on n’en parle plus, songeait-il tout en manipulant le coupe-choux avec vigueur : joue rasée, affaire réglée.

Projet Céline 3 – phrase 22

Empezó a sil­bar para espan­tar el miedo mien­tras se disponía a reanudar su labor, con­cen­trando su esfuerzo en la mejilla izquierda.

Traduction temporaire :
Tandis qu’il s’apprêtait à se remettre à l’ouvrage, il se mit à siffler pour dissiper sa peur, concentrant ses efforts sur la joue gauche.

Projet Manon 2 – phrase 2

Más que por su muerte, por la imposibilidad de publicar sus poemas, que hace tanto tiempo había estado escribiendo.

Traduction temporaire :
Davantage que pour sa mort, pour l'impossibilité de publier ses poèmes, qu'elle avait écrits longtemps auparavant.

Projet Kévin – phrase 17

Pues un libro, una teoría, una visión, una intuición, es una canalización espiritual jamás cristalizada, siempre dispuesta a romper esos cauces,  esas amarras, esas retenciones, esas dudas, esa ideología pura preñada de nuevas teorías, de otras posibilidades, de otras dudas, derroteros y visiones.

Traduction temporaire :
Car un livre, une théorie, une vision, une intuition, est une canalisation spirituelle jamais cristallisée, toujours encline à rompre ces canaux, ces amarres, ces rétentions, ces doutes, cette idéologie pure ensemencée de nouvelles théories, d'autres possibilités, d'autres doutes, directions et visions.

Exercice d'écriture – par Sonia Ferreira

photo : Carlos Ríos

« 7h13 »

Il avait plu toute la nuit. Au petit matin, une pluie menue persistait et semblait vouloir établir ses quartiers pour la journée. En se levant, Lou s'approcha de la fenêtre et ouvrit le lourd rideau étoilé qui donnait sur la cour privative de l'immeuble haussmannien où elle habitait depuis neuf ans, maintenant. La bruine silencieuse laissait couler sur les carreaux de sa fenêtre de minuscules gouttes d'eau qui brouillaient sa vue. En bas, les plantes et les quelques viornes d'hiver, dont le rose égayait,  çà et là, un peu le gris-noir ambiant, semblaient se délecter de ce cadeau du ciel.
« Il ne manquait plus que ça ! », pesta-t-elle intérieurement tandis qu'elle se dirigeait vers la salle de bains. Lou n'avait jamais aimé la pluie, toute cette humidité qui pénétrait lentement et insidieusement dans ses os réveillant son arthrose, la mettait toujours d'une humeur exécrable.
Il allait bien falloir, pourtant,  descendre à la boulangerie  acheter sa demi-baguette de tradition et ses dix chouquettes quotidiennes. Elle mettait toujours un point d'honneur à y aller elle-même, qu'il pleuve ou qu'il vente,  d'ailleurs. Mais, ce matin-là, son genou effrité lui faisait atrocement mal et cette pluie fine ne la motivait guère.
Lou resta un long moment sous la douche bouillante, préparant son corps à affronter la grisaille matinale comme un guerrier s'apprête à se mesurer à son ennemi. Puis, elle s'habilla soigneusement et se mit un peu de rouge à lèvres, couleur coquelicot, chose qu'elle ne manquait jamais de faire quand elle sortait. Peu importait où elle se rendait, son rouge à lèvres était toujours de mise, un fidèle compagnon qui enjolivait son visage craquelé de rides que le temps avait laissées sur son passage. Ce visage sillonné d'ondulations recouvrait alors un peu de sa vitalité d’autrefois,  orné de ce rouge coquelicot.
Elle sortit de l'appartement enrobée d'un long manteau marbré brun. Un parapluie bleu ciel complétait cette panoplie hivernale. Lou appela l'ascenseur et s'impatienta car il tardait à arriver. Quand, enfin, il ouvrit ses portes devant elle, Lou s'y engouffra et descendit au rez-de-chaussée à la vitesse d'un vieil escargot  fatigué.
Parvenue devant la porte de l'entrée de l'immeuble, Lou ouvrit son parapluie d'un coup sec et maugréant quelque chose d'inintelligible à voix basse, s'élança dans cette atmosphère maussade.
D'abord, d'un pas pressé, presque rageant. Ensuite, comme happée par le silence qui régnait, elle leva les yeux de ses pieds et se rendit compte qu'il n'y avait encore personne dans la rue. Alors, Lou ralentit son allure et promena son regard sur l'incroyable beauté qui s'offrait à elle.
La rue déserte, que les réverbères illuminaient encore, offrait une vue des plus saisissantes. La pluie semblait avoir accordé un court répit aux habitants de la ville et, la route encore mouillée reflétait la lumière jaune pâle des réverbères, tel un miroir d'eau.
Les nuages, chargés de pluie, s'y réfléchissaient aussi, zébrant l'artère vide d'un jeu d'ombres et de lumières qui la transformait en une peinture à l'huile grandeur nature.
Ce spectacle éclatant requinqua le moral de Lou et lui dessina un sourire sur son visage fendillé. La vie ne cessait jamais de l'émerveiller, même dans les moments les plus difficiles il y avait toujours une raie de lumière pour lui rappeler que chaque instant de vie est une bénédiction.
Lou chercha l'heure dans son poignet. Sa montre indiquait 7h13. Il allait lui falloir se dépêcher si elle voulait arriver à temps pour la sortie du four de sa demi-baguette de tradition. 

La chanson du mardi – choisie par Elena


León Gieco - "A los mineros de Bolivia" 

León Gieco, compositor argentino, nos permitió con su canción "A los mineros de Bolivia" editar el video que hoy ofrecemos desde esta página. La letra de la canción es un poema de Ernesto "Che" Guevara y la música de Luis Gurevich.

El presidente Evo Morales presentó el viernes 6 de enero la Ley 214 que declara al año 2012 como el "Año de la no violencia contra niños y adolescentes", la misma está orientada a desarrollar y aplicar planes y estrategias para reducir el índice de maltrato a menores.

En el 2008 un video documental "La mina del Diablo" reveló la situación de menores explotados en las minas.
El documental cuenta la historia de Basilio Vargas, un niño de 14 años, y su hermano Bernardino, de 12, mientras trabajan en las minas de Cerro Rico en Potosí (Bolivia). A través de la mirada de los niños, nos metimos en el mundo de los mineros, devotos de la religión católica, que rompen sus ataduras con Dios en cuanto entran en las montañas. Se trata de una antigua creencia que considera que el diablo, representado por centenares de estatuas construidas en los túneles, determina el destino de todos aquellos que trabajan en las minas. Huérfanos de padre asumen las responsabilidades del cabeza de familia y compaginan su trabajo con la asistencia a la escuela. Basilio sabe que la escuela es su única posibilidad de escapar de su destino en la mina.


A Los Mineros de Bolivia

Es el trueno y se desboca
con inimitable fragor.
Cien y mil truenos estallan,
y es profunda su canción.

Son los mineros que llegan,
son los mineros del pueblo,
son los hombres que se encandilan
cuando salen al sol,
y que dominan el trueno.

¡Qué importa, qué importa!
¡Qué importa, qué importa!

Que la metralla los siega
y la dinamita estalla
y sus cuerpos se disfunden
en partículas de horror.

Salen de una caverna
colgada en la montaña.
Son enjambres de topos
que llegan a morir
sin miedo a la metralla.

Morir, tal la palabra
que es norte de sus días;
despedazado, anemizado
lenta agonía en la cueva derrumbada.

¡Qué importa, qué importa!
¡Qué importa, qué importa!

Por la boca del trueno
se oye volar el valor.
Son los mineros de acero,
son el pueblo y su dolor.

Cien y mil truenos estallan,
y es profunda su canción.

(Che Guevara)

Exercice d'écriture 8 – par Kévin Cipollini

« 7h13 »

À l’horizon, les rayons du soleil n’ont toujours pas quitté les entrailles de la terre et pourtant, ils annoncent la venue imminente de l’astre du jour en colorant le ciel d’un bleu moins endormi. Quoi de plus naturel en ce début de mois de février ? Dans la rue, les quelques piétons et conducteurs qui se rendent machinalement à leur travail ont gardé les marques de la nuit sur leurs visages somnolents et agressés par la morsure du froid. Quelques frissons par-ci, des expirations de vapeurs par-là, le portrait des environs est bien peu enviable en cette heure matinale. 7h13. Trop tôt pour abandonner les bras douillets de Morphée et affronter le retour à la réalité, trop tard pour apprécier le charme nocturne de la Belle endormie.  Celle-ci exhibe ses parures lumineuses pour justifier son titre, mais dès les premières menaces de l’aube, la ville voit s’estomper la magie flatteuse qui, toutes les nuits, lui répète combien elle est magnifique. Visiblement, la cité aussi a du mal à supporter l’atmosphère importune en ce début de journée.
Même les oiseaux, d’ordinaire si enjoués à cette heure-là, n’ont pas le cœur à gazouiller. Seuls quelques-uns osent pousser deux trois piaillements, sans plus. D’ailleurs, tous demeurent dissimulés entre les branches des arbres qui parsèment çà et là  la totalité de la capitale aquitaine,  comme si ces volatiles approuvaient la mauvaise humeur ambiante. Enveloppant le sol gelé et humide, la brume donne une vision lugubre de ces arbres nus telle une armée éparse de squelettes géants se dressant dans cet immense labyrinthe aux murs fragmentés. La nature ne donne aucun signe de vie, ou trop peu pour animer ce tableau peint avec des couleurs ternes, fades, éteintes, mortes. Comble de l’ironie, c’est le temps qui semble à la traine. Du moins, c’est le sentiment que l’on éprouve rien qu’en contemplant cette scène,  en définitive,  épuisée de fatigue.

vendredi 25 janvier 2013

Projet Jennifer – phrase 18

Luego, con paciencia de relojero, los hicieron dormir haciéndoles suaves caricias en las orejas.

Traduction temporaire :
Ensuite, avec la patience d'un horloger, ils les endormirent grâce à de douces caresses sur les oreilles.

Projet Jennifer – phrase 17

En la noche les dieron abundante agua y trozos de sardina.

Traduction temporaire :
La nuit, ils leur donnèrent de l'eau en abondance et des morceaux de sardines.

Projet Jennifer – phrase 16

El uno, flaco y de pelaje fino; el otro, gordo, bigotón y de pelaje ordinario.

Traduction temporaire :
Le premier, maigre et à la robe soyeuse ; le second, gros, avec d'épaisses moustaches et un pelage ordinaire.

Les Pikimachay – phrase 226

Mamey, para mí, más que un motivo fácil al que recurrir para joderte o para callarte la boca si te metías conmigo,  dentro de mí,  bien dentro,  para mí tu confesión,  tu relato hizo que pasases de ser Mamey, el enloquecido, a convertirte en Mamey, el puto rey enloquecido, al que admiraba y merecía mis respetos, el puto rey capaz de aventurarse en los terrenos sinuosos y enigmáticos de las niñas, de tocarles el timbre de sus casas, de gritar sus nombres en los parques, a las dos de la mañana, de las demonios aquellas que vuelven loca a tanta gente y la condenan.

Traduction temporaire :
Pour moi, en moi, en mon for intérieur,  Mamey, plus qu'un prétexte facile pour t'emmerder ou te clouer le bec quand tu me cherchais, ta confession a eu pour conséquence que de Mamey le dingue, tu t'es transformé en Mamey le putain de roi cinglé, que j’admirais et qui méritait tout mon respect,  le putain de roi capable de s’aventurer sur les terrains sinueux et énigmatiques des filles, ces diablesses qui rendent fous tant de gens et sont cause de leur perte, capable de sonner à leurs portes, de crier leurs prénoms dans les parcs à deux heures du matin.

Les Pikimachay – phrase 225

Me refiero específicamente a la paja, a la paja brutal, aquella frente a su casa en la que fecundaste las hojas de los arbustos que la vieron crecer, el pasto que pisaba o donde descansaba su culo al sentarse.

Traduction temporaire :
Je fais plus spécifiquement allusion à la branlette, à la branlette brutale, devant chez elle, quand t'as fécondé les feuilles des arbustes qui l'ont vue grandir, le gazon sur lequel elle marchait ou bien déposait son cul en s'asseyant.

Projet Sonita 5 – phrase 56

Pero, bueno, en realidad eso ahora ya ni me importa: yo ya me convencí de que nunca me voy a casar, porque todos los hombres son unos hipócritas,  unos por liberados y otros por mojigatos.

Traduction temporaire :
Mais bon, en réalité, maintenant, cette histoire ne me fait plus ni chaud ni froid ; je me suis mis dans la tête que je ne me marierai jamais, parce que tous les hommes sont des hypocrites, les uns parce qu’ils sont libérés et les autres parce qu’ils sont prudes.

Projet Sonita 5 – phrase 55

Entonces,  no sé si era por mi encariñamiento o por el temor de que ya no me fuera a querer otro.

Traduction temporaire :
Du coup, je ne sais pas si c’était à cause de mon affection pour lui ou à cause de ma peur bleue qu’aucun autre ne veuille de moi.

Projet Sonita 5 – phrase 54

Realmente,  me dio mucho miedo perderlo en esos momentos, ¿sabes?, porque, como quiera que sea, yo estaba muy clavada con el Antonio y pensaba que si no me casaba con él ya no me podría casar; con eso de que ya no era virgen, creía que nadie más me iba a querer.

Traduction temporaire :
Sérieusement, sur le moment, j’ai vraiment eu très peur de le perdre,  tu sais ? Parce que, quoi qu’on en dise, j’étais très accro à Antonio et je pensais que si je ne me mariais pas avec lui, je ne pourrais plus me marier du tout ; vu que je n’étais plus vierge, je croyais que personne d’autre ne voudrait de moi.

Projet Élodie – phrases 37-38

Me contó que desde muy joven había sido “un fanático” del Siglo de Oro y que eso lo había llevado primero a estudiar en la universidad y después a convertirse en hispanista. Un poco en frío me largó un par de frases que habrían requerido algo más de confianza.

Traduction temporaire :
Il m'a raconté que très jeune, il avait été un « fanatique » du Siècle d'Or et que cela l'avait conduit premièrement, à étudier à l'université, ensuite à devenir hispaniste. Un peu à froid il m'a débité quelques confidences ; le genre qui exige qu'on soit un peu plus en confiance avec son interlocuteur.

Projet Élodie – phrases 33-35

Le hice un par de preguntas y un par de comentarios. Realmente sentía curiosidad. Salé era un viejo afable y enseguida se mostró como ese clásico humanista porteño que prefiere callar dejando entrever que sabe cuando en realidad ignora bastante.

Traduction temporaire :
Je lui ai posé des questions et ai fait quelques commentaires. J'étais réellement curieux. Salé était un vieil homme affable et, dès le début, il s'est comporté comme l'humaniste de Buenos Aires typique, qui préfère se taire et laisser croire qu'il sait alors qu'en réalité, il ne sait pas plus que les autres.

Projet Élodie – phrases 31-32

Después la dejó arriba de la mesa y se acomodó en un sillón de una plaza enfrente de donde yo estaba.
— Estoy recién llegado —me aclaró.

Traduction temporaire :
Puis il l'a posée sur la table et s'est installé dans un fauteuil en face de moi.
— Je viens juste d'arriver – m'a-t-il expliqué.

Le poème du vendredi – proposé par Elena


El juego en que andamos

Si me dieran a elegir, yo elegiría
esta salud de saber que estamos muy enfermos,
esta dicha de andar tan infelices.

Si me dieran a elegir, yo elegiría
esta inocencia de no ser un inocente,
esta pureza en que ando por impuro.

Si me dieran a elegir, yo elegiría
este amor con que odio,
esta esperanza que come panes desesperados.

Aquí pasa, señores,
que me juego la muerte. 

Juan Gelman
De: El juego en que andamos

Para escucharlo en la voz del poeta: 

Question de lexique

Que signifie le terme = ENSIFORME ?

Projet Joachim – phrase 20

En la recepción había tres mujeres, dos eran jóvenes y hablaban entre ellas; la más fea tenía una boca carnosa y le enseñaba palabras en portugués a la otra, que tenía un pircing diminuto y brillante en la nariz.

Traduction temporaire :
À la réception, il y avait trois femmes, dont deux jeunes parlaient entre elles ; la plus moche avait une bouche charnue et apprenait des mots portugais à l'autre,  qui avait un mini piercing brillant sur l'aile du nez.

Projet Carole – phrase 13

Las cuentas se deslizan por debajo de la puerta como suaves amenazas.

Traduction temporaire :
Les factures glissent sous ma porte comme de douces menaces.

Projet Jennifer – phrase 15

Después de una larga y difícil deliberación, doña Sara y Patricio, ayudados del incondicional Aguirre, se decidieron finalmente por dos gatos.

Traduction temporaire :
Après une longue et difficile délibération, doña Sara et Patricio, aidés de leur fidèle Aguirre, se décidèrent finalement pour deux chats.

Projet Nancy – phrase 26

Era un loco y un veleta, se decía de él, un pobre enfermo crepuscular y se recordaba que la primera vez que se supo de su existencia fué en un diario de tendencia política de izquierda; lo consideraban un timador, un provocador, un mitómano.

Traduction temporaire :
On disait qu'il s'agissait d'un fou, d'une girouette, d'un pauvre malade crépusculaire et on se rappelait que la première fois que l'on avait entendu parler de lui, c'était dans un journal politique à tendance gauchiste ; on le considérait comme un escroc, un provocateur, un mythomane.

Les Ollantay – phrases 370-372

Y no lo vuelva a hacer.
–De acuerdo – le dije.
–Y recuerde que en CoolCorp siempre estamos pendientes.


Fragmento de la novela El discreto encanto de los suburbios

Traduction temporaire :
— Et ne recommencez plus.
— D'accord – acquiescé-je.
— Et souvenez-vous que chez CoolCorp, nous sommes toujours à votre écoute.

Les Ollantay – phrases 367-369

Me miró con un gesto de satisfacción – Solo para estar seguros, voy a ponerle una recomendación en su historia de consultas. Que conste que debe descargar la aplicación CoolCensor que bloqueará los contenidos no producidos por la corporación y que pueden dañar su CoolPhone.

Traduction temporaire :
Il m'a regardé avec un air satisfait. « Par sécurité, je vais intégrer dans votre historique de navigation un programme spécial ; il sera actif dès que vous aurez téléchargé l'application CoolCensor et bloquera les contenus ne provenant pas de notre société et susceptibles de détériorer votre CoolPhone.

Les Ollantay – phrase 366

–¿Como se le ocurre? – Le dije de la manera más indignada que pude – jamás pondría en riesgo mi móvil haciendo algo tan estúpido.

Traduction temporaire :
— Quoi ? – m'exclamé-je sur le ton le plus indigné possible. Jamais je ne prendrais le risque d'endommager mon portable en agissant aussi bêtement.

Projet Céline – phrase 53

Cuando estuvo delante de la ventanilla, dijo una sola palabra, Roma, y se dio cuenta de que tendría que apurarse si no quería esperar, por lo menos, una hora, paseándose en el andén, enfriándose en la sala de espera, convertido en el hombre pasivo y apacible del asiento de la sala de espera, del taburete del salón de bebidas, ese que no sabe qué hacer con su vida, es decir con su cuerpo, si echarlo a la basura, incluso a esa basura que es la costumbre y el silencio, o cargar con él una vez mas, como una vieja y personal maleta a la que hay que coger en la mano cuando uno decide irse.

Traduction temporaire :
Quand il se retrouva devant le guichet, il ne prononça qu’un seul mot : Rome ; puis il se rendit compte qu'il lui faudrait se dépêcher s’il ne voulait pas attendre au moins une heure à arpenter le quai, à prendre froid dans la salle d’attente,  devenant l’homme passif et paisible du siège de la salle d’attente, du tabouret du bar, celui qui ne sait pas quoi faire de sa vie, c’est-à-dire de son corps, s’il doit le jeter à la poubelle – y compris cette poubelle que représentent l’habitude et le silence –, ou le traîner une fois encore, comme une vieille valise personnelle qu’il faut porter à la main quand on décide de partir.

Résultat du concours de nouvelles SF


Voici, donc, enfin, les résultats de notre concours de nouvelles SF :


Juan Diego Gómez Vélez, « Notre-Dame des Donneurs » = 21
Ronald Delgado, « Réplique » = 7
Claudio G. del Castillo, « Les pionniers de l'espace » = 5
Melanie Taylor, « Graines » = 5
Eduardo Carletti, « Cycles » = 5

Claudia De Bella, « Rédemption » = 4
Hugo Aqueveque, « Bleu » = 4
Jorge Valentín Miño, « Boutons noirs » = 3
Ricardo Canales, « Réveil » = 2
Gustavo Courault, « hWord » = 2
Daína Chaviano, « L'Annonciation » = 1
MC. Carper, « Continuum Pi » = 1

RPACOC, « Le Rêve du robot »
Eduardo M. Laens Aguiar « DT »
Mauricio del Castillo, « Commerce de Répliques »

Félicitations à Juan Diego Gómez Vélez, à Ronald Delago et aux trois ex æco pour la troisième place Claudio G. del Castillo, Melanie Taylor et Eduardo Carletti ! 

Pour rappel, toutes les traductions paraîtront dans les actes de la journée SF organisée par Nanterre en novembre 2011.

mercredi 23 janvier 2013

Projet Céline 3 – phrases 20-21

Entonces sólo qued­aba pen­sar en el error y ter­minó por acep­tarlo. Tal vez se había equiv­o­cado, tal vez la ansiedad por con­cluir el tra­bajo de ese día que había estado tan gris y la extraña catadura del sujeto que se había pre­sen­tado a última hora para acabar de mor­ti­fi­carlo habían con­tribuido a exaltar su imag­i­nación. 

Traduction temporaire :
Par conséquent, seule restait la possibilité qu’il s’agisse une erreur, ce qu’il finit par accepter. Peut-être s’était-il trompé, peut-être son désir de terminer le travail de cette journée si grise, associé à l’air étrange de l’individu qui s’était présenté à la dernière minute pour finir de le contrarier, avaient-ils contribué à exalter son imagination.

Projet Céline 3 – phrase 19

Es cierto que últi­ma­mente había sufrido de insom­nio, que su corazón no tra­ba­jaba bien y él se negaba a aban­donar el tabaco y el café, como le había acon­se­jado el médico, pero aque­llo no podía ser sufi­ciente para dar paso a las alu­ci­na­ciones. 

Traduction temporaire :
Il est vrai que dernièrement, il avait souffert d’insomnies, qu’il avait un cœur qui ne fonctionnait pas bien, et qu’il refusait de renoncer au tabac et au café, comme le lui avait conseillé le médecin, mais ça ne pouvait pas suffire à provoquer des hallucinations.

Projet Céline 3 – phrase 18

No, no, su memo­ria no podía estar tan mal, se decía mien­tras recogía y limpiaba la navaja bar­bera.

Traduction temporaire :
Non, vraiment, sa mémoire ne pouvait pas être aussi mauvaise, se disait-il tandis qu’il ramassait et nettoyait le coupe-choux.

Projet Élodie – phrases 27-30

Era un departamento grande, de pasillos largos y parqué. Estaba oscuro. Salé me señaló un sillón y me senté. Traía una botella de vino,  se la di y el dueño de cada se puso los anteojos para leer la etiqueta.

Traduction temporaire :
C'était un grand appartement sombre, avec de longs couloirs et du parquet. Salé m'a désigné un fauteuil dans lequel je me suis assis. J'avais apporté une bouteille de vin que je lui ai tendue ; le maître de maison a mis ses lunettes pour lire l'étiquette. 

Les Pikimachay – phrases 223-224

Utilizábamos tu historia para reírnos. Pero no me refiero a la niña, a la que parece que todos olvidamos rápidamente, incluso tú.

Traduction temporaire :
On se servait de ton histoire pour se marrer. Mais je ne fais pas allusion à la fille, qu'apparemment nous avons tous oubliée rapidement, toi compris.

Projet Hélène / Audrey – phrases 137-139

Después miró el agua un segundo y dijo en voz alta:
- La puta madre con este perro.
Se sacó las zapatillas y se metió en el agua.

Traduction temporaire :
Une seconde, il fixa l'eau et s'exclama à voix haute :
— Ce qu'il me fait chier ce clébard !
Il retira ses tennis et entra dans l'eau.

Projet Hélène / Audrey – phrase 136

Sergio pensó en que al final se iba a morir ahogado, igual que sus hermanos, y en que lo tenía merecido.

Traduction temporaire :
Sergio pensa qu'il allait finir noyé, comme ses frères, et qu'au fond, c'était bien fait pour lui.

Projet Hélène / Audrey – phrases 134-135

Martín metió una pata en el agua helada y casi enseguida volvió a sacarla. Le ladró un par de veces más.

Traduction temporaire :
Martín mit une patte dans l'eau glacée, l'enleva presque aussitôt, puis se remit à aboyer dans sa direction.

Projet Hélène / Audrey – phrases 129-133

- Vení para acá - le gritó Sergio.
- No hace caso - dijo uno de los chicos.
- Nosotros lo llamamos y no vino.
- Se va a morir ahí - dijo otro.
- Vení para acá,  che - le gritó Sergio.

Traduction temporaire :
— Viens par ici – lui cria Sergio.
— Il écoute pas – affirma l’un des gamins. On l'a appelé, mais il est pas venu.
— Il va mourir là – ajouta un autre.
— Viens par ici, bordel – lui répéta Sergio.

Question de lexique

Que signifie le terme : « Opimes » ?

Projet Jennifer – phrase 14

Cada quien pretendía vender a su gato a costa de convincentes e inteligentes argumentos.

Traduction temporaire :
Chacun s'efforçait de faire valoir son chat en utilisant des arguments convaincants et intelligents.

Projet Joachim 3 – phrase 19

Pero no, un sólido edificio de oficinas en pleno microcentro, frente al Luna Park.

Traduction temporaire :
Pourtant non, c'était un immeuble solide en plein microcentre, en face de Luna Park.

mardi 22 janvier 2013

Exercice d'écriture 8 – par Nancy Benazeth

« À bord de mon île »

Cette peinture à l’huile sur toile nous place au cœur même d'un village, entouré d'un magnifique paysage, si bien que l'on pourrait en percevoir les sons ou les odeurs, et fait du spectateur un observateur. Il s'agit d'une représentation contemporaine qui montre, essentiellement, la force et la tranquillité des éléments naturels.
Comme son titre l'indique,  cette œuvre donne l'impression d'être sur une embarcation mais les deux premiers plans nous replongent sur un territoire, une parcelle de terre, au milieu de l'eau.
À l'arrière-plan, tel un miroir immense et paisible,l'océan s'étend et revêt les diverses teintes célestes. Véritable reflet des gros nuages multicolores et généreux, qui laissent entrevoir les sommets de l'île voisine, il occupe avec le ciel, la moitié du tableau. Ces deux espaces symétriques,  sont dominés par des tons froids qui contrastent avec la lumière naturelle directe et unique. En effet, des rayons solaires déchirent les nues, illuminant ainsi l'horizon de l'étendue infinie et changeant les flots en étincelles dorées.
Au premier plan, sur le quart inférieur de la toile, de nombreuses mères de famille, munies de cartables, arpentent une rue en escortant leurs enfants à l'école et portent sur leurs visages, tristesse ou soulagement. Les couleurs dominantes de ce plan sont chaudes mais il se trouve dans une zone d'ombre. Le trottoir en pente est bordé de parois riveraines gaiement colorées et il est vu d'en haut.
Le deuxième plan est éclairé, on y voit le reste de la rue qui semble rejoindre la plage, non représentée, et le boutiquier. En effet, son épicerie se trouve sur le chemin de cette foule en déplacement, et, sur le seuil de son commerce, il la regarde passer en fumant une cigarette et en souriant, l'air pensif. Le soleil inonde aussi une partie d'un jardin, parallèle à la boutique, habité par quelques chats, où la végétation, bercée par les alizés est l'objet du regard de l'homme qui l'entretient et qui travaille la terre, mise en évidence par un dégradé de marron.
Au dessus et dans la zone lumineuse, on aperçoit de grands monts volcaniques, témoins de l'origine sous-marine de l'île où se déroule la scène. Désormais pacifiques et érodés, ils acceptent volontiers la présence végétale qui tente d'envahir leurs flancs.
Arrivant de la droite, où quelques palmiers élancés brillent sous l'effet du soleil, on découvre un vol agité de quelques oiseaux conduits par le vent.
Le point d'observation est double : vue en plongée de la rue et en contre-plongée du paysage,  ce qui symbolise sans doute, la pensée du peintre qui scrute l'humain et le considère comme minuscule face à la grandeur de la nature. De plus, la lumière focalisée sur l'environnement et sur le bonheur des hommes dominant les préoccupations quotidiennes, permet de résumer ce tableau en deux mots : espoir et beauté. Le public, immergé, sera à la fois emporté et apaisé par les quatre éléments bien vivants, mais calmes, qui le composent. 

La chanson du mardi – choisie par Elena


JOAN MANUEL SERRAT - LA MONTONERA

Projet Manon 2 – Titre + phrase 1

Las diez víctimas de Nasón


Nasón busca justicia. Alguien tiene que pagar por la muerte de su mujer.

Traduction temporaire :
Nasón souhaite que justice soit rendue. Quelqu'un doit payer pour la mort de sa femme.

Projet Manon 2

Pour notre anthologie « Lectures d'ailleurs », Manon nous propose « La diez víctimas de Nasón » de la Chilienne Claudia Apablaza.

[Manon, je te laisse la couleur de Pikimachay ; tu y es habituée… Ce sera plus simple]

Las diez víctimas de Nasón

Nasón busca justicia. Alguien tiene que pagar por la muerte de su mujer. Más que por su muerte, por la imposibilidad de publicar sus poemas, que hace tanto tiempo había estado escribiendo. Ella murió joven, a los treinta y cinco años. Nunca pudo dar a conocer su obra. Las editoriales le rechazaban sus escritos, por incompetentes, decían, “por no estar a la altura de los grandes escritores de nuestros tiempos”.
- Aló.
- Aló, ¿Nasón?
- Sí, ¿quién es?
- Soy yo, Carlos. Ya tengo a varias.
- ¿Pero cómo Carlos?
- Te lo dije. Recuerdas que te dije que me esperaras un año. Bueno, las tengo, están listas Nasón.
- ¿Cuántas son?
- Son diez.
- Carlos.
- Dime.
- ¿A quiénes encontraste?
- Juntémonos, Nasón.
- Está bien. Te espero.
- Nasón.
- Dime.
- ¿Tienes el dinero?
- Al final, Carlos, te dije que al final.
- Nasón.
- Dime.
- ¿Para qué las quieres?
- Espérate Carlos,  acá hablamos... Aló,  ¿Carlos?
- Dime.
- ¿Se parecen?
- Sí Nasón... Son iguales.
Nasón es un tipo extraño, extravagante. Desde niño se incubaron en su mente fantasías peculiares. Siempre las ha llevado a cabo. Tiene 80 años. Está enfermo de los riñones. El médico le ha dicho que le quedan sólo algunos meses. Tiene mucho dinero. Vive solo en un departamento frente al Parque Forestal.
Hace un año Nasón llamó a Carlos, su secretario.
- Carlos, necesito mujeres.
- ¿Cómo Nasón? ¿Quieres que llame a una casa de masaje?
- ¡No, Carlos!, ¡eso no! Eso nunca. La mujer por ahí no. Por ahí no Carlos, no vuelvas a repetir eso.
- Lo siento, pero como la otra vez vinieron unas...
- ¡No! Carlos no. Eso no.
- ¿Qué es entonces Nasón?
- Tráeme a las mujeres que aparecen en esta lista. Si no puedes a todas, tráeme por lo menos a unas siete.
Carlos tomó la lista y comenzó a leer. Aparecieron ante sus ojos nombres que nunca había escuchado. No las conoce. Marguerite Duras, Sylvia Plath, Virginia Woolf, Simone de Beauvior, Gabriela Mistral, María Luisa Bombal, Silvina Ocampo, Victoria Ocampo, Esther Tusquets,  Diamela Eltit, Ana María Moix, Emily Brönte, Alejandra Pisarnik, Juana de Ibarborou.
- Pero Nasón, ¿qué es esto? ¿Quiénes son ellas, Nasón?
- ¿Cómo me preguntas eso Carlos? Tráelas. Lo siento. Tráelas.
Carlos le consultó a su mujer si conocía a alguna de ellas. Ella reconoció el nombre de Gabriela Mistral.
- Es una poetisa, dijo.
Carlos entró a Internet. Reconoció que esas mujeres eran escritoras. Muchas estaban muertas, la mayoría.
A los tres días volvió donde Nasón.
- Ya lo sé. Son escritoras. Pero Nasón, tengo que decirte algo, que yo creo no te va a gustar. La mayoría de ellas están muertas. No las voy a poder traer.
- Carlos, encuentra en esta ciudad,  a cada una de sus iguales.
El trabajo fue arduo. Más que nada se centró en la fotografía. Carlos buscaba rostros en la ciudad.
Comenzó a encontrarlas en las calles. Primero pasaron semanas en que no reconocía a ninguna. Luego fue cambiando, haciéndose todo más fluido. Casi todos los días encontraba a una. Independiente de ello, seguía buscando por si encontraba la perfección del rostro. Bajó de Internet muchas fotografías. Fue a la Biblioteca Nacional a revisar sus vidas,  sus obras. Pero se centró,  más que nada en el rostro, dejó de lado el oficio,  la forma de caminar,  de hablar.
A Duras la siguió un día que la encontró en un paradero. Se subió a la misma micro que ella. Ella vivía en San Miguel. La siguió hasta su casa. Anotó con rigurosidad la dirección, en una libreta que se compró especialmente para ellas.
A Virginia la encontró en el paseo Ahumada. Ella entró a un café con piernas, trabajaba ahí. Se quedó mirándola, observándola con detención. Volvió al día siguiente,  calculó su horario,  lo anotó. Se hizo amigo de ella. Consiguió su dirección y teléfono.
Comenzó así a crear una ficha a cada una de estas mujeres. En la parte superior de la hoja ponía el nombre de la escritora y luego la biografía de su semejante.
A Gabriela la conoció en una fiesta  de cumpleaños de su cuñado. Era una compañera de trabajo de él. También la anotó en la libreta respectiva.
Cada vez que encontraba a una de estas mujeres, imaginaba el rostro de Nasón embelesado, embobado, una mueca exaltada de felicidad, mueca que él imitaba cuando recordaba. “Mi jefe estará dichoso“, se decía, y en ese minuto esbozaba la mueca de felicidad, como sintiéndose en el pellejo de Nasón.
Así se fue encontrando con ellas en la ciudad.
Llegó el día. Tenía a diez seguras, número que le parecía bastante suficiente. Llamó de inmediato a Nasón. Se juntaron.
- ¿A quiénes encontraste Carlos?
- A Sylvia, Alejandra, Marguerite, Emily, Juana, Victoria, María Luisa, Simone, Virginia y Gabriela.
- ¿Y las otras?
- No Nasón, no estaban.
- Tráemelas. El sábado, a las nueve de la noche.
Carlos ya tenía contacto con cada una de ellas. Era un tipo atractivo,  de unos cincuenta años. De alguna u otra forma, había logrado conversarles, pedirle los teléfonos, llamarlas y entablar algún tipo de vínculo.
Comenzó a llamarlas por teléfono, de a una. A todas les decía lo mismo:
“Aló, hola, soy Carlos. ¿Cómo estás? Bueno, te llamo porque el sábado voy a celebrar mi cumpleaños, en tal y tal lugar”
Todas aceptaron.
El día sábado llegó, exacto, impostergable. Nasón se vistió de gala: Frac, humita y un peluquín negro para la ocasión. Cuidó de asegurar bien su dentadura postiza, lustró sus zapatos con devoción. Este es mi día, el gran día que he esperado para vengarla, para burlarme de las mujeres que publican, que acceden a esos estratos inviolables, impenetrables. Esto será noticia –se decía. Mañana aparecerá en los diarios, y las bellas escritoras, a las que le cuidan la raja las editoriales, enmudecerán, tendrán terror, pánico de un nuevo atentado. Y nadie querrá volver a publicar, cambiarán sus nombres, usarán seudónimo de por vida, crearé la destrucción de los derechos de autor y lo siento, porque yo soy Nasón y he venido a hacerle justicia a mi mujer. Todo lo hago por ti, amada anónima.
El timbre sonó a las ocho en punto. Era Carlos, también venía vestido para la ocasión. Aun no sabía de qué se trataba.
- ¿Qué vas a  hacer Nasón?
- Un homenaje. Un simple homenaje a la más bella literatura femenina.
- Pero es que Nasón, yo les dije que estaba de cumpleaños.
- No te preocupes. Yo no voy a decir nada. Nada Carlos. No te preocupes.
Las nueve en punto. Comenzaron a llegar.
Primero es Virginia. Es idéntica, pensó para sí Nasón. Es ella, no es otra.
-Virginia Woolf a los 55 años, poco antes de suicidarse, dijo Nasón cuando ella cruzó la puerta de entrada.
- ¿Qué me dijo?
- Eh,  nada,  no te preocupes.
- Simone de Beauvoir a los  37 años, a la edad en que escribió La Plenitud de la Vida.
- ¿Qué?
- Eh, no, no te preocupes, nada.
Alejandra Pisarnik... Esos Poemas, los del  Árbol de Diana... Esos, ¿Qué?, Eh, no, nada, adelante, estás en tu casa.
- Victoria Ocampo, 42 años, recién habías fundado Sur, pero, ¿por qué te diste el lujo de negarte tanto a entrar a la Academia?
- ¿Qué?
- María Luisa. Sí, qué bella, supongo que te amabas demasiado, te comprendo, lo sé. Sé exactamente lo que es querer matar por amor.
- Emily, ¿por qué tan sólo dos obras? ¿Por qué?
- Silvita, pequeña niña atormentada. Sí, Ted era un imbécil, ¿Qué cartas de cumpleaños? Qué imbécil, después salió con sus cartitas de cumpleaños. ¿Lo sabías?
- ¿Qué me dijo señor? Perdón, pero escuché algo de un cumpleaños, sí, yo vengo al cumpleaños de Carlos.
Ah, sí, adelante, sí, bienvenida.
Juana, Juanita de Ibarborou, eras su preferida.
Perdón, pero...¿se refiere a la poetisa?, ¿a la poetisa uruguaya?
Nasón se descompuso. Esa chica algo sabe de literatura. Carlos eres un imbécil, piensa. ¿Cómo no sabes a quién me traes para acá? No ves que esta chica puede  arruinarlo todo?
- Señor, ¿me dijo algo?
- Eh, no, no, sólo pensaba en voz alta.
- Es que sabe, me han dicho que tengo un parecido a ella, a Juana de Ibarbouru, la poetisa uruguaya.
- Sí, es eso, nada más, adelante. Carlos te espera en el living, adelante.
- Después podemos, si quiere, hablar de literatura,  me gusta mucho, ¿quiénes son sus preferidos?
Nasón se recompuso.
- Sí, más tarde lo haremos.
- Gabriela, sí. Yo hubiese querido viajar tanto como tú. Mi mujer también quería vivir fuera de Chile, escribir, viajar. Ella también lo quería. También soñaba con publicar en Nueva York. Pero el Nobel no, eso no...
Ya estaban todas en la mesa, cenando. Nasón sentía como recorría por su cuerpo la satisfacción de la venganza. Ya están aquí, se decía, ya están. Carlos simulaba estar de cumpleaños,  perdido,  extraviado de lo que podía suceder. ¿Qué hará esta vez Nasón?, pensaba. Sabía de sus excentricidades.
Nasón se puso de pie. Tranquilo. Cerró los ojos, puso sus manos en el pecho,  a modo de plegaria,  de elevar una oración por todas estas mujeres, por el cumpleaños de Carlos. A esa edad él sentía que tenía derecho a todo. Estaba por dejar de vivir. Estaba a poco tiempo de su muerte. Esa sensación de omnipotencia y de hacer lo que él quisiera, se había exacerbado con el paso de los años. La cercanía de la muerte lo permitía todo, pensaba siempre. Su mujer no pudo hacer lo que quiso en vida,  ahora debe estar pudriéndose o completamente comida por unos gusanos,  él debe hacer todo lo que quiera en vida. Es su completa y única certeza. Con esta frase da inicio a la sesión e invoca a su maestro:
- Yo soy Nasón y seré vuestro maestro.
Nasón fue nuestro maestro, interrumpió la pequeña Juana, la más joven de todas. Eso lo dijo Ovidio,  esa frase es del Arte de Amar de Ovidio.
Nasón se exasperó. Había intentado evitar toda la noche a la pequeña Juana de Ibarbourou,  para que ella no notara nada de lo que sucedía ahí. No le recordaría el tema de las letras, porque al recordárselo, sería más fácil que esa temática se instalara, se llenase el aire de ella, y la pequeña iba a reconocer que lo que había, no era más que un conjunto de escritoras muertas. Nuevamente se contuvo, se quedó en silencio ante tal tremenda declaración. Nasón se sentó. No le respondió a Juana,  hizo como que no había oído.
Carlos estaba cada vez más ansioso, preocupado por lo de su jefe y ahora maestro, como se acababa de anunciar.
A Gabriela todo le parecía extravagante,  a Simone, un poco aburrido.
Terminó la cena. Iban a comenzar a retirarse a sus hogares. ¡No!, dijo Nasón, aun no, por favor aun no.
- Les tengo una sorpresa a cada una de ustedes.
- ¿De qué se trata?- dijo Emily.
- Es una sorpresa.
- Quiero esa sorpresa, dijo Alejandra.
- Sí, yo también dijo Marguerite.
- Sí, yo también, se escuchó un coro agudísimo.
Ninguna de las diez temió.
Está bien, tendrán su sorpresa, pero antes cantaremos el Cumpleaños Feliz,  a nuestro gran amigo Carlos.
“Cumpleaños feliz, te deseamos a ti..” “Cumpleaños Caaaaaaaarloooooooos... Que los cuuuuuumplaaaaaaas feeeeeeliiiiiiiiiiiiz”.
- Ahora sí.  Vamos todos a mi sala de estudio.
Nasón estaba eufórico, excitado, su fantasía de venganza era perfecta. Exactamente como él la había planeado. Exacta. Su felicidad lo llenaba de dicha, pensaba en su mujer y en el placer que ella hubiese sentido a la vez.
Simone abrió la puerta. Entraron de a una, como en fila, las diez. Nasón venía detrás, luego Carlos, de los últimos.
No enciendan la luz aun, les decía Nasón, es una sorpresa.
Ahora sí. La luz se encendió y ellas se vieron en medio de una pieza vacía, totalmente empapelada con fotografías de 30 x 50.
- ¿Qué es esto?, preguntó Juana.
- Sí,  ¿qué es?, le hizo eco María Luisa.
Carlos sudaba.
- Jugaremos a que se deben buscar entre estas mujeres. Cuando se encuentren, pueden llevarse las fotografías de recuerdo. Mientras, Carlos y yo las esperamos afuera.
Carlos y Nasón salieron de la pieza. Ellas comenzaron a buscarse, a encontrarse, a gritar dichosas adentro del dormitorio.
Se nombraban. “Mira, ahí estás tú”. “No, mira acá tú.” “Oye,  pero acá estás tú nuevamente.” “Oh no.” “Qué loco.” “Qué locura esto.” “Estas minas son iguales a nosotras.” “Sí, mira ésta, acá.” Desde afuera, todo no era más que un perfecto chillido. Hermoso, decía Nasón, bello.
Así siguieron buscándose, lentamente, mientras el gas de la estufa comenzaba a hacerles efecto.
Juana, la pequeña Juana, empezó a reconocer en las murallas de la sala de estar el rostro de escritoras que a ella le gustaban, luego su réplica en esas mujeres. Cuando lo notó, comenzó a decírselos,  y el gas seguía haciendo sus efectos.
- Acá está Gabriela. Gabriela Mistral,  tú eres ella.
Sí, eso era, recordó, Yo Juana, Juana de Ibarbouru. Ahora entiendo lo que me dijo Nason al entrar.
-Alejandra Pisarnik. Sí, ella era una gran escritora argentina, tú te pareces a ella. Siento un olor extraño, ¿ustedes, lo sienten?
No, gritaron muchas a coro. Estaban comprometidas con su quehacer. Excitadas.
- ¿Quién soy yo?  Ey, tú. Sí,  tú. Yo,  ¿a quién me parezco?
- Ah, déjame ver, tú eres,... espérate. Sí, sí, eres Simone, Simone de Beauvoir. Sí, eres ella. Una escritora francesa, pareja de Sartre.
- ¿De quién?
-Bueno, de un tipo, pero no sé, me duele un poco la cabeza...
Ellas estaban embobadas en su tarea, ahora dormidas, cercanas a la muerte. Nasón estaba afuera, atento, esperando a que llegara el silencio de las réplicas. Se sentía ansioso, excitado, su sangre corría por las venas,  rápidamente,  lleno de dicha. Cuando el silencio era total, salió con Carlos a caminar,  le pidió que lo acompañara. Carlos le dijo que mejor sería que les avisaran a las chicas. Nasón le dijo que luego, que las dejaran, que debían estar felices.
Estaban ya todas muertas, tiradas una sobre la otra. Con rostros de dolor algunas, otras esbozaban sonrisas. Son mis diez víctimas, se decía Nasón en su cabeza, las diez víctimas de Nasón.
Le pidió a Carlos que no volviera con él a la casa, que ensayaría una orgía. Carlos obedeció y se tranquilizó. Era sólo eso, una orgía, pensó. Qué bueno que era sólo eso.
Nasón se entregó discreto, apresurado. Murió tres meses después en la cárcel de Colina. Dejó unas memorias: Homenaje de Nason a su mujer. Ahí incluyó, aparte de lo que había hecho con sus diez víctimas, los poemas de su mujer. Las editoriales se pelearon por publicar el libro. En las calles de Santiago, se vende pirateado.

Projet Hélène / Audrey – phrases 129-130

Hacía equilibrio sobre la loseta inclinada. Lo vio desde lejos y empezó a ladrarle.

Traduction temporaire :
En équilibre sur la dalle inclinée, il vit son maître de loin et se mit à aboyer pour l’appeler.

Projet Hélène / Audrey – phrases 127-128

El río tenía el color de la arcilla y se lo podía escuchar desde lejos. El perro estaba cerca del puente, subido a una loseta de cemento.

Traduction temporaire :
La rivière était de la couleur de l’argile et on l’entendait de loin. Le chien était près du pont, juché sur une dalle en ciment.

Projet Hélène / Audrey – phrases 125-126

- Don, al perro lo agarró la crecida - le dijo uno.
Sergio bajó la costanera.

Traduction temporaire :
- M’sieur, votre chien s’est fait coincer par la montée des eaux, lui annonça l’un d’entre eux. Sergio dévala le front de mer.

Question de lexique

Que signifie le terme = « Satyriasis » ?

Exercice d'écriture 7 – par Céline Rollero


« Description d'un tableau »

L’ascension fut périlleuse et laborieuse. Tout juste vêtu de ma redingote noire, il me fallut bien du courage pour gravir cette montagne escarpée. Mais une fois le sommet atteint, quel spectacle grandiose et bouleversant ! Précautionneusement, je me juchai sur le pic rocheux qui surplombait l’immense vallée cotonneuse, prenant appui sur ma jambe droite, elle-même secondée par ma fidèle canne, afin de mieux résister à l’attrait du vide. Sous mes pieds, s’étendait un océan infini de nuages immaculés, parsemé de-ci de-là d’îles rocheuses qui émergeaient péniblement des abîmes. Un ciel moutonneux subtilement azuré se fondait imperceptiblement dans la mer de brume, noyant l’horizon sous son fin voile d‘ivoire. Face à moi, des montagnes bleutées se détachaient délicatement de ce paysage de rêves. Saisi par la tranquillité menaçante de ce panorama, terriblement seul, je ne sais combien de temps ai-je pu demeurer ainsi plongé dans mes pensées, à contempler l’infini. Une éternité, sans doute. Toujours est-il que lorsque, au prix d’effroyables efforts, je parvins à m’extirper de mes songes, j’entendis confusément des murmures dans mon dos. Tendant l’oreille, je compris que l’on parlait d’un « voyageur contemplant une mer de nuages », et d’un certain Caspar David Friedrich. Intrigué, je tournai lentement la tête et j’aperçus, dans un halo de lumière crue, une dizaine d’yeux inquisiteurs tournés dans ma direction et tenus à bonne distance par une barrière de corde. Pris d’effroi, je m’empressai de retrouver ma position initiale pour me replonger, corps et âme, dans cette éternelle méditation brumeuse.

Exercice d'écriture – par Sonia Ferreira


« Description d’un tableau »

Voilà que cette fois-ci on nous demande une ekphrasis ! J’essayais donc, en fouillant dans mes souvenirs,  de jeter mon dévolu sur une scène dont les formes et les couleurs disent pourtant déjà beaucoup.
J’arrêtais mon choix, sans trop de difficulté, à vrai dire, sur une toile qui m’avait beaucoup touchée lors de ma deuxième année universitaire. Il faut dire qu’on l’avait étudié de long en large pendant plus d’une semaine.
L’horreur de la guerre.
La mort.
Le désespoir.
La désolation.
Le tout parfaitement ficelé d’une main de maître qui a choisi de rendre cette abominable atrocité dans un ton monochromatique, à la manière de la presse. Comme si, s'y faisant, il l’a rendrait plus vraie.
Cette scène monumentale, devenue depuis, le symbole de  de la culture opposée à la violence, est  exécutée en camaïeu de couleurs gris-noir barré de jaune et blanc.
Au premier abord, on est frappé par les personnages désarticulés, torturés et, malgré l’absence du rouge, on devine parfaitement qu’ils sont morts ou à l’agonie.
En haut, au centre, une lampe à l’intérieur d’un œil illumine cette peinture pour que tous puissent voir la barbarie commise au nom de la guerre et la souffrance engendrée par celle-ci.
Au centre, et aussi la figure centrale de ce tableau, un cheval – ou une jument selon bien des experts – qui agonise. À gauche, une femme, hurlant de douleur, porte son enfant mort. Derrière elle, un taureau,  impassible, qui représente la cruauté de ceux qui sont derrière ce massacre. À droite, il y a trois femmes désarticulées, brisées qui pleurent ou hurlent. À l’arrière-plan, nous voyons des formes géométriques dans les tons gris et noirs qui représentent des immeubles effondrés où le blanc indique qu’ils sont en feu. En bas, une tête d'homme et un bras coupé tient une épée cassée. 
Difficile à apercevoir et invisible à l’œil distrait, on peut tout de même observer une  minuscule trace d'espoir : une main porte une toute petite fleur.

Exercice d'écriture 11 – par Nadia Salif


« Description d'un tableau »

Nous voilà transportés dans un univers exclusivement féminin. Une jeune fille, aux cheveux noirs, incline légèrement le visage, ce qui lui donne l’air d’une madone, le regard perdu dans ses rêveries. Elle est habillée de soieries et de vêtements brodés, son sarouel laisse apparaître ses mollets et les voilages de son corsage dissimulent à peine ses bras. Ses bijoux en or : boucles d’oreilles, bracelets à chaque poignet, bagues à tous les doigts, trois rangées de collier révèlent une position sociale élevée. Assise sur des tapis, appuyée contre des coussins aux tons rouge, cette princesse des Mille et Nuits tient dans sa main le tube d’un narguilé posé, à côté d'une coupelle, sur une petite table marquetée, sans doute incrustée de nacre. Au fond, un mur en faïence nous renseigne sur le climat, chaud cela va de soi, et à gauche, l’objet en forme de lance parfum commence à embaumer notre imaginaire. Tout respire la nonchalance : une servante, avachie derrière sa maîtresse,  tient un éventail à plumes pour le confort de cette dernière. Ce doit être l’après-midi, la lumière du soleil se reflète sur le visage pâle de la demoiselle à la beauté orientale. Eh bien, non ! Détrompez-vous ! Elle n’est pas turque, ni même méditerranéenne. Elle est hongroise et c’est son père, le peintre Alexander Swoboda qui l’a transformée ainsi le temps d’un voyage à Constantinople, vers 1860.

Exercice d'écriture 9 – par Élise Poullain

« Description d’un tableau »

Je me promène, avec nonchalance, dans les rues humides de cette ville si grise. Les pavés défilent et les nuages glissent. Les gouttes martèlent mon parapluie, berçant la douce dérive de mon esprit distrait. Les vitrines se suivent dans une farandole de futilité et laissent mon regard les caresser sans les toucher. Des pensées floues et des idées vaporeuses, j’ai la tête ailleurs, je suis d’une humeur brumeuse. Lorsque tout à coup, mon attention s’accroche à ce visage. À travers la vitre trouble de cette galerie oubliée, elle me fixe et me fige en un instant. Rien pourtant ne semble s’accorder, ce visage, simple et blanc, à demi-masqué, contraste avec l’arrière-plan orange ardent. Il est géométrique, et le menton, pointu. L’œil apparent est noir, profond, triste et résolu en même temps. Une écorce, comme un dôme de pierre recouvre la moitié du visage. La texture fissurée se heurte à sa couleur bleue électrique, intense et mécanique. Les tons sont vifs, attaquent l’œil, et pourtant, la sensation dégagée reste timide et indécise. La bouche n’exprime rien sinon la neutralité, ou la lassitude. Il n’y a pas de titre, ni aucun nom d’artiste. Le mystère reste entier, me laisse imaginer le passé de cette toile, l’énigme de sa création. Elle n’a pas de cou. Cette pauvre tête flotte dans cet immense orange psychédélique, à moitié aveugle. Qu’a-t-on voulu imager ? Peu importe. Seule compte la sensation, l’indescriptible singularité qui a mis fin à mes rêveries automnales sans crier gare. Je passe devant tous les jours, et la couche de poussière recouvrant la toile m’indique qu’elle n’a pas bougé depuis longtemps. Mais aujourd’hui, rien qu’aujourd’hui, cet œil m’a captivée. Parfois, l’important, c’est le cadre. 

À propos des exercices d'écriture « description d'un tableau »…

Vous le verrez, Manon m'a envoyé une reproduction de son tableau pour illustrer son texte ; vous pouvez faire de même (il est vrai que c'est plus agréable pour la lecture)… Pensez simplement à me procurer une image en format jpeg.

Les Pikimachay – phrase 222

Te traíamos a veces hojas frescas, verdes, de geranios, de amapola o de pasto simplemente y te las tirábamos en la cara, para que te entren ganas según nosotros, y no te dejábamos nunca en paz.

Traduction temporaire :
On t'apportait parfois des feuilles fraîches et vertes de géraniums, de coquelicot ou tout simplement du gazon et on te les jetait à la figure pour te donner envie, pensait-on, et on ne te foutait jamais la paix.

Projet Elena – phrases 53-55

Ese humo era diferente. Tendría que ir a ver... Aprender qué era y por qué se producía.

Traduction temporaire :
Or cette fumée-là était différente. Il devrait aller jeter un coup d’œil… Savoir ce que c'était et quelle en était l'origine.

Projet Elena 2 – phrase 52

Wom'mo conocía el humo,  y conocer sus formas lo había ayudado a sobrevivir cuando caían las lanzas de fuego del cielo y el bosque se incendiaba.

Traduction temporaire :
Wom'mo connaissait la fumée, et maîtriser ses formes l'avait aidé à survivre quand les lances de feu tombaient du ciel et quand le bois prenait feu.

Projet Elena 2 – phrase 51

Luego de trabajar con las ideas hasta que el dolor punzante de la herida cesó y los dolores en los bultos de su cuerpo, más suaves pero persistentes, aflojaron, vio una extraña columna de humo allá atrás, en el lado opuesto del lago de fuego, brotando de las espaldas de una gran roca.

Traduction temporaire :
Après avoir élaboré des idées jusqu'à ce que la douleur intense de sa blessure cesse et que celle causée par les cloques sur son corps, moins forte mais persistante, s'atténue, il vit une étrange colonne de fumée qui surgissait au-dessus d'un gros rocher, au loin, derrière, sur la rive opposée du lac de feu. 

Projet Nadia – phrases 39-43

Sigue con la personalidad de anciano, tranquilo. Sigue igual. Cariños. Ricardo. P.D. lo enviaron a buscar en Fiscalía y no lo devolvieron.”…

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Sonita 5 – phrases 52-53

"¿Un joyero comunista?" Él que se viste, que azota la puerta y que se larga.

Traduction temporaire :
« Un bijoutier communiste ? » Et le voilà qui s’habille et se tire en claquant la porte.

Projet Sonita 5 – phrase 51

¡Ay,  mira!,  hasta que me harté de oírlo y,  entonces,  fui yo la que me le quedé mirando y que le contesto: "¿Es que eres comunista?" Yo que me boto de la risa.

Traduction temporaire :
Tu vois un peu le truc ! À la fin, j’en ai eu marre de l’entendre et c’est moi qui, à ce moment-là, plante mon regard sur lui et lui sors : « Tu serais communiste, dis-moi » ? Et j'éclate de rire.

Projet Sonita 5 – phrase 50

Y que me tira todos unos rollotes sobre la liberación femenina, completamente al revés de como me los tiró el Miguel Ángel: me empezó a hablar sobre la mujer convertida en objeto, y que si el artículo de uso, y que si las modelos son lo peor del sistema capitalista porque explotan el cuerpo hasta convertirlo en un artículo de consumo, y que si era eso lo que yo quería.

Traduction temporaire :
Et le voilà qui se lance dans un speach sur la libération de la femme, complètement à l’opposé de ce que Miguel Ángel m’avait sorti ; il a commencé à disserter sur la femme qui était devenue un objet, il a enchaîné avec la question de savoir si la femme était un article de consommation, puis a conclu avec le couplet que les mannequins sont le pire du système capitaliste parce qu’il exploite le corps jusqu’à le transformer en un bien de consommation, si c’était ça que je voulais.

Projet Sonita 5 – phrases 48-49

 "¿Estás loca?", me dice, y que ya no le contesto. ¡Nombre!, para qué te cuento.

Traduction temporaire :
« Tu es folle ? », me dit-il et moi, pour la peine, je ne lui réponds pas. Oh, et puis zut ! Je me demande bien pourquoi je te le raconte, d’ailleurs.

lundi 21 janvier 2013

Exercice d'écriture 9 – par Manon Tressol


« Description d'un tableau »

La danse

Nous allons au Prado. Il pleut des cordes et des touristes : nous allons au Thyssen. Plaza Cánovas del Castillo, trottoir, parvis glissant. Nous avons les pieds trempés. Trois places pour l’exposition temporaire. Beaucoup de couleurs et… de coqs. La Russie, Paris, et… La danza. Marc Chagall, Dance.
Moi qui m’ennuie dans les musées, me voilà inondée par le jaune, amusée par ce danseur rouge au violon bleu et à la tête bovine, par cette danseuse verte au bouquet généreux. Ils sont dispersés,  et pourtant l’harmonie règne. Pas de sourire sur les visages,  plutôt une ivresse, une chaleur. Ceux-là, au fond, semblent plutôt heureux. Est-ce parce qu’elle est nue ou parce qu’ils dansent ? Impossible de le savoir,  je ne connais rien à la symbolique, mais je trouve cela beau. Tiens, encore un coq, avec le peintre, on dirait. Oui, c’est lui, je reconnais le tableau du Christ de la salle précédente. Et enfin, tout en bas, la fête, plus animée, dans l’obscurité. Que viennent faire ce voilier et ce poisson, ce cercle, ces courbes ? Je l’ignore, encore une fois. Je devrais songer à être un peu moins inculte.
Je recule de quelques pas : l’ensemble me donne envie de danser. Ma tête se met à tourner, et m’emporte avec elle. Je danse, je tourne, je ne sais plus. Je n’y vois plus. Je ne sais pas s’il fait jour ou nuit, il fait jaune. J’entends les violons, le rythme s’accélère. Il y a du monde qui danse, qui tourne. Non,  merci, je ne veux pas de tableau du Christ à ma réception. Pourquoi m’offrez-vous ce bouquet,  Madame ? Adressez-le donc au veau ! Comment peut-on avoir les seins si ronds ? Je n’en ai jamais vus de semblables, elle ne peut pourtant pas être siliconée, nous sommes à Paris, en 1950, quelle idée ! Apportez-nous du laurier, des feuilles, quelque chose ! C’est urgent, pour que cela cesse de tourner. Qui a amené ce coq ? Laissez-le près du Christ, c’est pour la création. Vos cheveux,  ils sont bleutés… Oui, je vous assure. Je vous en supplie, cessez de jouer ! Ce violon m’insupporte ! Cessez de danser ! Cessez de tourner ! CESSEZ !
¿Me oyes? Señorita, ¿me oyes? Soy médico. Cálmate, tienes un problema de Chagall, no es nada. No te preocupes. Descanso, y no más amarillo. ¿Vale?

Micro-nouvelles pour Manon et Nancy


Pour notre projet « Lectures d'ailleurs », nous allons donc traduire quelques micro-nouvelles de l'Espagnol Agustín Martínez Valderrama (extraites de son recueil Sentido sin alguno) ; voici la première :

EL HOMBRE ELEFANTE

Me corté una oreja y salí de casa. En el ascensor coincidí con mi vecino y me preguntó qué había ocurrido. Le dije que fue un accidente, esquiando. El tipo del quiosco también se fijó. A él le expliqué lo del atraco a punta de navaja. Luego, en la cafetería, el camarero insistió. Se me cayó, respondí sin más. Al llegar a la oficina confesé que sufría un tumor. Funcionó. Hasta ella dijo que lo sentía y me besó en la mejilla. Tenía una voz bonita, olía bien y era más guapa aún de cerca. Unos días después todo volvió a ser como antes. Ayer me corté la otra.

Traduction temporaire :
(Manon / Nancy, vous ferez phrase après phrase… mais nous resterons sur ce post – ce sera plus simple)

Je me suis coupé une oreille et je suis sorti de chez moi. Dans l'ascenseur, je suis tombé sur mon voisin qui a voulu savoir ce qu'il s'était passé. Je lui ai dit que c'était un accident de ski. Le type du kiosque aussi a remarqué. À lui, je lui ai sorti le coup de l'agression au couteau. Ensuite, à la cafétéria,  le serveur a insisté. Elle est tombée, me suis-je contenté de répondre. En arrivant au bureau,  j'ai déclaré que je souffrais d'une tumeur. Ça a marché. Même elle, elle a dit qu'elle était désolée et m'a embrassé sur la joue. Elle avait une jolie voix, elle sentait bon et elle était encore plus belle de près. Quelques jours plus tard,  tout est redevenu comme avant. Hier,  je me suis coupé l'autre.

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PAISAJE ABSTRACTO CON HOMBRE,  PERRO Y PÁJAROS

El hombre pasea a un perro que no es un perro sino un trozo de aire con forma de perro. El trozo de aire con forma de perro corre raudo y veloz tras unos pájaros que levantan el vuelo. Los pájaros no son de aire sino de pájaro. El hombre sujeta fuerte a la forma de perro en trozo de aire. Pero en una de éstas se le escapa el aire al perro en forma de trozo. El hombre grita. La forma huye. El aire vuela. El trozo desaparece. Y el perro que no es un perro sino un trozo de forma en aire desaparece, vuela, huye. Dejando al hombre que no es un hombre sino una forma de aire sin trozo de perro solo.

Traduction temporaire :

PAYSAGE ABSTRAIT AVEC UN HOMME, UN CHIEN ET DES OISEAUX

L'homme promène son chien qui n'est pas un chien mais une portion d'air en forme de chien. La portion d'air en forme de chien court, impétueuse et véloce, derrière des oiseaux qui prennent leur envol. Les oiseaux ne sont pas faits d'air mais d'oiseau. L'homme tient fortement la forme de chien en portion d'air. Mais soudain, l'air échappe au chien en forme de portion. L'homme crie. La forme s'enfuit. Et le chien, qui n'est pas un chien,  mais une portion de forme faite d'air, disparaît, s'envole, s'enfuit. Laissant l'homme, qui n'est pas un homme,  mais une forme d'air sans portion de chien, seul.

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SIMETRÍA

Un lado de mi cuerpo siempre fue mayor que el otro. Un ojo, una oreja, media nariz, parte de la boca, un brazo y una pierna eran por naturaleza distintos a sus afines. Incluso un cojón, con perdón,  lucía más gordo y peludo que su análogo. En un principio,  esta pequeña anomalía nunca me supuso ningún contratiempo. Podía montar en bicicleta, hacer el amor con Beatriz, bañarme desnudo en el río... Mi asimetría sólo se apreciaba al andar, dado que mi cuerpo tendía a inclinarse y bascular hacia el costado más recio. Por lo demás, todo era perfecto. Hasta el día que irrumpieron en casa unos soldados y constataron que mi flanco izquierdo y derecho no se correspondían. Quizá por ello me sacaron a rastras, me pusieron contra un muro y dispararon. Quizá.

Traduction temporaire :

SYMÉTRIE

Un côté de mon corps a toujours été plus fort que l'autre. Un œil, une oreille, une narine, une partie de la bouche, un bras et une jambe étaient par nature différents de leurs semblables. Même une de mes couilles, pardon, paraissait plus grosse et plus poilue que son binôme. Au début, cette petite anomalie ne m'a jamais causé le moindre contretemps. Je pouvais rouler à vélo, faire l'amour avec Beatriz, me baigner nu dans la rivière… Dans la mesure où mon corps avait tendance à pencher et à basculer vers le côté le plus vigoureux, mon asymétrie se remarquait seulement quand je marchais. Pour le reste,  tout était parfait. Jusqu'au jour où des soldats ont fait irruption chez moi et ont constaté que mes flancs gauche et droit étaient disproportionnés. C'est peut-être à cause de ça qu'ils m'ont traîné dehors, m'ont plaqué contre un mur et ont tiré. Peut-être.

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GLOBALIZACIÓN

Cogí una bolsa de plástico. Una bolsa de plástico cualquiera, de esas que te dan en el economato. Me la puse en la cabeza y le hice dos agujeros a la altura de los ojos, uno en la nariz y otro en la boca. Luego la anudé fuerte a mi cuello,  no fuera a ser que viniera una ráfaga de aire y se la llevara volando. Una vez listo, salí a la calle a dar una vuelta. Y mientras paseaba tranquilamente,  descubrí que todo el mundo llevaba una bolsa de plástico en la cabeza. Una bolsa con dos agujeros a la altura de los ojos, uno en la nariz y otro en la boca. Una bolsa de plástico cualquiera, de esas que te dan el economato.

Traduction temporaire :

MONDIALISATION

J'ai pris un sac plastique. Un sac plastique quelconque, un de ceux qu'on nous donne à la coopérative. Je me le suis mis sur la tête et j'y ai fait deux trous au niveau des yeux, un pour le nez et un autre pour la bouche. Après, je l'ai bien attaché autour de mon cou, au cas où il y aurait une rafale de vent qui le ferait s'envoler. Une fois prêt, je suis sorti dans la rue faire un tour. Et tandis que je me promenais tranquillement, je me suis rendu compte que tout le monde portait un sac plastique sur la tête. Un sac avec deux trous au niveau des yeux, un pour le nez et un autre pour la bouche. Un sac plastique quelconque, un de ceux qu’on nous donne à la coopérative.

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ACÚFENOS

Juan y Luis se sientan cada día en el mismo banco distinto. Mientras toman el sol, Juan – que en realidad no se llama Juan – le pregunta a Luis por su esposa. Luis – que tampoco es Luis – le contesta que la difunta está bien, algo pachucha, eso sí, y con los achaques propios de la edad, pero bien al fin y al cabo. Juan asiente con la cabeza y le dice que más o menos como su mujer, que también murió hace algún tiempo a pesar que la tienen frita los zumbidos en el oído, los huesos y últimamente anda un poco desganada, sin apetito. Luego suelen hablar largo y tendido de los hijos que fallecieron y a los que apenas ya ven porque viven muy lejos de aquí, en la capital. De los nietos que no tienen y a los que quieren con locura. Y de la guerra, maldita guerra, en la que combatieron cuando aún ni siquiera habían nacido. Entretanto, el sol que nunca llegó a salir se pone y cada uno tira por su lado,  por donde no vino. Siempre en idénticas direcciones opuestas. Según el banco, según el sol, según el día.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires :

ACOUPHÈNES

Juan et Luis s’assoient chaque jour sur leur banc respectif. Pendant qu'ils prennent le soleil, Juan – qui, en réalité, ne s’appelle pas Juan – demande à Luis des nouvelles de son épouse. Luis – qui n'est pas non plus Luis – lui répond que la défunte va bien, quoi qu'un peu patraque et gênée par les troubles liés à l'âge, mais que l'un dans l'autre, elle s'en tire pas mal. Juan acquiesce d'un signe de tête et lui répond que c'est à peu près pareil pour sa femme – elle aussi morte il y a quelque temps –,  même si elle est enquiquinée par des bourdonnements dans l'oreille et par ses os, et même si, dernièrement, elle n’a goût à rien et n'a plus guère d'appétit. Ensuite, ils ont l'habitude de parler longuement de leurs enfants qui sont décédés et qu'ils ne voient plus beaucoup car ils vivent très loin de là, à la capitale. De leurs petits-enfants qu'ils n'ont pas et qu'ils aiment à la folie. Et de la guerre, maudite guerre, durant laquelle ils ont combattu quand ils n’étaient encore même pas nés. Pendant ce temps, le soleil qui n'est jamais parvenu à se lever, se couche et chacun part de son côté, par là où il n’est pas venu. Toujours vers les mêmes directions opposées. En fonction du banc, du soleil, du jour.

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FLECHAZO

Coincidieron en el tercero. Ella tendía la ropa. Él se dejaba caer por el patio de luces.

Traduction temporaire :

COUP DE FOUDRE

Ils se sont rencontrés au troisième. Elle, elle étendait son linge. Lui, il était en train de tomber dans la cour intérieure.

Projet Céline 3 – phrase 17

Estaba seguro de haber ini­ci­ado su labor por la mejilla izquierda, record­aba per­fec­ta­mente la primera impre­sión de piña tajada que le pro­dujo la cara a medio afeitar del sujeto, la misma que ahora aparecía en frente suyo, pero en sen­tido con­trario.

Traduction temporaire :
Il était certain d’avoir commencé par la joue gauche ; il se rappelait en effet parfaitement l’impression d’ananas tranché que lui avait donné le visage à moitié rasé de son vis-à-vis, le même qui, à présent, était devant lui, mais inversé.

Projet Céline 3 – phrases 15-16

Sus bra­zos se ablandaron y la navaja rodó por tierra. El hom­brecito se enjugó la frente con un pañuelo que extrajo del bol­sillo de la camisa y limpió una y otra vez sus gafas para ver mejor, pero seguía sin dar crédito a sus ojos.

Traduction temporaire :
Ses bras faiblirent et le rasoir tomba par terre. Le petit homme s’épongea le front avec un mouchoir qu’il sortit de la poche de sa chemise et nettoya encore et encore ses lunettes pour mieux voir, car il n’en croyait toujours pas ses yeux.

Projet Céline 3 – phrase 14

El ros­tro de aquel hom­bre dejaba ver tan sólo la faz derecha limpia, mien­tras la izquierda seguía cubierta por una espesa barba.

Traduction temporaire :
Seul le côté droit du visage de l’homme était dégagé ; le gauche, lui, restait couvert d’une barbe drue.

Projet Joachim 3 – phrase 18

Yo me hubiera imaginado una casona antigua en la zona de Barrio Parque o en Belgrano, o algo así. 

Traduction temporaire :
Je me serais plutôt imaginé une grande bâtisse ancienne dans la zone de Barrio Parque ou à Belgrano, ou quelque chose comme ça.

Projet Elena 2 – phrase 50


Las cosas despertaban ideas, así que ése era un buen lugar.

Traduction temporaire :
Tout cela réveillait les idées ; un bon emplacement, en somme.

Projet Elena 2 – phrase 49

Y cosas diferentes, como el agua de fuego fluyendo lenta como la miel y tomando por momentos todo tipo de formas.

Traduction temporaire :
; et différentes,  telle l'eau de feu coulant lentement, comme le miel, et prenant, de temps à autre, des formes variées.

Projet Elena 2 – phrases 47-48

Wom'mo sabía reconocer un árbol enfermo. En esa vista del lago podía observar muchas más cosas que cuando se movía por el bosque.

Traduction temporaire :
Wom'mo savait reconnaître un arbre malade. Depuis cette perspective, il avait le loisir d'observer bien plus de choses que lorsqu'il se déplaçait dans les bois.