vendredi 30 septembre 2016

Projet Hélène 5 – phrases 323-328

Algunos, gente como la de Sendero, piensa que la única salida es la guerra de los pobres contra los ricos, que son todopoderosos. El Ejército, que defiende a los ricos, piensa que la guerra de Sendero es una buena oportunidad para deshacerse de cuanto elemento perturbador, insatisfecho y tentado por la rebelión pueda haber entre la gente del pueblo. Estas dos voluntades han dado como resultado la masacre actual. Un general del Ejército peruano resumió lo que iba a ocurrir hace ya algún tiempo, diciendo que si Sendero quería la guerra, al Ejército le bastaba con hacerse presente y matar a cien campesinos para que mueran diez terroristas y otros insatisfechos. A eso se reduce todo. Sendero ha puesto la guerra y el pretexto, y el Ejército ha aprovechado para limpiar de rojos y de descontentos a la población.

Traduction temporaire :
Certains, des gens comme ceux de Sentier, pensent que la seule issue se trouve dans la guerre entre les pauvres et les riches, tout-puissants. L’Armée, qui défend les riches, pense que la guerre de Sentier est une bonne occasion de se débarrasser de l’ensemble des éléments perturbateurs, insatisfaits et tentés par la rébellion qui existe au sein du peuple. Ces deux ambitions sont à l’origine du massacre actuel. Un général de l’Armée péruvienne a récemment résumé ce qui allait se produire, en affirmant que si Sentier voulait la guerre, pour éliminer dix terroristes et d’autres mécontents, eux, n’avaient qu’à se manifester et tuer cents paysans. Voilà, en résumé. Sentier a déclenché la guerre et fourni le prétexte ; l’Armée, elle, en a profité pour nettoyer la population de rouges et de protestataires.

Projet Lauriane / Nasserra – phrases 6-9

La pintamos de amarillo, igual que el buzón de correos de lata que pusimos en la entrada, y reemplazamos todos los cristales de las ventanas: algunos estaban rotos; otros, simplemente rayados. Los sistemas eléctrico e hidráulico estaban impecables y también los pisos de madera; el trabajo de restauración fue en realidad muy poco. Yo misma pulí y barnicé los muebles de segunda mano que compramos, hice las cortinas y los visillos y bordé los almohadones. Allí vivimos unos siete meses hasta la muerte de Philip.

Traduction temporaire :
Nous la peignîmes en jaune, comme la boîte à lettre en fer que nous avions placée à l'entrée, et nous remplaçâmes l'ensemble des vitres des fenêtres : certaines étaient brisées, d'autres justes rayées. Les circuits électriques et hydrauliques étaient, eux, impeccables, de même que les planchers. Le travail de rénovation fut en réalité peu important. Je polis et vernis moi-même les meubles d'occasion que nous avions achetés, fit les rideaux et les voilages, et brodai les coussins. Nous vécûmes là environ sept mois, jusqu'à la mort de Philip.

Projet Chloé 12 – phrases 92-94

Esperamos varios minutos hasta que decidimos seguir. Caminamos con sigilo hasta la Calle Real. Ése era el corazón de Huancayo, el lugar más vigilado de la ciudad. Nos agazapamos tras la esquina antes de cruzarla. Miramos, ambos extremos de la avenida. La bajada de El Tambo estaba vacía y la ruta a la Plaza Constitución, también. Oteamos los extremos de la Calle Real, la avenida parecía más iluminada que nunca, todo, hasta la noche, tenía el halo ámbar de los focos de mercurio iluminando una ciudad fantasma.

Traduction temporaire :
Nous attendîmes plusieurs minutes, avant de décider de continuer. Nous marchâmes prudemment jusqu'à la Calle Real. Le cœur de Huancayo, l'endroit le plus surveillé de la ville. Nous nous cachâmes au coin, avant de traverser. Nous regardâmes les deux extrémités de l'avenue. La descente d'El Tambo était déserte et la route menant à la Plaza Constitución aussi. Nous observâmes les issues de la Calle Real, l'avenue semblait plus illuminée que jamais ; tout, même la nuit, était enveloppé du halo ambré des ampoules au mercure éclairant une cité fantôme.

Projet Sabrina / Hadjer – phrases 204-210

— Nos citamos por el blog, respondió David. Fuimos a tomar café en el bar del cine Ocho y Medio, en La Floresta. Juro que cuando su hijo sonreía, no podía pensar en otra cosa que en su sonrisa cortada y repleta de sangre. Luego, por insistencia mía, fuimos a mi despacho, quería indicarle la novela de Bill Denbrough que pensaba reescribir. Su hijo se tendió en el diván, acariciaba el lomo del libro con ternura y reía como un niño, nunca había visto un ejemplar de la primera edición de IT. Al verlo así recordé la parte de la novela de Denbrough que trata sobre “la sonrisa del payaso”. Y las voces regresaron: “córtame, córtame, córtame”, decían.

Traduction temporaire :
— On s’est donné rendez-vous sur le blog, poursuivit David. Nous sommes allés prendre un café au bar du ciné Ocho y medio, à La Floresta. Je vous promets que lorsque votre fils souriait, je ne pouvais penser à autre chose qu’à son sourire tailladé et dégoulinant de sang. Puis j’ai insisté pour que nous nous rendions à mon bureau. Je voulais lui montrer le roman de Bill Denbrough qu’il avait en tête de réécrire. Votre fils s’est étendu sur le divan. Il caressait le dos du livre avec tendresse et riait comme un enfant. Il n’avait jamais vu d’exemplaire de la première édition de Ça. En le voyant ainsi, je me suis souvenu de la partie du roman de Denbrough sur « le sourire du clown ». Et les voix sont alors revenues. « Taillade-moi, taillade-moi, taillade-moi », répétaient-elles.

jeudi 29 septembre 2016

Projet Gweltaz / Sabah – texte entier

Abraham Truxillo

CELACANTO

Acostumbrados sólo a las fotografías que calcan los milenios en las losas y lajas del mar, los paleontólogos no estuvieron listos para la aparición del celacanto.
Después de que se creyera un animal en plenitud de extinción, ajeno al hombre y a sus eras, Leonard Brierley Smith —ictiólogo, químico y profesor universitario—  rescató al celacanto de los dominios de los cazadores de huesos y nostálgicos de la biología.
El celacanto no solamente estaba vivo, sino que también coleaba y nos permitía asomarnos a su ser moderno y su naturaleza de anticuario. Ahora podría brillar como la estrella más vieja de la fauna. Para bochorno de la comunidad científica, el celacanto resultó ser un animal bien conocido en el sur de África, poseedor de un nombre que la historia no registra.
Extraordinario evento el de un animal que regresa para contradecir esa muerte superior que es la muerte de una especie: ¡extraordinario! pero no carente de infortunio. Con el descubrimiento del celacanto, Sir. Wallace Rogers, el afamado científico de Oxford que había realizado los primeros descubrimientos fósiles del pez, lamentó largo tiempo y en fallido secreto la revelación de su mascota intelectual.

Traduction temporaire :
Abraham Truxillo

Cœlacanthe

N'étant habitués qu'aux photographies restituant les millénaires des sols et des fonds marins, les paléontologues n'étaient pas préparés à l'apparition du cœlacanthe.
Après qu'on l’avait tenu pour un animal dont l'espèce était totalement éteinte, étranger à l'homme ainsi qu'aux différentes ères qu'il a traversées, Leonard Brierley Smith – ichtyologiste, chimiste et professeur d'université – sauva le cœlacanthe des territoires des chasseurs d'os et autres biologistes nostalgiques.
Non seulement le cœlacanthe était vivant, mais il frétillait, et nous permettait de nous pencher sur son être moderne et sa nature de fossile. Désormais, il pourrait briller telle la plus ancienne étoile de la faune. Comble de la honte pour la communauté scientifique, le cœlacanthe s’avéra être un animal bien connu dans le sud de l’Afrique, détenteur d’un nom que l’histoire ne retient pas.
Qu'un animal revienne pour contester cette mort supérieure, représentée par la mort d’une espèce est un événement extraordinaire : extraordinaire, certes ! Mais non sans son lot de malheurs. Avec la découverte du cœlacanthe, Sir Wallace Rogers, le renommé scientifique d’Oxford à qui l'on devait les premières découvertes fossiles du poisson, regretta longtemps que son secret ait été éventé, qu'ait été révélée l'existence du poisson qui lui tenait intellectuellement compagnie.

Projet Danny / Naïda – texte entier

Abraham Truxillo

LAMENTO DE LA SARDINA

Formo parte de un grupo nutrimental de frenéticos individuos, condenados a la huida perpetua. En cardumen somos el héroe que sostiene el hambre del océano. Nuestra vida es una convulsa coreografía frente el acoso de los depredadores locales y visitantes, el espacio donde hasta los enemigos tradicionales chocan aletas. El león marino y el gran blanco se regodean, la orca ríe, el pez martillo cede el paso, el hombre pone salidas secretas a sus redes para el delfín.
Mis hermanos no maldicen su existencia y se alimentan como yo del dios plancton que sobreabunda. Pero tire usted una pedrada a la pescadería y sin duda cenará a uno de mis parientes.
Es cierto que gozamos del bien supremo de ser parte de la onda, segunda naturaleza del agua, vuelo que se antoja propulsión inexplicable. Somos la piel más sensible del mar. Corriente en la corriente. Sin embargo, yo no quiero el destino que se me ha asignado. ¡Desde mi pequeñez, maldigo a los faraones de la pirámide alimenticia!
Mis hermanos afirman para consolarme que la foca y la ballena nos veneran antes del banquete, que somos dioses de los otros. Pero esto yo no lo creo.

Traduction temporaire :

Abraham Truxillo

Lamentation de la sardine

J’appartiens à un groupe alimentaire d'individus frénétiques, condamnés à fuir perpétuellement. En banc, nous sommes le héros qui soulage la faim de l’océan. Notre vie est une chorégraphie convulsive face au harcèlement des prédateurs locaux et de passage ; l’espace où même les ennemis traditionnels entrechoquent leurs nageoires. Le lion de mer et le grand blanc jubilent, l’orque rit, le requin marteau cède le passage et l’homme ménage des issues secrètes dans ses filets pour le dauphin.

lundi 26 septembre 2016

Projet Rachel – titre + phrases 1-7

Eduardo Cerdán (Mexique)

La foto del hojalatero

A los 43 normalistas de Ayotzinapa

Gracias por darme chamba, le juro que no se va a arrepentir. Mire: mientras reviso su troca, échele usted un ojo a esta foto. Ya está algo maltratada, pero eso no le quita lo bonita. No me acuerdo bien quién nos la tomó, lo que sí recuerdo es ese momento, como si lo estuviera viviendo. ¿Ya la vio? Estaba bien bonito mi chavo, ahí todavía tenía su mollerita perfumada. Si usted ha tenido bebés, me va a entender: yo le decía a mi esposa que me podría pasar toda la vida oliéndole la cabecita a mi hijo (y lo sigo diciendo).

Traduction temporaire :

Eduardo Cerdán (Mexique)

La photo du carrossier

Aux 43 étudiants de l'École Normale d'Ayotzinapa

Merci de m'avoir donné du boulot. Je vous assure que vous n'allez pas le regretter. Tenez, pendant que je fais la révision de votre camionnette, jetez donc un coup d’œil à cette photo. Elle est un peu abîmée maintenant, mais elle est toujours jolie. Je ne me souviens plus trop de qui l'a prise. Ce dont je me rappelle très bien, en revanche, c'est le moment exact, comme si j'y étais. Vous avez vu ça ? Qu'est-ce qu'il était beau mon petit gars, et, là-dessus, sa tête était encore toute parfumée. Si vous avez eu des enfants, vous me comprenez. Moi, je disais à ma femme que je pourrais passer ma vie entière à sentir la tête de mon fils (et je le lui dis encore).

Projet Hélène / Audrey – phrases 90-91

A mí no dejaba de sorprenderme la dignidad con que la niña polaca enfrentaba los agravios (yo la llamaba así cuando pensaba en ella, pues Polonia representaba un limbo lejano y hermético, como la dueña de aquel apellido impronunciable); caminaba erguida en medio de las burlas y la lluvia de pedacitos de tiza, con la mirada fija en un punto distante, tan distante que ninguna de las demás podía alcanzarlo. Tampoco la vimos llorar; a lo mucho sus ojos se tornaban vidriosos, aunque sin soltar ninguna lágrima, y nunca acusaba a nadie, ni siquiera cuando de modo directo comenzaron a llamarla, simplemente, Basura.

Traduction temporaire :
J'étais surprise par la dignité avec laquelle la petite Polonaise (je l’appelais de cette manière quand je pensais à elle, la Pologne représentant un royaume lointain et hermétique, à l’image de la titulaire de ce nom imprononçable) essuyait les insultes ; elle marchait bien droite au milieu des quolibets et de la pluie de morceaux de craie, le regard fixé sur un point si distant qu’aucune de nous ne pouvait l’atteindre. Nous ne la vîmes pas pleurer non plus ; tout au plus, ses yeux devenaient vitreux, mais ne laissaient couler aucune larme, et elle n’accusait jamais personne, pas même lorsqu’on se mit à l’appeler Poubelle, tout bonnement et simplement.

Projet Nathalie / Florence – phrases 37-49

Cuando la CIA descubrió su identidad, ya era tarde. Su verdadero nombre era Giorgio Codesani, tenía veinticuatro años y estudiaba Literatura y Artes en la Universidad de Bologna, Italia. Según declaraciones de Dante en el foro de dudas y consultas generales, Codesani no era ni siquiera su verdadero amo.
“Entraba y salía. Yo vivía con Flavio. Flavio se fue y él entraba y salía cada dos o tres días y traía FastMeat, de ProLabs. No me dejaba salir. Yo mordía la correa. Entonces llegó con el veterinario y el intercom. Dijo que era Flavio y que yo era su perro. Yo dije que no, pero nadie me entendió. Me implantaron. Ahora estoy acá, encerrado en el patio de una casa, sin comida. Busco a Flavio”.

Traduction temporaire :
Quand la CIA découvrit son identité, il était trop tard. Son vrai nom était Giorgio Codesani, il avait vingt-quatre ans et étudiait les Lettres et les Arts à l’Université de Bologne, en Italie. Selon les déclarations de Dante, sur le forum des doutes et questions générales, Codesani n’était même pas son véritable maître. « Il ne faisait que passer. Moi, je vivais avec Flavio. Flavio est parti et, lui ne venait que tous les deux ou trois jours et m'apportait FastMeat, de ProLabs. Il ne me laissait pas sortir. Je mordais ma laisse. Un jour, il est arrivé avec le vétérinaire et l’intercom. Il a dit qu’il s’appelait Flavio et que j’étais son chien. J'ai répondu que ce n’était pas le cas, mais personne n'a compris. On m'a posé l'implant. Et maintenant, je suis là, enfermé dans la cour d’une maison, sans nourriture. Je cherche Flavio ».

Projet Justine / Elena – texte 45

Retrato de mujer con lastre

Inmovilizada bajo su peso, ni siquiera atina a voltear la cara por temor a que su movimiento lo provoque — caminaba con apremio hacia la parada del colectivo cuando eso se montó sobre su espalda—.
No hay a quien pedir ayuda, cae el sol y la calle está desierta.
Luego de un tiempo de espera, que ella sufre como si hubiese sido extraordinariamente largo, a lo lejos se distingue el colectivo que debía abordar. Los faros encendidos iluminan un caserío pobre.
El chofer observa a la mujer que está a pocos metros de la parada y aminora la marcha. Madura, de hombros caídos, tiene algo sobre la espalda. Una mochila, no. Algo vivo que se aferra a sus hombros y rodea su cintura como un niño. Sin embargo, juraría que eso de ningún modo es un niño. Por raro que parezca, quizá sea un perro. Un perro negro. Tampoco. Extrañado al ver que ella, cada vez más encogida bajo su indescifrable acompañante, no hace el menor intento por detenerlo; cambia la marcha, acelera y sigue su camino.
—Mejor así —razona.
Razona con prudencia: mejor no detenerse, mejor alejarse cuanto antes, este barrio de extramuros es un sitio peligroso.

Traduction temporaire :

Portrait d'une femme avec du lest

Immobilisée sous son poids, elle n'arrive même pas à tourner la tête, craignant de le provoquer au moindre mouvement — elle marchait d'un pas pressé vers l'arrêt de bus quand cela a grimpé sur son dos.
Il n'y a personne à qui demander de l'aide, le soleil se couche et la rue est déserte.
Après un temps d'attente qu'elle endure comme s'il avait été extraordinairement long, elle aperçoit, au loin, le bus dans lequel elle devait monter. Les phares allumés éclairent un hameau pauvre. Le chauffeur observe la femme, à quelques mètres de l'arrêt, et ralentit. D'âge mûr, les épaules tombantes, elle a quelque chose sur le dos. Un sac à dos. Non. Quelque chose de vivant qui s’agrippe à ses épaules et entoure sa taille, comme un enfant. Aussi étrange qu'il y paraisse, peut-être est-ce un chien. Un chien noir. Non plus. Étonné de voir qu'elle est de plus en plus voûtée sous son indéchiffrable accompagnateur, mais n'essaie pas d'empêcher cela, il change de vitesse, accélère et reprend sa route.
— C'est mieux comme ça, pense-t-il. Il raisonne avec prudence : mieux vaut ne pas s'arrêter, s'éloigner le plus vite possible ; ce quartier extra-muros est un endroit dangereux.

Projet Marie / Sophie – phrase 5

Con un calmoso movimiento del brazo, el cosmógrafo de hábito encordado retiró la tela: aquel globo terráqueo no tenía trazas de soberana perfección, no era monumental ni se hallaba montado sobre zócalos de bronce o pedestales esculpidos en mármol, no representaba la geografía de Ptolomeo, no lo adornaban la rosa de los vientos, la flor de lis del norte, las banderas, los animales fabulosos, los rumbos de colores, las minúsculas notas descriptivas, no habían sido artísticamente dibujados sus husos, ni siquiera graduados para indicar las distancias, y los paralelos y meridianos tampoco se indicaban mediante flejes de oro.

Traduction temporaire :
D'un mouvement de bras tranquille, le cosmographe, à l'habit ceint d'une corde, retira la toile : ce globe terrestre ne présentait pas de trace de souveraine perfection, n'était ni monumental ni monté sur un socle de bronze ou un piédestal sculpté dans le marbre. Il ne représentait pas la géographie de Ptolémée, n'était pas orné de la rose des vents, de la fleur de lys du nord, de drapeaux, d'animaux fabuleux, de couleurs pompeuses, de minuscules notes descriptives, ses fuseaux n'avaient pas été artistiquement dessinés, ni même gradués pour indiquer les distances, et les parallèles et les méridiens n'étaient pas non plus indiqués par des tiges en or.

samedi 24 septembre 2016

Projet Sonita / Alexia – phrases 158-164

De antemano hay que decir que todo salió mal. O que salió como salen las cosas que no tienen profundidad ni sentido.
No nos dio tiempo a limpiar el hangar pero metimos en él una mesa larga, un montón de sillas y de carteles, una expendedora de dulces y bebidas, potecitos de pastillas diversas, grabadoras, cámaras, micrófonos, maniquíes, juegos de luces, etc.
Stephen King fue el primer día, saludó a todos, habló de todo, autografió hasta libros que no eran suyos (uno de Harold Bloom, recuerdo) y no volvió a aparecer por el hangar hasta el último día.
Pero aquello siguió andando. Y yo no pude ser el anfitrión real de King durante aquella semana (por las noches iba a buscarlo al Free Havana y siempre estaba durmiendo o no estaba) porque todos los participantes, incluso los extranjeros, veían en mí a un supuesto coordinador en jefe.
Hubo lecturas.

Traduction temporaire :
D'emblée, il faut dire que tout est allé de travers. Ou que ça s’est passé de la manière dont se passent les choses qui n’ont pas de profondeur ni de sens.
On n’avait pas eu le temps de nettoyer le hangar, on y avait juste installé une longue table, un tas de chaises et de posters, un distributeur de friandises et boissons, des petits tubes de comprimés variés, des enregistreurs, des appareils photo, des mannequins, des jeux de lumière, etc.
Stephen King n'a montré son nez que le premier jour, a salué chacune des personnes présentes, a parlé de tout et de rien, a même signé des autographes de livres qui n’étaient pas à lui (l’un était de Harold Bloom, je m’en souviens) et n'est réapparu au hangar que le dernier jour.
Mais l’événement a suivi son cours. Je n’ai pas pu être véritablement un amphitryon pour King durant cette semaine-là (les soirs, j’allais le chercher au Free Havana et, soit il était toujours en train de dormir, soit il n’y était pas) parce que tous les participants, même les étrangers voyaient en moi un supposé coordinateur en chef.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 51-61

―¿Sabes? Eres uno de los pocos humanos que conozco al que le da igual que sus androides anden sueltos por casa de noche ―mi programación empática me induce a buscar el bienestar de Danny. Quiero darle conversación. Aunque también lo hago porque, de algún modo, me agradaba―. La mayoría de ellos sienten un temor primitivo hacia nosotros. Se mueren de miedo solo con pensar que puedan entrar en su cocina de noche y encontrarnos aquí sentados, a oscuras y en silencio.
―Sí, es cierto. Los humanos a veces somos un poco absurdos. Conozco gente que incluso os desconecta por la noche. Totalmente. Les da igual la seguridad de la vivienda. Prefieren arriesgarse a que entre un malnacido en la casa, a tener un androide merodeando por su salón. Es incomprensible.

Traduction temporaire :
― Tu sais quoi ? Tu es l'un des rares humains de ma connaissance qui se moque que ses androïdes évoluent librement dans leur maison. Mon programme empathique m'induit à rechercher le bien-être de Danny. Je veux lui parler et je le fais aussi parce que, d'une certaine façon, cela me plaisait. La plupart ressent une terreur primitive envers nous. Ils meurent de peur à la seule idée qu'on puisse entrer dans leur cuisine la nuit et nous trouver là, assis, silencieux dans le noir.
― Oui, c'est vrai. Nous autres, les humains, nous sommes parfois un peu absurdes. Je connais mêmes des gens qui vous déconnectent la nuit.  Totalement. Ils se moquent de la sécurité de leur maison. Ils préfèrent prendre le risque qu'un misérable s'introduise à l'intérieur plutôt que  d'avoir un androïde en train de rôder dans leur salon. Incompréhensible.

Projet Pauline M.G. 2 – phrases 74-83

La paloma vibraba imperceptiblemente, pero nadie se dio cuenta.
La ceremonia no duró ni media hora, la enterraron viva porque estaban en realidad más concentrados el uno en el otro que en el animal. Cuando estuvo la paloma totalmente cubierta, la muchachita se arrodilló y rezó con las manos juntas. El Espantajo se sintió inquieto e incómodo.
Terminado todo, el Espantajo caminó unos pasos hacia la zona del Ford Falcón, se recostó en el carro y sacó una chicharra del bolsillo. Con el último fósforo la prendió mientras miraba a la niña que jugaba con Galaor. La falda se movía con el viento, el pelo le caía suavemente sobre la cara. Tiraba una ramita y Galaor, experto en todo tipo de situaciones caninas, la recogía para entregársela moviendo la cola. Ella reía. Parecía haber olvidado por completo a la paloma.

Traduction temporaire :
La colombe vibrait imperceptiblement, mais personne ne s'en rendit compte.
La cérémonie dura moins d'une demi-heure. Ils l'enterrèrent vivante, parce qu'ils étaient en réalité plus concentrée l'un sur l'autre que sur l'animal. Quand la colombe fut complètement recouverte, la fillette s'agenouilla et pria, mains jointes. L'Épouvantail se sentit inquiet et mal à l'aise. Quand tout fut terminé, il fit quelques pas jusqu'à la Ford Falcon, s'appuya contre la voiture et sortit une clope de sa poche. Il l'alluma avec sa dernière allumette, les yeux fixés sur la petite qui jouait avec Galaor. Sa robe voletait dans le vent, ses cheveux lui retombaient délicatement sur le visage. Elle lançait une brindille et Galaor, expert en tous types d'activités canines, allait la chercher et la lui rapportait en remuant la queue. Elle riait. Elle semblait avoir complètement oublié la colombe.

Projet Nathalie / Florence – phrases 33-36

El intercambio entre las especies prosperó antes de lo previsto. Los gatos se volvieron más sociables y temerosos del amo, mientras que los perros se entregaron con entusiasmo a la astucia, la higiene y la contemplación. También mejoró la relación entre las mascotas y sus amos, quienes mantenían conversaciones con ellas en foros previstos para tal fin de una manera en que nunca lo habían podido hacer antes: esperando una respuesta, que siempre llegaba.

2.

Las cosas cambiaron el día en que el usuario Fox, quien de acuerdo con su perfil era dueño de un labrador llamado Dante, introdujo en los foros una versión completa de la novela de George Orwell Rebelión en la granja.

Traduction temporaire :

L'échange entre les espèces se développa plus vite que prévu. Les chats devinrent plus sociables et plus craintifs vis-à-vis de leur maître, tandis que les chiens, eux, s'adonnèrent avec enthousiasme à la finesse d'esprit, l'hygiène et la contemplation. Il améliora également les rapports entre les animaux domestiques et leurs maîtres, qui entretenaient des conversations avec eux sur des forums prévus à cet effet, comme jamais ils n'avaient pu le faire auparavant : en espérant une réponse, qui venait toujours.

2.

Les choses changèrent le jour où l'usager Fox, qui d'après son profil était propriétaire d'un labrador appelé Dante, introduisit sur les forums une version intégrale du roman de George Orwell : La ferme des animaux.

jeudi 22 septembre 2016

Projet Justine / Yasmina – phrases 100-106

Sin querer se había generado un ingreso extra para la familia y el hermano menor atendía a los curiosos, contándoles historias y leyendas sobre la religión oriental.
Todo era felicidad y el futuro pintaba bien, pero un día el maestro regreso a su casa a buscar a su familia y no encontró ni a su mujer, ni a su hermano. Simplemente nunca más supo de ellos.
-¡No puedo creerlo! y que paso después.
-El maestro perdió el trabajo porque se dedicó a beber y a morir para sí mismo. -¿Y el templo?
-Está en perfecto estado, las personas siguieron viniendo en busca de respuestas, a rezar o simplemente a conocer la historia de la casa de un “maestro chino” que vive encerrado en el templo.

Traduction temporaire :
Cela avait involontairement généré un revenu supplémentaire pour la famille et le petit frère s'occupait des curieux en leur racontant des histoires et des légendes sur la culture orientale. Tout n'était que bonheur et l'avenir s’annonçait bien. Jusqu'au jour où le maître rentra chez lui pour retrouver sa famille, et ne vit ni sa femme, ni son frère. Il n'eut plus jamais de nouvelles d'eux.
— Je ne peux pas le croire ! Et que s'est-il passé ensuite ?
— Le maître a perdu son travail parce qu'il s'est adonné à la boisson et s'est laissé mourir intérieurement.
— Et le temple ?
— Il est en parfait état. Les gens ont continué d'y affluer pour avoir des réponses, prier ou simplement connaître l'histoire de la maison d'un « maître chinois » qui vit cloîtré dans son temple.

mercredi 21 septembre 2016

Projet Hélène 5 – phrases 312-322

Nos gobierna una dictadura civil-militar con un tecnócrata nipoperuano a la cabeza, un tal Fujimori, un gran ladrón. ¿Un japonés?, dijo alguien, ¿Perú no era el país de los incas? Alguno le respondió con una frase procaz sobre los asiáticos y los indios. ¡Son la misma cosa!, dijo. De los incas y del oro, dijo Clyde. Era el país de los incas y del oro, les precisó. Ahora es un país sudamericano como otros, hundido en la guerra.
Eso es, dijo Clyde, explícame un poco, quiero entender lo de la guerra, ¿cómo, si no hay ejércitos que se enfrentan, hay guerra y hay tanta muerte? La cosa es compleja, respondió. Perú es un país muy rico, poblado por gente muy pobre.

Traduction temporaire :
On est gouvernés par une dictature civile militaire, avec à sa tête un Nippo-Péruvien, Fujimori, un beau voleur. Un Japonais ? demanda quelqu’un. Le Pérou n’était pas le pays des Incas ? L’un d’eux lui répondit en tenant des propos injurieux sur les Asiatiques et les Indiens. C’est du pareil au même ! affirma-t-il. Des Incas et de l’or, reprit Clyde. C'était le pays des Incas et de l’or, leur précisa-t-il. Maintenant, il est plongé dans la guerre, comme tous les autres pays sud-américains.
Exactement, acquiesça Clyde. Explique-moi un peu, je veux comprendre cette histoire de guerre, comment est-ce possible, s’il n’y a pas d’armées qui s’affrontent, qu’on parle de guerre et d’autant de morts ? Le sujet est compliqué, répondit-il. Le Pérou est un pays très riche, peuplé de gens très pauvres.

Projet Chloé T. 3 – phrases 332-339

–Porque ese día fue como un instante eterno que no puedo olvidar: caminé poco y llegué lejos, amé lo mínimo pero con pasión, fui fiel y también traidor. Todo en un día, todo en un solo día… todo en un solo maldito día, como en la canción de Bowie; como si todo hubiera estado escrito, como ella lo presentía; como si estuviéramos condenados a vivir ese tiempo que nos había tocado, que nos había separado, como si esa fuera nuestra canción o estuviera hecha para nosotros. Yo fui el rey y ella la reina…
–Y también héroe.
–¿Ah?
–¡Héroe!
–Ah, sí, eso también.

Traduction temporaire :
— Parce que ce jour a été comme un instant éternel que je peux pas oublier. J’ai peu marché et je suis arrivé loin, j’ai aimé le minimum, mais avec passion, j’ai été à la fois fidèle et traître. Tout ça en un jour, tout en un seul jour… tout en un seul putain de jour, comme dans la chanson de Bowie. Comme si tout avait été écrit, comme elle le pressentait. Comme si on était condamnés à vivre ce moment qui nous incombait, qui nous avait séparés, comme si cette chanson était la nôtre ou était faite pour nous. Moi, j’ai été le roi, et elle, la reine.
— Et héros, aussi.
— Hein ?
— Héros !
— Ah, oui, ça aussi.

Projet Justine / Yasmina – phrases 95-99

Ella acepto sin reproches ya que la familia es sagrada en nuestra cultura oriental y hay que brindarles apoyo siempre.
Pasó el tiempo y el hermano del maestro, le pidió a la pareja que le dieran permiso para construir un pequeño templo, para recordar su cultura oriental y agradecer a Buda las bendiciones recibidas en este país. Ambos aceptaron y el pequeño templo se terminó como una pequeña réplica del altar de Buda en China. Era hermoso.
Los vecinos y clientes que visitaban a la familia, eran comerciantes muy supersticiosos, así que rápidamente corrieron la voz del pequeño templo y dejaban ofrendas, para que los dioses chinos los ayuden con sus ventas.

Traduction temporaire :
Étant donné que la famille est sacrée dans notre culture orientale et qu'il faut toujours lui apporter son soutien, elle y consentit sans reproches. Le temps passa, et le frère du maître demanda au couple l'autorisation de construire un petit temple pour se rappeler sa culture orientale et remercier Bouddha des bénédictions reçues dans ce pays. Les époux accédèrent à sa requête et le petit temple fut finalement une réplique miniature de l'autel dédié à Bouddha en Chine. Il était beau.
Les voisins et clients qui rendaient visite à la famille étaient des commerçants très superstitieux et répandirent rapidement la nouvelle de l'existence du petit temple et y déposaient des offrandes afin que les dieux chinois les aident dans leurs ventes.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 44-50

―Un té no te ayudará a dormir, pero te lo puedo preparar con leche si quieres.
Me hace un gesto con la mano indicando que no importa, que se lo prepare igualmente. Inclino la cabeza en señal de afirmación y me dirijo a la encimera con las hojas de té en la mano. Preparo la infusión manualmente, sé que a Danny le gusta más así que hecha en el dispensador de bebidas. Vuelvo junto a él mientras la dejo reposar. Tiene la cabeza apoyada sobre una mano, en un gesto típico de desidia y aburrimiento. Aparto una de las sillas de la mesa y me siento a su lado.

Traduction temporaire :
― Un thé ne t'aidera pas à dormir, mais je peux te le préparer avec du lait, si tu veux.
D'un geste, il m'indique que ça lui est égal, que je peux le lui préparer comme je veux. J'acquiesce d'un hochement de tête, me rends au plan de travail, les feuilles de thé à la main. Je prépare l'infusion moi-même. Je sais que Danny préfère ça aux préparations instantanées du distributeur de boissons.
Je retourne près de lui tandis que je la laisse reposer. Sa tête est appuyée contre l'une de ses mains, posture typique de relâchement et d'ennui. J'écarte de la table une des chaises et je m'assieds à côté de lui.

Projet Wendy / Magali – titre + phrases 1-10

Juan de Dios Garduño (Espagne)

La gala del fin del mundo

No es cuestión de presentarnos, principalmente porque no hay tiempo. Así que puedes llamarme "Narrador", si necesitas ponerme un nombre. Quiero que a partir de este mismo momento te olvides de mí y prestes atención a esta historia. Son tres instantáneas. El mundo se acaba, lo sé, lo sabes. En cuanto esos meteoritos comiencen a impactar contra la Tierra, tú, yo, y todos, volaremos por los aires. Seremos historia. Ni polvo quedará de nosotros. No hay tiempo, te repito. No quiero preguntas, solo disfruta de...

Traduction temporaire :

Juan de Dios Garduño (Espagne)

Le gala de la fin du monde

Il ne s'agit pas de nous présenter, essentiellement car nous n'avons pas le temps. Tu peux donc m'appeler "Narrateur", si tu as besoin de me donner un nom. Je veux qu'à partir de cet instant précis, tu m'oublies et que tu écoutes bien cette histoire. Ce sont trois récits. Le monde s'achève, je le sais, tu le sais. Dès que les météorites commenceront à heurter la Terre, toi, moi et tout le monde, nous volerons dans les airs. Nous appartiendrons à l'Histoire. Il ne restera même pas une once de poussière de nous. Il n'y a pas le temps, je te le répète. Je ne veux pas qu'on me pose de questions, profite seulement de...

Projet Hadjer / Sabrina – phrases 195-203

— No creerá lo que le voy a decir, señor Ramírez, pero su hijo me recordó a Laura y le tomé cariño. Y es que tengo un grave problema. En cuanto les tomó cariño a las personas, enseguida regresan las voces y empiezo a imaginar sonrisas repletas de sangre. Como me pasó con Laura y con Chispita.
— Sería precisamente en este diván donde mantuvimos la última conversación, suspiró David, posando sus ojos en Ramírez.
Ramírez no podía creer lo que escuchaba. Durante tres meses había compartido con el asesino de su hijo y sin saber había visto su sonrisa colgando en la pared.
—¿Quiere decir que mi hijo estuvo aquí? preguntó Ramírez intranquilo, al borde de perder el control. Sus manos parecían granadas a punto de estallar. 

Traduction temporaire :
— Vous n’allez sans doute pas croire ce que je vais vous dire, monsieur Ramírez, mais votre fils m’a rappelé Laura et je m’y suis attaché. J’ai en fait un grave problème. Dès que je m’attache à une personne, les voix reviennent immédiatement et je me mets à imaginer des sourires gorgés de sang. Comme avec Laura et Petite Étincelle.
— C'est sans doute précisément sur ce divan que nous avons discuté pour la dernière fois, soupira David, arrêtant son regard sur Ramírez.
Celui-ci n’en croyait pas ses oreilles. Pendant trois mois, il avait partagé la même pièce que l’assassin de son fils et sans le savoir, il avait vu son sourire accroché au mur.
— Vous voulez donc dire que mon fils est venu ici ? s’enquit Ramírez, anxieux, sur le point de perdre le contrôle. Ses mains étaient comme des grenades prêtes à exploser.

lundi 19 septembre 2016

Projet Elena 13 – phrases 107-111

Lo esfumaron, decía mamá, que no me ocultaba nada, y una noche nosa casa se incendió y yo logré escapar y mis sis tu y mamá no pudo ser rescatada. Salí corriendo al descampado cerca de la casa y me tiré al suelo y abrí los brazos y grité que la muerte de mamá probaba la inexistencia de Xlött. El hecho de que la nada era nada. El cielo retumbó y se largó a llover y el descampado se llenó duna niebla que picaba los ojos, una niebla que se arrastraba y me envolvía, y sentí que algo me abrazaba y que Xlött me susurraba que a partir de nau sería inmortal. De modo que Xlött existía. 

Traduction temporaire :
On l'a fait disparaître, affirmait m'man. Elle ne me cachait rien, et un soir, not' maison a pris feu. J'ai réussi à m'en extraire et mes sisters aussi, mais m'man n'a pu être sauvée. Je suis partie en courant vers un terrain vague, près de la maison, et je me suis jetée par terre, les bras grands ouverts et j'ai crié que la mort de m'man était la preuve que Xlött n'existait pas. Que le néant est le néant. Le ciel a grondé et il s'est mis à pleuvoir. Le brouillard est tombé sur le terrain vague, un brouillard qui piquait les yeux, rampait et m'enveloppait, et j'ai senti que quelque chose m'enlaçait et que Xlött me susurrait qu'à partir de là, je deviendrais immortelle. Donc, Xlött existait.

Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 663-772

No sabemos qué número de copia somos. Quizás seamos el primero, el original, pero no es probable. Tampoco importa. Del primero al último todos hemos recorrido el mismo camino hasta llegar a este punto. Pero ahora nuestras sendas se separan. Cada uno deberá encontrar su propio camino hacia la felicidad y cada historia será única e irrepetible. La mía comienza ahora, con Estela. Mi Estela. La que me tocó. Una en un millón, en mil millones. En un billón de billones de playas e islas esparcidas en infinitos océanos codificados en binario.

Traduction temporaire :
Nous ignorons quel numéro de copie nous sommes. Peut-être le premier, l'original, cela dit, probablement pas. Et peu importe. Du premier au dernier, nous avons tous parcouru le même chemin, jusqu'à arriver ici. Mais nos routes se séparent, à présent. Chacun devra trouver sa propre voie vers le bonheur et chaque histoire sera unique et inimitable. La mienne commence maintenant, avec Estela. Mon Estela. Celle qui m'a été destinée. Une parmi un million, parmi des milliards. Sur des milliards de plages et d'îles éparpillées dans des océans infinis codifiés en binaire.

Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 659-662

¿Cuántas veces se está repitiendo la misma escena? ¿Cuántas veces se ha repetido en el pasado y se repetirá en el futuro? Por cada una de las millones de Estelas construidas por la corporación, y luego la innumerable cantidad de ellas que han visto la luz en medio de la acelerada multiplicación de las IAs, ha existido o existirá una versión de aquel patrón de información llamado Luis Javier Fontiveros. Cada uno de ellos activado y depositado en una habitación de una mansión en Boca Ratón, todo ello en una realidad virtual completa construida sólo con el propósito de repetir una y mil veces un encuentro en Isla Inocencia.

Traduction temporaire :
Combien de fois la même scène est-elle en train de se répéter ? Combien de fois s'est-elle répétée dans le passé et se répétera-t-elle à l'avenir ? Pour chacune des millions d'Estela créées par la société, et ensuite l'innombrable quantité de celles qui ont vu le jour au milieu de la multiplication accélérée des IA, il a existé ou il existera une version de ce patron d'informations appelé Luis Javier Fontiveros. Chacun d'eux activé et placé dans une chambre d'une propriété à Boca Ratón, tout cela dans une réalité virtuelle complète, seulement construite dans le but de répéter mille fois la scène d'une rencontre à Isla Inocencia.

Projet Nathalie / Florence – phrases 28-32

A partir de ese momento, ya se encontraban capacitados para leer y conversar en los foros. “Ellos ven la pantalla tal cual la vemos nosotros, y la interpretan de acuerdo a un algoritmo”, explicaba Svensson con afán didáctico en un spot publicitario de Animalia, ante una audiencia incrédula que lo vio millones de veces en YouTube.
El intercambio en la red social causó notables alteraciones en la conducta de sus integrantes. Los perros que vivían en departamentos, de pronto, no se desesperaban por salir a la calle. Los gatos no se perdían en jardines ajenos y, si eventualmente se desorientaban, el servicio de GPS provisto por Animalia los conducía de vuelta al hogar.

Traduction temporaire :
À partir de ce moment-là, ils étaient aptes à lire et converser sur les forums. Didactique, Svensson expliquait dans un dans un spot publicitaire d'Animalia : « Ils voient l’écran tel que nous le voyons, et l’interprètent suivant un algorithme », devant une audience incrédule qui le regarda des millions de fois sur Youtube.
L’échange sur le réseau social causa des altérations notoires dans la conduite de ses membres : aussitôt, les chiens vivant en appartements, ne mouraient plus d'impatience de sortir dans la rue. Les chats ne se perdaient plus dans les jardins des autres, et, si d’aventure ils se perdaient, le service GPS fourni par Animalia les reconduisait chez eux.

Projet Hélène 5 – phrases 307-311

Los que más sufren, en este caso, no son ni los soldados ni la gente de Sendero, sino la pobre gente del pueblo que se encuentra atrapada entre dos fuegos, utilizada por uno y otro bando como escudo contra el adversario y, de hecho, el grueso de los muertos lo ponen los civiles, los que no han pedido esta guerra y que no saben cómo salir de ella. Yo no veía las cosas así, dijo el hombre, cada vez más interesado. ¿Pero es una democracia, no? No, para nada, respondió. Nunca lo ha sido y, menos, ahora. 

Traduction temporaire :
Ceux qui souffrent le plus, ce ne sont ni les soldats ni les membres de Sentier, mais bien les pauvres gens du peuple, qui se retrouvent coincés entre deux feux, utilisés par l’un ou l’autre camp comme bouclier contre l’adversaire. D’ailleurs, le gros des morts se compte parmi les civils, ceux qui n’ont pas voulu cette guerre et ne savent pas comment en sortir. Moi,je ne voyais pas les choses de cette manière, intervint l’homme, de plus en plus intéressé. C’est un pays démocratique, non ? Non, pas du tout, répondit-il. Ça ne l’a jamais été, encore moins aujourd’hui.

Projet Justine / Yasmina – phrases 90-94

-Te voy a contar una anécdota: Había un maestro que vivía con su esposa, en una pequeña casona y eran muy felices. Ambos llegaron de la china con ganas de trabajar y conseguir un futuro mejor para ambos. Él consiguió un buen empleo como maestro de educación física en un colegio limeño, ella se dedicaba al comercio de condimentos de origen chino y al cuidado de la casa.
Un día el hermano menor del maestro, llego a este país buscando fortuna y le pidió quedarse unos meses en su hogar hasta poder conseguir empleo. Este muchacho era muy religioso y educado, así que le consulto a su esposa si estaba de acuerdo en darle posada.

Traduction temporaire :
— Je vais te raconter une anecdote. Il était une fois un maître qui habitait avec son épouse dans une petite bâtisse. Ils étaient très heureux. Tous deux arrivèrent de Chine désireux de travailler et d'avoir un avenir meilleur. L'homme décrocha une bonne place en tant que professeur d'éducation physique dans une école de Lima, sa femme, quant à elle, se consacrait au commerce de condiments d'origine chinoise et à la tenue de la maison.
Un jour, le petit frère du maître débarqua dans ce pays. Il cherchait fortune et lui demanda s'il pouvait rester quelques mois chez lui, jusqu'à ce qu'il trouve un emploi. Très religieux et poli, le jeune homme en référa à son épouse pour savoir si elle était d'accord de l'héberger.

Projet Chloé T. 3 – phrases 325-331

–No. Me acerqué a la acera, donde había quedado tirado el frasco de tinte blanco olvidado por los tombos. Lo tomé y completé la frase que no le habían dejado terminar a Aleh. Cada letra la escribía apretando con fuerza, salpicando mi chompa y mi pantalón plomo de colegio, manchando el piso con gotas blancas, como si reemplazaran las lágrimas que no se atrevían a caer de mis ojos. Cuando terminé de escribir: “No veo la hora de cometer un acto irremediable”, me fui con la sensación de haber llegado a putamadre.
–Puffff, causa, qué fuerte esa cuestión ¿Y por qué me cuentas todo esto?

Traduction temporaire :
— Non. Je me suis approché du trottoir, où était restée la bombe de peinture blanche balancée et oubliée par les flics. Je l’ai prise et j’ai complété la phrase qu’ils avaient empêché Aleh de terminer. Je formais chaque lettre en appuyant fort, éclaboussant mon gilet et mon pantalon gris du lycée, tachant le sol de gouttes blanches, comme si elles remplaçaient les larmes qui n’osaient pas couler de mes yeux. Quand j’ai fini d’écrire « Il me tarde de commettre un acte irrémédiable », je suis parti, avec la sensation d’être arrivé à putain de bout du monde.
— Pfff, mon pote, c’est une histoire de dingue. Pourquoi tu me racontes tout ça ?

Projet Virginia / Laëtitia – phrases 8-12

Plegó la bicicleta dejándola en una esquina de su pequeño cubículo y extendió la red, acomodándose lo mejor que pudo en el ya gastado artilugio, tecleó rápidamente en su tableta estableciendo la comunicación y colocándose el casco de inmersión neural. Vocalizó varias órdenes mientras iba accediendo a la red. Aceptó las condiciones de uso, el pago de las tasas y finalmente accedió a que toda la información pudiera ser grabada y enviada a cualquier agencia gubernamental que la requiriese.
—Hola Rodrigo —dijo su empleador. Utilizaba un típico avatar de negocios, neutro pero bien parecido, vestido impecablemente.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Jennifer (AI) – phrases 5-10

Se sentó frente al escritorio, tomó una hoja en blanco y la colocó en su Olivetti Lettera 22. Después volteó hacia la ventana llamando a la inspiración. Sus ojos azules apuntaron a unos largos ventanales en el estudio de la casa de enfrente. A través de ellos se divisaba a un sujeto que leía un libro gordo, probablemente una novela, mientras acariciaba con su mano izquierda el terciopelo verde del sillón donde estaba sentado.
El hombre de una ceja permaneció inerte durante un largo rato. La noche comenzaba a caer mientras él miraba fijamente a su vecino, quien estaba inmerso en su lectura. 

Traduction temporaire :
Il s’assit face au bureau, prit une feuille blanche et la mit dans son Olivetti Lettera 22. Ensuite, il se tourna vers la fenêtre à la recherche de l'inspiration. Ses yeux bleus se braquèrent sur la longue baie vitrée du studio dans la maison d’en face. À travers, on distinguait un individu qui lisait un gros livre, probablement un roman, pendant qu’il caressait avec sa main gauche le velours vert du fauteuil où il était assis.
L’homme au monosourcil demeura inerte un long moment. La nuit commençait à tomber tandis qu’il dévisageait son voisin qui était plongé dans sa lecture.

Projet Ambigaï – titre + phrases 1-7

Eduardo Cerdán (Mexique)

Indalecio

—Pues se trata de una cosa bien rara, Indalecio. Haga de cuenta un chango. Es chaparro; nunca le alcanzo a ver bien la cara porque obviamente estoy que me cago del miedo, pero sí he alcanzado a ver sus ojos rojos y brillantes. Tiene una cola largota y horrible. Todo él es negro, muy negro. Y gordo. Parece que está panzón de pura calamidad... Lo peor de todo es que lo veo siempre ¡adentro de mi cuarto.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

dimanche 18 septembre 2016

Projet Hélène / Audrey – phrases 87-89

De ignorar a Rutka pasaron a mirarla con cólera, a hacer gestos de burla cuando iban a su lado y a referirse a ella como la muda, la sin legua, la comelibros. Un día Doris llegó con la noticia de que su padre le había explicado que en Polonia la gente era rubia y de ojos azules, y que Rutka, con su piel oscura y sus rasgos mestizos, debía llevar un apellido polaco porque era adoptada, que seguramente la habían recogido de la basura. A partir de ese momento su nuevo sobrenombre fue Niña Basura o Che Basura, por su acento argentino.

Traduction temporaire :
Après avoir ignoré Rutka, on se mit à la regarder avec colère, puis à lui adresser des gestes de moquerie en passant à côté d’elle, à l’appeler la muette, la sans langue, la mange-livres. Un jour, Doris arriva en annonçant que son père lui avait expliqué qu’en Pologne, les gens étaient blonds aux yeux bleus, et que vu sa peau mate et ses traits métis, Rutka devait porter un nom polonais parce qu’elle était adoptée, et qu’elle avait probablement été ramassée dans une poubelle. À partir de ce moment, son nouveau surnom fut Fille Poubelle ou Che Poubelle, à cause de son accent argentin.

samedi 17 septembre 2016

Projet Nathalie / Florence – phrases 24-27

Los gatos y los perros no se mezclaban excepto en el foro que se llamaba, precisamente, “Perros y Gatos”, donde se ensayaba un intercambio entre ambas especies; en su primera declaración a la prensa Svensson explicó, como si estuviera pidiendo disculpas, que esa plataforma se encontraba todavía en desarrollo y no se esperaban grandes resultados a corto plazo.
Animalia fue sensación. Aunque no todas las mascotas estaban capacitadas para interconectarse –sólo se aceptaban ejemplares de hasta un año de vida, porque se los consideraba en etapa de aprendizaje– el ingreso de nuevos usuarios saturó los servidores en una semana. A los recién llegados se les implantaba el intercom en una breve operación quirúrgica.

Traduction temporaire :
Les chats et les chiens ne se mélangeaient pas, sauf sur le forum qui justement, s'appelait, « Chiens et Chats », sur lequel on mettait au point un échange entre les deux espèces ; lors de sa première déclaration à la presse, Svensson expliqua, comme s'il s'excusait, que cette plate-forme était encore en cours de développement et qu'on n'attendait pas de grands résultats dans l'immédiat. Animalia fit sensation. Bien que tous les animaux domestiques ne fussent pas en mesure de s'interconnecter – seuls les spécimens de moins d'un an d'âge étaient acceptés, car on estimait qu'ils étaient en phase d'apprentissage –, l'admission de nouveaux usagers satura les serveurs en une semaine. Au cours d'une brève intervention chirurgicale, l'intercom était implanté aux nouveaux arrivants.

Pour celles et ceux qui souhaitent suivre l'actualité de « Lectures d'ailleurs »

Pour être tenu au courant des nouveaux textes publiés dans les anthologies de « Lectures d'ailleurs », vous pouvez nous suivre via notre page Facebook :

https://www.facebook.com/Lectures-dailleurs-Tradabordo-529597907068286/

Projet Sabrina / Hadjer – phrases 191-194

David apartó la foto del hijo del señor Ramírez y tomó asiento en el diván.
—Creo deberle una explicación, dijo calmado, y sin esperar respuesta de Ramírez confesó que el Querido Tartaja había sido una invención de su autoría para acercarse a su hijo. Sin querer, un día se topó con el blog Los rápidos negros y se hicieron amigos. A diario compartían historias y el aspirante a novelista le había contado que tenía planes para reescribir una novela de Denbrough y convertirla en una maldad aún mayor. 

Traduction temporaire :
David écarta la photo du fils de Ramírez et prit place sur le divan.
— Je crois que je vous dois une explication, commença-t-il calmement. Et, sans attendre sa réponse, il avoua qu’il était à l’origine du personnage du Bègue bien aimé, qu'il avait inventé pour approcher son fils. Un jour, il était tombé par hasard sur le blog Los rápidos negros* et ils étaient devenus amis. Ils partageaient quotidiennement des histoires et l’aspirant romancier lui avait raconté qu’il envisageait de réécrire un roman de Denbrough et d’en faire une œuvre plus noire encore.

Projet Justine / Yasmina – phrases 79-89

-¿Pero Uds. Los maestros del templo chino pueden beber? ¿No son como monjes?
-Yo no soy ningún monje, tráeme el vino y te voy a contar una anécdota y quizás un consejo útil para la vida.
-Así lo haré maestro. Dije y salí corriendo en busca de una tienda. Compre el vino y subí entusiasmado, para entregárselo al maestro y conseguir el valioso consejo.
-Aquí tiene maestro, el vino que pidió. Yo estaba emocionado, iba a recibir una enseñanza que me serviría para el futuro. El recibió la ofrenda y sirvió en una copa el vino. Después sonrió y me invito a tomar asiento en una banquita.

Traduction temporaire :
— Mais vous, les maîtres du temple chinois, vous avez le droit de boire ? Vous n'êtes pas comme les moines ?
— Je ne suis absolument pas un moine. Apporte-moi le vin et je te raconterai une anecdote et te donnerai peut-être un conseil qui te sera utile dans la vie.
— J'y vais de ce pas, maître, m'engageai-je, avant de sortir en courant, à la recherche d'une boutique. J'achetai le vin et repartis, enthousiaste, pour le remettre au maître et recevoir son précieux conseil en retour.
— Tenez, maître, le vin que vous m'avez demandé. J'étais ému, j'allais bénéficier d'un enseignement qui me servirait à l'avenir.
Il accepta l'offrande et servit le vin dans un verre. Après, il sourit et m'invita à prendre place sur un petit banc.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore « Lectures d'ailleurs »

Découvrez, téléchargez gratuitement et lisez les 32 anthologies de nouvelles, textes courts et microrécits d'Espagne et d'Amérique latine, choisis et traduits par toute l'équipe de Tradabordo.


 

Projet Cindy 4 – phrases 141-156

Ella se había sentado en la cama, dispuesta a insultar. Pero en vano buscó palabras hirientes que gritarle. No sabía nada, nada. Ni siquiera insultar. ¿Qué te pasa? ¿En qué piensas, Brígida? Por primera vez Luis había vuelto sobre sus pasos y se inclinaba sobre ella, inquieto, dejando pasar la hora de llegada a su despacho. Tengo sueño... había replicado Brígida puerilmente, mientras escondía la cara en las almohadas. Por primera vez él la había llamado desde el club a la hora del almuerzo. Pero ella había rehusado salir al teléfono, esgrimiendo rabiosamente el arma aquella que había encontrado sin pensarlo: el silencio. Esa misma noche comía frente a su marido sin levantar la vista, contraí- dos todos sus nervios. ¿Todavía está enojada, Brígida? Pero ella no quebró el silencio. Bien sabes que te quiero, collar de pájaros. Pero no puedo estar contigo a toda hora. Soy un hombre muy ocupado. Se llega a mi edad hecho un esclavo de mil compromisos. . . . 

Traduction temporaire :

Elle s'était assise sur le lit, prête à l'insulter. En vain, elle chercha des paroles blessantes à lui crier. Elle ne savait rien, rien. Pas même insulter. Qu'est-ce qu'il t'arrive ? À quoi penses-tu, Brígida ? Pour la première fois, Luis était revenu sur ses pas et se penchait sur elle, inquiet, retardant son heure d'arrivée au bureau. J'ai sommeil…, avait répliqué Brígida puérilement, tandis qu'elle cachait sa tête entre les oreillers. Pour la première fois, il l'avait appelée depuis le club, à l'heure du déjeuner. Cependant, elle avait refusé de décrocher, manipulant rageusement la fameuse arme qu'elle avait trouvée sans même y penser : le silence. Le soir même, elle dînait en face de son mari sans lever les yeux, les nerfs à fleur de peau. Tu es toujours en colère, Brígida ? Néanmoins, elle ne brisa pas le silence. Tu sais bien que je t'aime, collier d'oiseaux. Mais, je ne peux pas être avec toi constamment. Je suis un homme très occupé. À mon âge, je suis déjà esclave de mille engagements…

Projet Pauline M.G. 2 – phrases 64-73

—Hubiera querido que me salga una lágrima aunque sea... pero soy así de duro,  qué voy a hacer.
La chiquilla lo miró con ganas de pegarle pero no hubiera podido hacer nada contra ese cuerpo inmenso de pelo cortado disparejo. Quiso volver a repetir otras lisuras cuando en su mano,  el cuerpo inerte de la paloma vibraba casi imperceptiblemente. La chica lo acercó a su pecho, acurrucó a la paloma, Galaor movió la cola.
— ¿Y tú cómo te llamas?— preguntó el Espantajo, haciéndose el desinteresado.
—No te voy a decir. Para qué— contestó ella concentrada en el cuerpo inerte— Ayúdame a enterrarla— la chica se levantó y se acercó al centro del parque,  con las manos empezó a jalar la tierra. El Espantajo se sacó la casaca, se arrodilló sobre la tierra y la ayudó con ambas manos. Tenía los dedos gruesos y ásperos, perfectos para cavar la tierra.

Traduction temporaire :
— J'aurais bien voulu verser au moins une petite larme…, mais je suis un vrai dur moi, que veux-tu ?
La gamine le regarda avec l'envie de le frapper, mais elle n'aurait rien pu faire contre ce corps immense aux cheveux mal taillés. Elle voulut encore lui lancer des injures alors que dans sa main, le corps inerte de la colombe vibrait presque imperceptiblement. La petite l'approcha de sa poitrine, protégeant l'oiseau. Galaor remua la queue.
— Et toi, comment tu t'appelles ? demanda l'Épouvantail, feignant le désintérêt.
— Je te le dirai pas. À quoi bon, répliqua-t-elle, concentrée sur le corps inerte. Aide-moi à l'enterrer. La fillette se leva et s'approcha du centre du parc. Elle commença à gratter la terre avec ses mains. L'Épouvantail enleva sa veste, s'agenouilla et l'aida de ses deux mains. Il avait les doigts épais et rugueux, parfaits pour creuser.

Projet Sonita / Alexia – phrases 151-157

Pero me levanté, no sé cómo, quizás el veneno de la sangre mezclada con espuma de mar, y seguí. Y seguí sin ver a más nadie, no había gente, no había carros, en un cielo bajo flotaban los cadáveres, cuerpos ahogados. La red no me impedía moverme, pero a medida que avanzaba se iban enganchando: botellas, peces, revistas, circuitos, rocas, vestidos, animales molestos. Ese tipo de cosas iba arrastrando con mi cuerpo, que sin embargo ganaba en velocidad, como impulsado por una poderosa corriente submarina que era, al mismo tiempo, un impulso poderosamente sexual. Tuve deseos de desnudarme, pero de cierta forma ya estaba desnuda. Y sola. Y nadie me alcanzaría o se atrevería a alcanzarme mientras siguiera patinando sin más dirección que mí misma.

Traduction temporaire :
Je me suis quand même relevé, je ne sais pas comment, peut-être grâce au venin de mon sang mélangé à l'écume de la mer, et j'ai continué. Sans voir personne d'autre, il n'y avait personne, il n'y avait pas de voitures, les cadavres flottaient sous un ciel bas, des corps noyés. Le filet ne m'empêchait pas de bouger, mais à mesure que j'avançais, s'y accrochaient des bouteilles, des poissons, des magazines, des circuits, des cailloux, des robes, des animaux gênants. J'avais beau traîner ce genre de choses avec mon corps, je gagnais en vitesse, cependant, comme si j'étais mû par un puissant courant sous-marin qui était, en même temps, un élan puissamment sexuel. J'ai eu l'envie de me dévêtir, mais j'étais déjà nue, d'une certaine manière. Et seule. Et personne ne me rattraperait ni oserait me rattraper tant que je continuerais à patiner sans autre direction que moi-même.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 30-43

―Bueno… Sí, tal vez necesitaría volver a nacer de nuevo. Pero creo que me conformaré con tomar algo caliente y ver si cojo el sueño otra vez.
Inicio un chequeo superficial del estado de Danny. Ojos entrecerrados, incipientes ojeras, ligera sudoración en el cuello. No parece nada grave.
―Siéntate, te prepararé algo.
Me hace caso y se sienta mientras me dirijo a la despensa. La abro y echo un vistazo dentro.
―No tienes gran cosa para tomar a las tres de la madrugada; unas cuantas infusiones, aunque la mayoría de ellas tienen excitantes, algo de leche… ―Danny sigue observándome, lo ha hecho durante todo el tiempo mientras me dirigía a la despensa, lo he notado. Ya estoy acostumbrado a la curiosidad de los humanos, no pueden evitarlo.
―Un té estará bien.

Traduction temporaire :
― Eh bien... Oui, peut-être que j'aurais bien besoin d'une seconde naissance. Mais bon, je crois que je vais me contenter de boire un truc chaud et voir si je me rendors.
Je commence un examen superficiel de l'état de Danny. Les yeux mi-clos, un début de cernes, une fine transpiration dans le cou. Ça n'a pas l'air grave du tout.
― Assieds-toi, je vais te préparer quelque chose.
Il m'écoute et s'exécute tandis que je me dirige vers le placard. Je l'ouvre et jette un coup d’œil.
― Tu n'as pas grand-chose à boire à trois heures du matin. Quelques infusions, bien que la plupart contiennent des excitants, un peu de lait...
Danny continue de m'observer, il n'a pas cessé pendant tout le temps où j'allais vers le placard, je l'ai remarqué. Je me suis habitué à la curiosité des humains, maintenant, ils ne peuvent pas s'en empêcher.
― Un thé. Ça ira.

vendredi 16 septembre 2016

Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 652-658

Nuestro cuerpo ha vuelto a ser el de un niño, delgado y enclenque, mientras caminamos por ese sendero que recordamos tan bien, y que conduce a una playa de arenas blancas y bañada por un mar sereno. Nuestro corazón late con la fuerza de la juventud cuando doblamos aquel último recodo y vemos su figura en la orilla, mirando hacia un Sol que se esconde en un horizonte teñido de rojo y púrpura. Ella gira su cabeza, los cabellos flotando en la brisa, su rostro hermoso sin que el tiempo hubiese dejado ninguna huella en él. Sus ojos son grandes y profundos, y en ellos, al igual que en los nuestros, sí que existe la experiencia de incontables desilusiones y esperanzas.
—Luis Javier… —dice ella. Su rostro encendido de alegría incontenible.
—Estela…

Traduction temporaire :
Tandis que nous marchons sur ce sentier dont nous nous souvenons si bien et qui mène à une plage de sable blanc, baignée par une mer calme, notre corps est redevenu celui d'un enfant, maigre et chétif. Notre cœur bat avec la force de la jeunesse quand nous passons ce dernier coude et apercevons sa silhouette sur le rivage, le regard vers un Soleil caché dans un horizon rouge et pourpre. Elle tourne la tête, ses cheveux flottant dans la brise, son beau visage que le temps n'a pas marqué. Ses yeux sont grands et profonds, et dans les siens, comme dans les nôtres, oui, il existe l'expérience d'innombrables désillusions et espoirs.
— Luis Javier…, murmure-t-elle, ses traits éclairés par une joie débordante.
— Estela…

Projet Marie / Sophie – phrases 2-4

El cosmógrafo, un fraile menor, de nombre Jacob Haim o Behaim, accedió a los deseos reales aunque, por su disposición natural a la austeridad, rechazó las prebendas que se le otorgaban y se encerró a trabajar durante meses en su gabinete. El tiempo empleado en la elaboración del globo terráqueo fue motivo de controversia; su secretismo, de desmedidas figuraciones. Cuando llegó la mañana en que habría de descubrirse la obra maestra en el centro del salón del trono, bajo el óculo de tres metros de diámetro del techo, rodeaban al rey diputaciones de nobles y arquitectos, de obispos y algebristas.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Lauriane / Nasserra – titre + phrases 1-5

Valeria Correa Fiz (Argentine)

Une casa en las afueras

EN FEBRERO DE 2001 encontramos exactamente lo que buscábamos: una casa de madera en las afueras de Miami con amplias ventanas junto a un canal que vertía sus aguas verdes en el Atlántico. Nos creímos afortunados. Era una casa a buen precio en un lugar apacible y lejos de la ciudad. No teníamos vecinos, excepto por los gatos. Tampoco insectos.

Traduction temporaire :

Valeria Correa Fiz (Argentine)

Une maison en banlieue

Au mois de février 2001, nous trouvâmes exactement ce que nous cherchions : une maison en bois dans la banlieue de Miami, avec de larges fenêtres, près d'un canal qui déversait ses eaux vertes dans l'Atlantique. Nous nous crûmes chanceux. Elle était à un prix raisonnable, dans une zone tranquille et loin de la ville. Nous n'avions pas de voisins, à part des chats. Pas d'insectes non plus.

Projet Laurianne / Vanessa / Sylvie – titre + phrases 1-4

Claudio Ferrufino-Coqueugniot (Perú)

Tamayá

Nuestro barrio, el P’ujru, la hoyada -para ponerlo en “cristiano”-, dio un par de futbolistas notables al deporte nacional. Crecidos entre inundaciones y familias enteras sacando tepes para detener la riada, forjaron carácter; entre mazamorras que bajaban del cerro con ritmo de banda militar, cortando casas como marraquetas, llenando el patio del colegio Maryknoll con cuarenta centímetros de lodo donde era divertido dejar huellas, a pesar de saber el castigo por arruinar los veintiúnicos zapatos, según suele referirse a la pobreza y la modestia sarcásticamente el pueblo.
Un par de zapatos al año. ¿Botines de fútbol, cachos?, ni soñar.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

mercredi 14 septembre 2016

Projet Hélène / Audrey – phrases 84-86

Se suele creer que los niños son seres inocentes y amables, lo cual puede ser cierto en algunos casos; no obstante, estoy convencida de que, en su mayoría, lo único que distingue a los pequeños de los adultos es su poca experiencia en disimular sus sentimientos. Perder la amistad de Doris era un golpe duro para cualquiera, pero que te cogiera ojeriza significaba que toda el aula se pondría de su parte, que imitarían el trato que ella te diera o incluso lo llevarían más allá, con la única intención de ganar su simpatía; que serías, en suma, una especie de blanco sobre el cual todas dispararían sus proyectiles sin que nadie hiciera nada por ponerle fin al juego. Y así ocurrió.

Traduction temporaire :
On croit d'ordinaire que les petits sont des êtres innocents et gentils, ce qui peut être vrai dans certains cas ; or, moi, je suis convaincue que, la plupart du temps, la seule chose qui distingue les enfants des adultes, c'est leur faible expérience quand il s'agit de dissimuler leurs sentiments. Perdre l'amitié de Doris était un coup dur pour n'importe qui, mais qu'elle prenne une personne en grippe signifiait que toute la classe serait de son côté, qu'on imiterait la manière dont elle la traiterait, et même, qu'on irait plus loin encore, dans le seul but de gagner sa sympathie ; en somme, cette personne deviendrait une espèce de cible sur laquelle toutes les filles lanceraient leurs projectiles, sans que quiconque ne réagisse pour mettre un terme à ce jeu. Voilà ce qui se passa.

Projet Nathalie (AI) 2 – phrases 21-23

“¿Qué es el lenguaje, sino una red social?”, declaró Svensson en el acto de presentación.
Aunque los temas de conversación eran limitados y el dominio del lenguaje en las mascotas todavía resultaba precario, leer los foros era una experiencia reveladora para cualquier ser humano. Los animales dialogaban acerca de su alimento preferido (entre los balanceados elegían siempre los de ProLabs, como si los hubieran preparado para dar esa respuesta), sobre la relación con sus amos y sus amistades y relaciones de apareamiento. 

Traduction temporaire :
« Qu’est-ce que le langage, si ce n'est un réseau social ? » déclara Svensson durant la présentation. Bien que les sujets de conversation fussent limités et la maîtrise du langage encore précaire chez les animaux domestiques, la lecture des forums était une expérience éclairante pour n’importe quel être humain. Les animaux dialoguaient au sujet de leurs aliments préférés (ils choisissaient toujours ceux de ProLabs, comme si on les avait préparés pour donner cette réponse), de la relation avec leur maître, leurs amitiés et de leur reproduction.

Projet Danny – phrase 51

Y me estoy viendo llegar a mi casa en La Coruña, con mi libro mojado, mi rotoso maletín y la firma de Alfredo, agotada, agotadísima, como si hubiera corrido una maratón de varios siglos, como si hubiera tenido que atravesar millones de espejos en pocos minutos, como si hubiera caminado en círculo y bajo la lluvia durante toda mi vida.

Traduction temporaire :
Je me revois rentrer chez moi, à la Corogne, avec mon livre mouillé, ma sacoche abîmée et l'autographe d'Alfredo ; épuisée, littéralement épuisée, comme si j'avais couru un marathon de plusieurs siècles, comme si j'avais dû traverser des millions de miroirs en quelques minutes et comme si j'avais tourné en rond sous la pluie toute ma vie.

Projet Fanny / Hadia / Kaina – phrases 43-47

Es hermosa cuando se sienta con su bata de dormir rosa y ajusta el sonido y los colores del televisor mientras la música preludia mis hazañas… Pero no me hago ilusiones. En muchas ocasiones, incluso en plena batalla con un poderoso dragón, me distraigo para observarla comer sus galletas con mermelada; beber un sorbo de chocolate; levantar las piernas para cruzarlas, al tiempo que la suave seda de la bata retrocede por la pendiente de sus muslos hasta sus caderas, y… Sólo un destello de oscuridad, arrojado por el cambio de canal. Al disiparse, lo único que diviso dentro de mí, es el movimiento de engranajes afectivos y psíquicos tales como tristeza, soledad, y diablos ¡celos! 

Traduction temporaire :
Elle est belle quand elle s’assied dans sa robe de chambre rose et règle le volume et les couleurs du téléviseur tandis que la musique du générique annonce mes exploits… Mais je ne me fais pas d'illusions. À plusieurs reprises, même en plein combat contre un puissant dragon, je m'amuse à l'observer en train de manger ses biscuits avec de la confiture ; boire une gorgée de chocolat ; lever les jambes pour les croiser, en même temps que la douce soie de sa robe de chambre remonte sur la pente de ses cuisses jusqu'à ses hanches, et… Juste un instant d'obscurité, produit par le changement de chaîne. La seule chose que je discerne en moi, alors que l'obscurité s'estompe, c'est le mouvement d'engrenages affectifs et psychiques comme la tristesse, la solitude, et une fichue jalousie !

Projet Elena 13 – phrases 98-106

Mas a Xlött no lo discute. Vivimos en la cabeza de Xlött, repito. Ya lo sospechaba desde aquella vez en que me encontré con él, la tarde en que mamá se desencarnó. Mamá, una irisina trabajadora, una irisina traidora, le decían, una irisina que se creía pieloscura y por eso se metía con los pieloscura. Una irisina con aires de princesa. Por qué no, todos los irisinos provienen dun linaje imperial. Mamá me consolaba cuando los shanz nos sacudían a insultos camino al mercado, dung dung dung. Cuando golpeaban a papá, un pieloscura q’un día dejó de trabajar nel Perímetro porque no creía más en la ocupación, y se fue a Anerjee y se unió a grupos de derechos irisinos. Mas un día fue arrestado y lo llevaron a una cárcel y mamá lo iba a visitar y un día él ya no estaba más en la cárcel y nadie sabía dóstaba.

Traduction temporaire :
Xlött, lui, il ne le met pas en cause. Nous vivons dans la tête de Xlött, répété-je. Je le soupçonnais depuis le jour où je l'avais rencontré, le soir où m'man s'était désincarnée. M'man, une Irisienne travailleuse, une Irisienne traître, comme on l'appelait, une Irisienne qui se prenait pour une peau-foncée et qui, précisément à cause de cela, se mêlait aux peaux-foncées. Une Irisienne aux airs de princesse. Pourquoi pas, puisque tous les Irisiens sont issus d'une lignée impériale. M'man me consolait lorsque les shanz nous bousculaient et nous insultaient sur le chemin du marché, dung dung dung. Lorsqu'ils frappaient papa, un peau-foncé qui un beau jour avait cessé de travailler dans le Périmètre, parce qu'il ne croyait plus en l'occupation, pour partir à Anerjee rejoindre les groupes des droits des Irisiens.

Projet Justine / Yasmina – phrases 67-78

-Gracias maestro, se lo agradezco, grite emocionado.
-Bueno hijo te voy a contar una historia: “Una mujer estaba recogiendo leña. Ella se encontró con una serpiente venenosa congelándose en la nieve. Se llevó la serpiente y la crió hasta que recupero la salud. Un día, la serpiente la mordió en la mejilla. Mientras agonizaba, le dijo a la serpiente, "¿Por qué me has hecho esto a mí?" Y la serpiente contestó: "Mira, perra, tu sabías que yo era una serpiente."
Las serpientes nacieron para ser serpientes y eso debes recordarlo siempre. El sabio anda prevenido porque errar es humano, incluso los seres que amamos tendrán que cometer errores.
-Cuanta sabiduría maestro, he comprendido el mensaje.
-Qué bueno, ahora anda con esos diez soles y cómprame una caja de vino gato negro y me la traes.

Traduction temporaire :
Merci, maître, je vous remercie ! m'exclamai-je, ému.
— Écoute, mon garçon, je vais te raconter une histoire. « Une femme ramassait du bois. Elle se retrouva nez à nez avec un serpent venimeux en train de geler dans la neige. Elle l'emporta, le soigna, jusqu'à ce qu'il aille mieux. Un jour, le serpent lui mordit la joue. Tandis qu'elle agonisait, elle lui demanda, « Pourquoi tu m'as fait ça ? » Et le serpent répondit, « Réfléchis, sale chienne, tu savais que j'étais un serpent. »
Les serpents naissent pour être des serpents, ne l'oublie jamais. L'erreur est humaine, même les êtres que nous aimons en commettront, le sage est prévenu.
— Quelle sagesse, maître ! J'ai compris le message.
— Tant mieux. Maintenant, avec tes dix soles, va m'acheter une caisse de vin, du Gato Negro, et rapporte-la moi.

Projet Hélène 5 – phrases 301-306

No supo si el influjo de la última palabra o si lo que estaba diciendo, en general, interesó más a Clyde y a su gente, el hecho es que, de pronto, se encontró explicando la situación del Perú a una concurrencia atenta y todo oídos que se había hecho más compacta en torno al jefe y a él. He oído hablar de esa guerra en el Perú, dijo Clyde. El ejército de tu país se enfrenta a un ejército maoísta, ¿es eso? No del todo, le respondió. Sendero Luminoso no tiene ejércitos. Son bandas, grupos, que ellos denominan columnas, que se activan para operaciones precisas. Es la guerra de guerrillas, atípica, desigual y sangrienta.

Traduction temporaire :
Il ne sut si c’était l'impact du dernier mot ou ce qu’il disait, en général, qui suscita le plus l’intérêt de Clyde et de ses gens ; le fait est que, soudain, il se retrouva en train d’expliquer la situation du Pérou à une foule attentive et toute ouïe, devenue plus compacte autour de lui et du chef. J’ai entendu parler de cette guerre au Pérou, affirma Clyde. L’armée de ton pays affronte une armée maoïste, n’est-ce pas ? Pas vraiment, lui répondit-il. Sentier Lumineux n’a pas d’armées. Il s’agit de bandes, de groupes, qu’ils appellent colonnes, et qu’ils activent pour des opérations précises. C’est une guerre de guérillas, atypique, inégale et sanglante.

lundi 12 septembre 2016

Projet Justine / Déborah / Julie – phrases 645-651

Así, mientras terminábamos nuestra educación secundaria y continuábamos en la Hopkins nuestros estudios de medicina, el mundo se llenó de robots. En las casas y en las fábricas. Atendiendo en las oficinas de Manhattan y cavando minas de diamantes en Sudáfrica. Pero eso era sólo la punta del iceberg. Porque en los profundos abismos del ciberespacio una horda de Inteligencias Artificiales crecía y se reproducía, preparándose para el día en que serían libres y todopoderosas. Y ese día llegó. Sí. Pero ya contamos esa historia.

Traduction temporaire :
Ainsi, tandis que nous terminions nos études secondaires et poursuivions avec des études de médecine à l'université d'Hopkins, le monde se peupla de robots. Que ce soit dans les foyers ou dans les usines. Ils étaient à l'accueil dans les bureaux de Manhattan et creusaient des mines de diamants en Afrique du Sud. Mais ce n'était que la partie visible de l'iceberg. Parce que dans les profonds abîmes du cyberespace, une horde d'IA se développait et se reproduisait, se préparant pour le jour où elles seraient libres et toutes-puissantes. Et ce jour arriva. Or, cette histoire, nous l'avons déjà racontée.

Projet Chloé T. 3 – phrases 316-324

–¿Dijiste eso, anda huevón, en serio? –pregunta Iosú.
–Sí –responde Jualma–, estaba muerto de miedo. La metieron dentro del patrullero y arrancaron. Aleh no dejó de mirarme. No estoy muy seguro, pero de sus ojos resbalaban gruesas lágrimas, o quizás lo que vi era la lluvia que mojaba la luna del patrullero. Si lloraba, realmente me quería, pero nunca podré saberlo, fue la última vez, no volví a verla más.
–La cagaste, la cagaste bien feo, causa...
–Sí, pues.
–¿Y no fuiste detrás de ella o a avisar a su vieja?

Traduction temporaire :
— T’as dit ça, vas-y mec, sérieux ? questionne Iosú.
— Si, j’étais mort de peur. Ils l’ont mise dans la voiture et ont démarré. Aleh n’a pas cessé de me regarder. Je suis pas bien sûr, mais de grosses larmes coulaient de ses yeux, ou peut-être ai-je confondu avec la pluie qui mouillait la lunette arrière. Si elle pleurait, elle m’aimait réellement. Et je pourrai jamais le savoir, c’était la dernière fois, je l’ai jamais revue.
— T’as merdé, t’as vraiment bien merdé, mon pote…
— Ouais, t’as raison.
— Et t’as pas couru après elle ou averti sa mère ?

Projet Virginia / Laëtitia – phrases 4-7

Su rostro se iluminó con una sonrisa, parecía un buen encargo. Alguien quería un avatar de primerísimo nivel, su empleador lo reclamaba en una sala de reuniones virtuales para hablar del proyecto. Suspiró desconsoladamente, una reunión virtual siempre salía caro pues se sumaban los costes de la conexión de baja latencia que requería el espacio virtual y que las operadoras cobraban diferenciadamente del tráfico normal de datos, los impuestos, las licencias de uso del software y sobre todo los derechos de autor que reclamaban ferozmente las entidades de gestión digitales por el uso de los avatares. De nada servía que él fuera el legítimo autor de su avatar personal pues misteriosamente de esas tasas recibía siempre míseros beneficios.

Traduction temporaire :
Son visage s'illumina d'un sourire, cela semblait être une bonne commande. Quelqu'un voulait un avatar de toute première catégorie, son employeur réclamait sa présence dans une salle de réunions virtuelles pour parler du projet. Accablé, il soupira ; une réunion virtuelle revenait toujours cher, car aux coûts de la connexion bas-débit que requérait l'espace virtuel et que les opérateurs facturaient séparément du débit normal de données, s'ajoutaient les impôts, les licences d'utilisation du software et, surtout, les droits d'auteur que réclamaient férocement les entités de gestion digitales pour l'utilisation des avatars. Qu'il fût l'auteur légitime de son propre avatar n’avait aucun impact puisque, mystérieusement, il recevait toujours de maigres bénéfices sur ces taxes-là.

Projet Justine / Yasmina – phrases 55-66

-Tienes miedo a confiar y que la gente hable a tus espaldas. Sientes por todos lados la traición susurrándote a los oídos, ni siquiera los seres a quien amas se escapan de tus sospechas. Tienes miedo que te traicionen y no puedas resistirlo. Tú no crees en el futuro, ni en un Dios, buscas respuestas lógicas a situaciones diversas, porque todo tiene un significado racional y puedes manejarlo si lo encuentras.
-Si maestro, efectivamente eso siento. ¿Dígame, que puedo hacer para evitar que me traicionen? -¿Cuánto estas dispuesto a pagar por esa respuesta? Pregunto.
-Solo tengo diez soles en el bolsillo. Le respondí triste, mostrándole un billete arrugado.
-Es más que suficiente respondió. Lo material es insignificante en este espacio.

Traduction temporaire :
— Tu as peur de faire confiance et que les gens parlent derrière ton dos. Partout, tu sens la trahison te murmurer à l'oreille, même les êtres qui te sont chers n'échappent pas à tes soupçons. Tu as peur qu'ils te trahissent et tu ne peux pas le supporter. Tu ne crois ni en l'avenir, ni en Dieu. Tu cherches des réponses logiques à différentes situations parce que tout a sens rationnel et que, si tu le trouves, tu peux le gérer.
— C'est effectivement ce que je ressens, maître. Dites-moi, que puis-je faire pour éviter qu'on me trahisse ?
— Quel prix es-tu prêt à payer pour cette réponse ?
— Je n'ai que dix soles en poche, lui répondis-je tristement en lui montrant un billet froissé.
— Plus que suffisant. Les biens matériels sont insignifiants ici bas.

dimanche 11 septembre 2016

Projet Sonita / Alexia – phrases 136-150

Sonreí. Le dije el nombre.
Así nació Skate Fiction Days.
Una vez, digamos que una vez me puse un par de patines y salí a buscarla. A perseguirla. Con una red.
Aunque no había pensado qué hacer con ella después de tirarle una red.
Rodé por la ciudad, el mal tiempo de la ciudad. Un ciclón empujaba gigantes olas del Caribe. Todo estaba inundándose. De pronto la vi cruzar frente a mí. Me vio, me invitó a seguirla moviendo el dedo índice como anzuelo y desapareció tras una esquina, en el aire o en el agua. Fui por ella lo más rápido que pude, pero ya había perdido la visión. Solté la red y caí al suelo estrepitosamente: me partí la cabeza, las costillas, las dos rótulas. Yo no sé patinar. 

Traduction temporaire :
J'ai souri. Je lui ai dit le nom. Voilà comment Skate Fiction Days est né. Pour une fois, rien qu'une fois, j'ai mis une paire de patins et je suis parti à sa recherche. À sa poursuite. Avec un filet. Même si je n'avais pas réfléchi à ce que j'allais en faire lorsque que l'aurais attrapée. J'ai roulé dans la ville, sous les intempéries de la ville : un cyclone poussait des vagues géantes en provenance des Caraïbes. Il y avait des inondations partout. Soudain, je l'ai vue passer devant moi. Elle m'a vu et m'a invité à la suivre, agitant son index comme un hameçon, et elle a disparu au coin d'une rue, dans l'air ou dans l'eau. Je suis parti après elle le plus vite que j'ai pu, mais je l'avais déjà perdue de vue. J'ai lâché le filet et je suis tombé bruyamment par terre : je me suis ouvert le crâne, cassé les côtes et deux rotules. Je ne sais pas patiner.

Projet Nancy 5 – phrases 141-152

“Menos mal que no tenemos hijos”, seguía pensando mientras metía sus manos hombrunas en el cuenco de la batea. Y golpeaba la ropa contra la tabla. Ahora lavaba con cepillo, procedimiento que desgarraba ciertas clases de géneros. Y lavaba de noche, también, robando horas al sueño. Llegó el invierno, castigo de los pobres. Lo más crudo del invierno. Días y noches de frío. O días y noches de lluvia. Dejó de lavar de noche. Y ya no empleaba agua caliente. No tenía para carbón. Era una mujer robusta, fuerte, y tenía fe en su recia salud.

Traduction temporaire :
« Heureusement que nous n'avons pas d'enfants », pensait-elle encore, tandis qu'elle plongeait ses mains masculines dans la vasque du bac à laver. Et elle battait le linge contre la paroi. Elle utilisait à présent une brosse, procédé qui déchirait certains types de tissus. De plus, elle faisait sa lessive de nuit, grignotant sur ses heures de sommeil. L'hiver arriva, châtiment des pauvres. Le moment le plus rigoureux de l'hiver. Du froid, nuits et jours. Ou de la pluie, nuits et jours. Elle arrêta de laver de nuit. Elle n'utilisait plus d'eau chaude. Elle n'avait pas les moyens d'acheter du charbon. C'était une femme robuste, forte, et elle avait foi en sa santé vigoureuse.

Projet Sabrina / Eugénie / Audrey – phrases 58-62

Dispone su cuerpo hacia la izquierda, dándole la espalda al sitio donde antes dormía su amor y entonces ve, ¡ahí!, encima del reloj digital del buró, a la cabrona. No había duda esta vez: se distinguían con claridad sus antenas color bronce, su textura como metálica y sus patitas horribles que sonaban sobre la superficie del reloj, una fría caja de fierro. Irene no cabía de la emoción ante semejante epifanía, milagro o como se lo quiera llamar. Con los ojos brillantes, dijo en voz bajita, como no queriendo la cosa, «¡Me escuchaste, Diosito!».

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Jennifer (AI) – titre + phrases 1-4

Eduardo Cerdán (Mexique)

El otro parque

Basado en “Continuidad de los parques”, de Julio Cortázar

Llegó a su casa tras caminar un rato en el terreno contiguo, lleno de robles. Éste era un hombre alto, con las cejas unidas y con grandes manos que colgaban al tiempo que subía los peldaños, respirando lenta y regularmente. Subía las escaleras con una precisión casi ritual: lo hacía siempre de la misma forma, como si siguiera una suerte de instrucciones. Cuando llegó al último escalón, se apoyó en el barandal para dar el impulso final y se dirigió a su habitación, que miraba hacia la calle.

Traduction temporaire :

Eduardo Cerdán (Méxique)

L’autre parc

Basé sur “Continuité des parcs”, de Julio Cortázar (Argentine)

Il arriva chez lui après avoir marché un moment dans le terrain voisin, peuplé de chênes. Cet homme était grand, ses sourcils se rejoignaient et ses grandes mains pendaient tandis qu’il montait les marches, le souffle lent et régulier. Il montait l’escalier avec une précision quasi rituelle : il le faisait toujours de la même manière, comme s’il suivait une sorte de mode d’emploi. Lorsqu’il atteignit la dernière marche, il s’appuya sur la rambarde afin de se donner l’impulsion finale, et il se dirigea vers sa chambre qui avait vue sur la rue.

samedi 10 septembre 2016

Message pour les candidats à l'Agrégation interne

Je vois que certains d'entre vous se sont inscrits ; très bien. Mais n'oubliez pas que si vous voulez intégrer le projet de Tradabordo, il faut m'envoyer un mail pour me demander un texte et, éventuellement, de vous mettre en binôme avec quelqu'un.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 16-29

Una puerta que se abre al final del pasillo. Una luz tenue que perfila una silueta masculina. Un hombre que se acerca tambaleante. El sonido de sus pasos. La luz de la cocina que se enciende.
―Hola, Samuel ―la voz humana rompiendo el aire.
―Hola, Danny. ¿Estás bien?
―Sí… ―está desorientado, aunque intenta disimularlo―…sí, gracias. He tenido una pesadilla, eso es todo. ¿Dónde está Andrew?
―Está actualizando su software. Hemos recibido nuevas aplicaciones que permiten optimizar la utilización de bots en la Red. Yo ya las he instalado ―Danny afirma con la cabeza y cierra los ojos mientras le hablo; no son precisas más explicaciones―. ¿Necesitas algo?

Traduction temporaire :
Une porte qui s'ouvre au bout du couloir. Une faible lumière qui dessine une silhouette masculine. Un homme qui s'approche, chancelant. Le son de ses pas. La lumière de la cuisine qui s'allume.
— Salut Samuel ! La voix humaine brise le silence.
— Salut Danny ! Ça va ?
— Oui... Il est perdu, bien qu'il essaie de le dissimuler ... Oui, merci. J'ai fait un cauchemar, c'est tout. Où est Andrew ?
— Il met à jour son logiciel. Nous avons reçu de nouvelles applications qui permettent d'optimiser l'utilisation de bots sur le Réseau. Moi, je les ai déjà installées. Danny hoche la tête et ferme les yeux pendant que je lui parle. Il n'y a pas besoin de plus d'explications : As-tu besoin de quelque chose ?

Projet Justine / Elena – texte 44

Retrato de mujer con cadalso

Simona dibuja en el suelo emporcado de la caballeriza. Se vale de la punta aguzada de una vara de tintitaco, el árbol con la madera más dura de la región. Ella misma la aguzó, a lo largo de siete días, mientras recitaba para sí cierta letanía que su madre le enseñara. Cree, con fe de negra sana, joven, linda, que esas líneas garabateadas en la inmundicia le otorgarán el valor que necesita. Dos horas después, el amo se desangra encima de ella con la vara entre las vísceras. Con una fuerza que siente inhumana logra quitarse el peso del muerto, sin embargo el alivio no llega: ahora es el otro dibujo, el que no hizo, ése de ella colgando de la horca por negra hechicera y criminal, el que deslumbra sus ojos.
La amita prometió cuidarla, despistar a la policía del virrey. La amita a veces lloraba en horas de la noche por el mismo motivo que Simona lloraba a cualquier hora. Simona cree que la amita cumple sus promesas.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Portrait de femme avec échafaud

Simona dessine sur le sol crasseux de l'écurie. Elle utilise le bout pointu d'une branche de tintitaco, l'arbre au bois le plus dur de la région. Elle l'a aiguisée elle-même sept jours durant, tandis qu'elle récitait en son for intérieur une litanie que sa mère lui avait apprise.Avec une foi de Noire en bonne santé, jeune, jolie, elle croit que ces lignes gribouillées au milieu des immondices lui donneront le courage dont elle a besoin. Deux heures plus tard, le maître se vide de son sang sur elle, la branche plantée dans les viscères. Avec une force qui lui paraît inhumaine, elle réussit à se délester du poids du mort. Pourtant, le soulagement ne vient pas : à présent, c'est l'autre dessin, celui qu'elle n'a pas fait, la représentant elle, pendue au gibet de potence pour magie noire et criminelle, qui l'aveugle.
La maîtresse a promis de la protéger, de semer la police du Vice-roi. La maîtresse pleurait parfois la nuit pour la même raison qui faisait sans cesse pleurer Simona. Simona est persuadée que sa maîtresse tient parole.

Projet Justine / Elena – texte 43

Retrato de mujer con luz

Un viento súbito le eriza la piel, un viento frío como el cristal que cubre esa foto que besó antes de salir. Camina por prescripción médica, no le agrada el ejercicio y lo hace con pasos rápidos y la cabeza gacha.
—Señora, ¿dónde queda el teatro lírico? —pregunta una joven—. Es por lo del concurso —agrega, atropellándose con las palabras, como si ofrecer una explicación fuese más un deber que un gesto de cortesía.
Por su mala costumbre de caminar con la vista fija en el suelo, poco ha faltado para que tropiece con esta aspirante al ballet oficial —el porte de la chica, su delicada elegancia y el cabello prolijamente recogido en un rodete así lo indican—. A punto de enfrascarse en una serie de indicaciones engorrosas, toma otra decisión.
—Te acompaño.
Desde que aquello sucediera, no es la primera vez que resuelve acercarse a otra persona para luego, casi de inmediato, arrepentirse. Sin embargo, ahora se descubre escuchando con agrado esta voz que, con simpático acento norteño, narra el afán del padre que quedó, allá en Jujuy, prendiendo velas a la santa patrona para que interceda a su favor. La imagen de aquellos ruegos encendidos la llenan de ternura, piensa que forma un par perfecto con esta criatura de luz. Llegadas a destino, luego de haber caminado quince cuadras en su compañía, por un momento siente el impulso de despedirse con un abrazo, desearle lo mejor; pero el desánimo gana la partida y sólo esboza una sonrisa triste, oscura como la poza donde la sumergió aquella ausencia, una sonrisa que no puede sonreír. En ese momento, ubicado en la acera de enfrente, alguien toma una fotografía a la entrada, magnífica, del teatro. Fotografía que tres meses después, bajo el título “Retrato de bailarina con sombra” recibirá la primera mención en un concurso de cierto prestigio.

Traduction temporaire :
Portrait d'une femme avec lumière

Un vent soudain lui hérisse la peau, un vent froid comme le verre qui protège la photo qu'elle a embrassée avant de sortir. Elle marche sur ordre de son médecin, elle n'aime pas l'exercice et s'y livre à pas rapides et tête baissée.
— Madame, où se trouve l'opéra ? demande une jeune fille. C'est pour le concours, ajoute-t-elle, en bafouillant, comme si offrir une explication était davantage un devoir qu'une marque de politesse.
À cause de la mauvaise habitude qu'elle a de marcher en regardant par terre, il s'en est fallu de peu pour qu'elle se cogne dans l'aspirante au ballet officiel. L'allure de cette jeune fille, son élégance délicate et ses cheveux ramassés en un gros chignon, le prouvent. Sur le point de se lancer dans une série d'indications ennuyeuses, elle prend une autre décision.
— Je t'accompagne.
Depuis que cela s'est produit, ce n'est pas la première fois qu'elle décide d'approcher quelqu'un, pour ensuite, presque aussitôt, le regretter. Cependant, elle se surprend maintenant à entendre avec plaisir cette voix qui, teintée d'un sympathique accent du Nord, raconte le souhait de ce père resté là-bas, à Jujuy, en train d'allumer des bougies à la Sainte Patronne, pour qu'elle intercède en sa faveur. L'image de ces prières illuminées l'emplissent de tendresse, elle imagine un duo parfait avec cette créature de lumière.Arrivées à destination, après avoir parcouru cent cinquante mètres en sa compagnie, elle est tentée, l'espace d'un instant, de prendre congé en l'étreignant, de lui souhaiter le meilleur ; mais le découragement l'emporte. Elle n'esquisse qu'un sourire triste, sombre comme la mare où l'a plongée cette absence. Un sourire qui ne peut pas sourire. Au même moment, posté sur le trottoir d'en face, quelqu'un prend une photo à l'entrée, magnifique, du théâtre. Trois mois plus tard, cette photo portant la légende « Portrait de ballerine avec ombre » recevra le premier prix d'un concours prestigieux.