lundi 28 novembre 2016

Projet Hélène 5 – phrases 362-366

No se les ocurrió otra cosa que decir que estaba muerto, que había sido secuestrado por desconocidos y que no había vuelto a aparecer. Una patraña, un engaña muchachos. En realidad, habían decidido protegerlo. Se dice que lo sacaron del país con otra identidad y que, desde hacía tres años estaba por aquí, en Estados Unidos, en la región de Los Ángeles. Por eso me vine de Miami. Lo estoy buscando. ¿Y no lo has hallado? Negó con la cabeza.

Traduction temporaire :
Ils n'ont rien trouvé de mieux à dire qu'il était mort, qu'après avoir été séquestré par des inconnus, il n’était jamais reparu. Un bobard, une ruse, les amis ! En vérité, ils avaient décidé de le couvrir. On raconte qu’ils le firent sortir du pays sous une autre identité et qu’il est ici, aux États-Unis, dans la région de Los Angeles, depuis trois ans. Voilà pourquoi je suis venu de Miami. Je suis à sa recherche. Et tu ne l’as pas trouvé ? Il hocha la tête.

Projet Nathalie / Florence – phrases 115-121

Dos meses más tarde, Olaf twitteaba:
“Todos los animales son iguales, pero algunos animales son más iguales que otros”.
La contraofensiva humana tuvo lugar en ese momento, y estuvo liderada por Giorgio Codesani, quien confesó un tiempo después, mientras estaba prófugo, en su muro de Facebook:
“Fue un intento desesperado. Creímos que la mejor manera de atacar era desacreditar la palabra de Olaf. De alguna forma lo logramos, pero no imaginamos la alta conciencia de clase que ya se había generado entre los animales”.
La estrategia consistió en viralizar una entrevista en video realizada por el propio Codesani a Giovanna Latte, la antigua dueña de Olaf.

Traduction temporaire :
Deux mois plus tard, Olaf twittait :
« Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux le sont plus que d'autres ».
La contre-offensive humaine fut lancée à ce moment précis, menée par Giorgio Codesani. Il avoua un peu plus tard sur son mur Facebook, alors qu'il était en fuite :
« Ça a été une tentative désespérée. Nous avons cru que la meilleure façon d'attaquer était de discréditer la parole d'Olaf. D'une certaine manière, nous avons réussi, mais nous n'avons pas imaginé la conscience de classe aiguë qui était alors née chez les animaux ».
La stratégie consista à viraliser une entrevue vidéo réalisée par Codesani en personne auprès de Giovanna, l'ancienne maîtresse d'Olaf.

Projet Pauline M.G. – phrases 142-147

Ella se limpió la baba del dedo en la casaca y siguió en la misma posición.
—Bueno, pero no dejes de acariciarme el pelo. El Espantajo empezó a impacientarse pero continuó acariciando, despacio, sintiendo el suave roce en cada movimiento. Ella se quedó dormida.
—Ya sabía...
Por un momento pensó en dejarla ahí, durmiendo la yerba, pero se resistió porque cierto remordimiento le empezó a latir en la cabeza. Veía pasar los carros y gracias a la sensación placentera y brumosa del troncho todos los colores le parecían más vivos y la situación más soportable

Traduction temporaire :
Elle essuya son pouce sur sa veste et resta dans la même position.
— D'accord, mais continue à me caresser les cheveux.
Si l’Épouvantail commença à s'impatienter, il n'en continua pas moins ses caresses, lentement, goûtant la douceur de ce contact à chaque mouvement. Elle s'endormit.
— Je le savais...
Un moment, il songea à la laisser là, défoncée par l'herbe, puis renonça. Une sorte de remords commença à lui battre aux tempes. Il voyait passer les voitures et, grâce à l'agréable sensation brumeuse du pétard, toutes les couleurs lui semblaient plus vives et la situation plus supportable.

Projet Rachel – micros série 2

El río creció y dejó a todo un pueblo sumergido dos metros bajo el agua, pero a nadie le importó, porque la televisión del pueblo estaba en el piso de arriba.
La rivière sortit de son lit et laissa tout un village submergé sous deux mètres d'eau, mais tout le monde s'en moqua parce que la seule télévision du coin était au premier étage.

*

Extrañaba conversar con mi familia. Las risas al almor-zar y los relatos en la cena ya no se daban. Pero ahora volvieron, ellos también se compraron una notebook.
Parler avec ma famille me manquait. C'en était fini des rires pendant le déjeuner et des histoires pendant le dîner. Mais maintenant, ils ont repris. Les autres aussi se sont achetés un notebook.

*

Noche de verano calurosa. El niño de 2 años hablaba tanto que apagamos la luz. Segundos después se escuchó “¡uhh! Cuidado el mooostro!”
Chaude nuit d'été. Le petit de deux ans parlait tellement que nous avons éteint la lumière. Quelques secondes plus tard, on a entendu : « Ouuuuh ! Attention au monnnstre ! »

*

Dios lo observaba madrugar a diario. Pero no era moti-vo suficiente para ayudarlo.
Dieu le regardait se lever tôt tous les jours, sans que ce soit une raison suffisante pour lui venir en aide.

*

La matemática es como un cuarto a oscuras. Al principio te chocás todo después aprendés donde está cada cosa y vas tanteando hasta que encontrás la llave de luz.
Les mathématiques sont comme une pièce plongée dans l'obscurité. Au début, tu te cognes partout, ensuite tu apprends où est chaque chose et tu avances en tâtonnant, jusqu'à trouver l'interrupteur.

*

Logré salir del hechizo de la ronda infinita y abrir el maldito tarro de pulidor. Adentro, había otro grupo de per-sonas bailando en torno a un tarro de pulidor.
J'ai réussi à sortir de l'envoûtement de la ronde infinie et à ouvrir ce maudit pot de cire à polir. Dedans, il y avait un autre groupe de personnes, en train de danser autour d'un pot de cire à polir.

*

No creas todo lo que digo. No creas nada de lo que digo. Solo presta atención a mis silencios.
Ne crois pas tout ce que je dis. Ne crois rien de ce que je dis. Prête seulement attention à mes silences.

lundi 21 novembre 2016

Projet Rachel / Sébastien – phrases 115-121

―Todo eso te debe resultar muy extraño, ¿verdad? ―continúa Danny―. Me refiero a eso de tener imágenes en la cabeza que no existen, y argumentos inconexos entre ellas.
―No creas. Nosotros no soñamos, pero también podemos llegar a tener procesos parecidos. Si nos programan una subrutina oculta, que se dispare solo en ciertas situaciones, puede suceder que el software de funcionamiento básico entre en conflicto con ella en algún momento. Date cuenta que nosotros nos actualizamos periódicamente, pero la subrutina queda implementada desde el principio. Y si eso sucede, podemos tener pequeñas disfunciones que serían equivalentes a vuestras ensoñaciones y que solo se darán en nuestro período de letargo, ya que en la vigilia, el software maestro anula cualquier posible contradicción.

Traduction temporaire :
― Tout ça doit te paraître bien étrange, pas vrai ? poursuit Danny. Je veux dire, avoir dans la tête des images qui n'existent pas, reliées par des idées qui n'ont rien à voir les unes avec les autres.
― Faut pas croire. Nous, nous avons beau ne pas rêver, nous pouvons quand même parvenir à des processus similaires. Si on nous intègre un sous-programme caché démarrant seulement dans certaines situations, il peut arriver qu'il entre en conflit avec le software de fonctionnement basique à un moment. Et, si ce problème se pose, nous pouvons avoir de petits dysfonctionnements, qui seraient l'équivalent de vos songes et n'auront lieu que pendant notre période de mise en veille, puisqu'au démarrage, le logiciel principal annule toutes possibilités de contradiction.

Projet Justine / Elena – texte 58

Reseña desde Nueva Pétrea

—Algo habrá hecho —me acusan.
Es cierto que bebía del pico una botella de vino; que me fui de la fiesta solo, con la botella a medio terminar en la mano y diciendo que me iba para encontrarla.
Niego rotundamente alguna responsabilidad en su desaparición.
De lejos, antes de pisar la playa, vi que ella ya no era esa hembra majestuosa que todos admirábamos embobados. Tumbada en la arena apenas húmeda, hecha un ovillo, parecía una niña frágil.
Cuando fui a acunar su cabeza entre mis brazos, ella, la mar, había desaparecido.

Traduction temporaire :

Rapport depuis Nouvelle Pétrée

— Il a sûrement fait quelque chose, m'accuse-t-on.
C'est vrai que je buvais une bouteille de vin au goulot ; que j'ai quitté la fête seul, la bouteille à moitié vide à la main et en annonçant que j'allais la retrouver.
Je nie catégoriquement toute responsabilité dans sa disparition.
De loin, avant de fouler la plage, j'ai vu qu'elle n'était plus la femme que nous admirions tous, fascinés. Allongée sur le sable à peine humide, roulée en boule, elle ressemblait à une petite fille fragile.
Quand je suis allé prendre sa tête entre mes mains pour la bercer, elle, la mer avait disparu.

Projet Pauline M.G. – phrases 135-141

— ¿Me puedes acariciar el pelo?— le dijo como si se tratase de lo más natural del mundo.
El Espantajo cada vez más nervioso se quiso apartar, pero Galaor se acercó a ambos y se echó tranquilo a los pies de la muchacha. El Espantajo,  con las manos algo sudorosas, fue acariciando el pelo de la chica. Lo tenía muy suave, casi imperceptible, era terriblemente agradable hacer eso.
La chiquilla se metió el dedo gordo en la boca y comenzó a succionar. El Espantajo, sin saber lo que hacía,  se lo sacó fastidiado.
—Ya estás grande para hacer eso.

Traduction temporaire :
— Tu peux me caresser les cheveux ? demanda-t-elle le plus naturellement du monde.
L’Épouvantail, de plus en plus nerveux, voulut s'écarter, mais Galaor s'approcha d'eux et se coucha tranquillement aux pieds de l'enfant. Les mains moites, l'Épouvantail caressa les cheveux de la petite. Elle avait une chevelure très douce et délicate, terriblement agréable à toucher.
La gamine mit son pouce dans la bouche et commença à téter. Sans s'en rendre compte, l’Épouvantail le lui enleva, écœuré.
— T'es trop grande pour ça.

dimanche 20 novembre 2016

Projet Elsa 2 – phrases 59-60

No pudo evitar pensar que las pequeñas figuras, todas ellas controladas por Sherezade mediante señales inalámbricas, se parecían más a una persona que ella misma, embutida en el enorme corpachón del soporte cinético.
Nubai la esperaba en una amplia sala circular en cuyo centro estaba el procesador principal, una enorme terminal de ordenador recubierta de holograma que mostraban cascadas de datos diferentes.

Traduction temporaire :
Elle ne put s’empêcher de penser que ces petites figurines, toutes commandées par Sherezade au moyen de signaux électromagnétiques, ressemblaient davantage à des personnes qu’elle-même, engoncée dans l’énorme carcasse du support cinétique.
Nubai l’attendait dans une vaste salle circulaire au centre de laquelle se trouvait le processeur principal, un énorme terminal informatique couvert d’hologrammes affichant des cascades de données diverses.

Projet Nathalie / Florence – phrases 110-114

Los animales consiguieron un amplio apoyo dentro de la población civil, no sólo dentro de estos grupos de activistas. Eran, para muchos, la encarnación del sueño antibelicista y el regreso a la naturaleza, corrompida por la modernidad. Todos, desde la señora que hacía las compras en el supermercado hasta dirigentes y funcionarios de alto nivel, sentían alguna simpatía por la causa animal. En apariencia, el mundo no había cambiado: las personas seguían viviendo en casas y departamentos, trabajaban, se reproducían y cuando no incurrían en ningún acto de rebeldía, morían de muerte natural. Sólo que ahora eran mascotas, y los animales eran amos.

Traduction temporaire :
Les animaux reçurent un large soutien au sein de la population civile, et pas seulement parmi ces groupes d'activistes. Pour un grand nombre d'entre eux, ils étaient l'incarnation du rêve anti-belliqueux et le retour à la nature, corrompue par la modernité. Tous, de la ménagère qui faisait ses courses au supermarché, jusqu'aux dirigeants et fonctionnaires de haut niveau, éprouvaient de la sympathie pour la cause animale. En apparence, le monde n'avait pas changé : les gens continuaient à vivre en maisons et appartements, travaillaient, se reproduisaient et quand ils ne tombaient pas dans quelque acte de rébellion, décédaient de mort naturelle. Sauf que désormais, c'étaient eux les animaux domestiques, tandis que ces derniers étaient les maîtres.

samedi 19 novembre 2016

Projet Alexia / Sonita – phrases 214-218

Nadie estaba seguro de nada después de aquellos días. Así que sucedió algo hasta cierto punto inevitable. Mis amigos y yo debíamos devolver los locos (sobre todo las locas) al hospital. Pero como resultado de una confusión, algunos de mis amigos viven hoy en el Psiquiátrico y algunos de los que fueron extras de Skate Fiction Days hoy son personajes del under habanero.
Nada que tenga mucha importancia.

Traduction temporaire :
Après les événements des jours derniers, personne n’était plus sûr de rien. Ce qui explique qu'il se soit passé quelque chose dans une certaine mesure inévitable. Mes amis et moi, nous devions rendre les fous (surtout les folles) à l’hôpital. Sauf que, suite à une confusion, certains de mes amis vivent aujourd’hui à l’hôpital psychiatrique alors que quelques-uns des extras du Skate Fiction Days sont à présent des personnages du sous-monde de la Havane.
Rien de bien important.

Projet Laëtitia / Michaël – phrases 12-15

La bala de cañón acepta su fortuna, pero su causa no ha sido la de aquellos que la controlan. En el instante último desafía una vez más todo conocimiento y toda ley y cumple su  causa más íntima. Se eleva con todo su ser de plomo, abandona la superficie que la ata y logra la maravilla del vuelo.
Muere de una sola palabra, libre como nunca antes, pero cierta que no conseguirá la redención.

Traduction temporaire :
La balle de canon accepte son sort, mais ses raisons n’ont aucun lien avec les raisons de ceux qui les contrôlent. Au dernier moment, elle défie une fois de plus toute connaissance, toute loi et accomplit son devoir le plus intime. Elle s’élève entièrement avec son être de plomb, abandonne la surface qui la retient et réussit à merveille son vol.
Elle meurt en un seul mot, libre comme jamais auparavant, pourtant certaine qu’elle n’obtiendra pas la rédemption.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 106-114

Observo cómo Danny se baja las mangas de la camiseta, señal de que tiene algo de frío. Lo hace con las dos mangas, aunque solo uno de sus brazos es biológico; el otro es una prótesis. Ese tipo de detalles es lo que más me choca de los humanos; su incapacidad para desprenderse de antiguos hábitos. Para desprenderse, al fin y al cabo, de sus limitaciones biológicas. O, al menos, la ausencia de intención para hacerlo.
Se le escapa un bostezo y se dirige al cuarto de baño. Está allí dentro unos minutos. Mientras, sirvo el té y le echo una pizca de azúcar, tal y como a él le gusta. Escucho la cisterna. El correr del agua por el lavabo. Cuando vuelve, se sienta de nuevo en la misma silla.

Traduction temporaire :
J'observe Danny baisser les manches de sa chemise, signe qu'il a un peu froid. Il rabat les deux, même si seul un de ses bras est biologique. L'autre est une prothèse. Ce type de détails est ce qui me choque le plus chez les humains, leur incapacité à se détacher de vieilles habitudes. À se détacher, en fin de compte, de leurs limites biologiques. Ou, du moins, l'absence d'intention de le faire.
Il laisse échapper un bâillement et va dans la salle de bain, où il reste quelques minutes. Pendant ce temps, je sers le thé et y ajoute une pincée de sucre, comme il aime. J'entends la chasse d'eau. Le robinet du lavabo. Quand il revient, il s'assied sur la même chaise.

Projet Lauriane / Nasserra – phrases 19-23

Cuando nos mudamos, planté flores en el terreno y traté de organizar una pequeña huerta, pero nada prendía en esa tierra de arcilla mojada. Todo se pudrió al poco tiempo en nuestro pedazo de terreno en la península de la Florida. Nuestro jardín era un útero de barro infértil con un buzón de lata amarilla lleno de propaganda y cupones. Saboree el arco iris: caramelos Skittles. Cupón de descuento por U$D 0,99 válido hasta 1.04.2001.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

vendredi 18 novembre 2016

Projet Estelle / Sylvie – phrases 11-19

Sus lágrimas caían sobre los mechones despeinados de Hox Hendrix, que tapaban sus ojos sin vida. Con delicadeza, le retiró el pelo de la cara para poder contemplar su rostro. Ella le amaba. Aunque nunca se hubiera atrevido a decírselo. Siempre le había amado.
De los labios del fallecido, brotó un macabro vómito que manchó de sangre el vestido de la secretaria. Fue algo súbito, pero ella ni se inmutó. Siguió abrazada al cadáver, balanceándose rítmicamente como si estuviera cantando una nana a un recién nacido. Una canción muda, pues las lágrimas se le escurrían por la garganta ahogándole la voz.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Wendy / Magali 2 – phrases 11-18

Pero algo le frena, y no es otra cosa que la presencia de Ana. La ha visto bailando al fondo, entre la marabunta aquella. ¿Para qué perder los últimos minutos de su vida con aquel gilipollas de Marcos pudiendo morir abrazándola a ella?
—Perdón, perdón —dice mientras se abre camino hasta Ana.
Ya casi ha llegado. Tiene calor, le sobra la chaqueta y las luces estroboscópicas y los flashes le traen mareado. El roce con la gente caldea su ánimo y le vuelve un poco violento. Aún así, no hay tiempo para peleas, se lo ha prometido.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Hélène 5 – phrases 357-361

¡¿El comandante “Truck”…?!, se desternilló de risa el burlón de hacía un momento. No le hizo caso y prosiguió. Un oficial de la Marina peruana, el hombre que comandó el destacamento militar que cometió esa masacre, en Ayacucho, y que luego, en Lima, dirigió al grupo que ejecutó a Manuel, mi amigo. ¿Cómo, está por aquí?, se extrañó Clyde. Sí, a raíz de las múltiples denuncias, su nombre se había hecho público y a los militares no les quedó más remedio que quitarlo del medio, que esconderlo.

Traduction temporaire :
Le Commandant “Truck”… ?! se tordit de rire le comique de tout à l’heure. Il l’ignora et poursuivit : un officier de la Marine péruvienne, l’homme à la tête du détachement militaire responsable de ce massacre à Ayacucho, puis du groupe qui a exécuté mon ami Manuel à Lima. Quoi, il est dans le coin ? s’étonna Clyde. Oui, son nom a été rendu public suite à de multiples plaintes et les militaires n’ont pas eu d’autres choix que de l’écarter, le cacher. 

Projet Marjorie / Maïté – phrases 27-31

-Hay dos guapos mozos que en cada personaje ven un retrato de una persona que conocen.
-Pues dale un coscorrón a cada uno de esos guapos mozos, para que aprendan a ver la falta y no el culpable, y para que sean más nobles y no crean tan bajo al autor.
-Señor, señor, veo a dos que están a punto de desafiarse, porque el uno dice que el autor es frío, y el otro que demasiado caliente.
-Déjalos que se rompan las narices, que los dos piden peras al olmo.
Habló después el muchacho de infinidad de tipos, que no dejaron de servirme de diversión: poetas que jamás han escrito un verso, literatos que ¡Dios nos asista!, críticos ignorantes que hallaban un defecto en el perfil de cada letra, y amigos desconsiderados que todo lo aplaudían; finalmente dijo:

Traduction temporaire :
— Eh bien donne un coup sur la tête à chacun de ces adorables jeunes hommes pour qu’ils apprennent à voir la faute et non le coupable et qu’ainsi plus nobles, ils ne rabaissent pas autant l’auteur.
— Monsieur, Monsieur, j’en vois deux sur le point de se défier. Il y en a un qui affirme que l’auteur est froid et l’autre qu’il est trop chaud.
— Laisse-les se bouffer le nez, les deux demandent la lune.
Ensuite, le gamin parla d’une quantité infinie de types qui n’ont pas arrêté de me distraire : des poètes n’ayant jamais écrit un vers, des lettreux qui… – Dieu nous vienne en aide ! –, des critiques ignorants qui objectaient sur la moindre lettre et des amis malotrus qui applaudissaient tout et rien ; finalement, il dit :

lundi 14 novembre 2016

Projet Sonita / Alexia – phrases 200-213

Yo miraba a la doctora de las uñas pintadas pronunciando las palabras de despedida del encuentro. Usaba una blusa transparente. No sé qué era lo que estaba despidiendo.
—Pero he venido aquí gracias a ti, y aquí he visto algo sorprendente.
Aplausos. La gente empezó a abandonar los asientos.
Algunos no pudieron levantarse, pero…
—¿Quién es la chica?
…estaba claro que todo había terminado.
—Soy yo —le dije. Al fin.
Él se acomodó los espejuelos y me miró.
—¿Estás seguro?
—No.

Traduction temporaire :
Je regardais la doctoresse aux ongles vernis en train de prononcer le discours de clôture de l’événement. Elle portait un chemisier transparent. J’ignore ce à quoi elle disait au revoir.
— Mais je suis là, grâce à toi. Et j’ai vu quelque chose de surprenant, ici.
Des applaudissements. Les gens ont commencé à quitter leurs sièges.
Il y en a eu qui n’ont pas pu se relever, mais…
— C’est qui la fille ?
… il était évident que tout était terminé.
— C’est moi, lui ai-je avoué. Finalement.
Il a ajusté ses lunettes et m’a regardé.
— Tu es sûr ?
— Non.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 98-105

―O sea, que no tienen interpretación.
Cruzo las piernas y me cruzo también de brazos, apoyándome en la encimera de la cocina. No necesito descansar ninguna parte de mi estructura, pero sé que adoptar posturas típicas de los humanos ayuda siempre a mejorar la comunicación con ellos.
―Yo creo que sí. Tienen interpretación, pero no significado. Hablan de vuestro subconsciente, esa parte que funciona a escondidas del cerebro. Pero no se puede hablar de los sueños en términos de coherencia, no son eso. Solo son… indicadores de lo que hay por debajo de la superficie.

Traduction temporaire :
― Autrement dit, on ne peut pas les interpréter.
Je croise les jambes et aussi les bras, en appui sur le plan de travail de la cuisine. Je n'ai besoin de détendre aucune partie de ma structure. Cependant, je sais qu'adopter des postures typiques des humains aide toujours à améliorer la communication avec eux.
― Moi, je crois que si. On peut les interpréter, mais pas leur donner du sens. Ils parlent de votre subconscient, cette zone qui fonctionne en cachette du cerveau. Néanmoins, on ne peut pas parler des rêves en termes de cohérence, ce n'est pas ce qu'ils sont. Ils sont juste… des indicateurs de ce qu'il y a sous la surface.

Projet Elsa 2 – phrases 54-58

-Bienvenida, señora Leila- dijo una voz femenina que parecía emerger de las mismas paredes del edificio-. Soy Sherezade, la Inteligencia Artificial del Centro. Si tiene la amabilidad de seguirme.
Un pequeño cuerpo robótico le salió al paso y la precedió por los anchos pasillos del Centro de Investigación. En dos ocasiones se encontraron con robots similares, de estilizados cuerpos humanoides la mitad de altos que ella.

Traduction temporaire :
— Soyez la bienvenue, Madame Leila, l’accueillit une voix féminine qui semblait émerger directement des murs du bâtiment. Je suis Sherezade, l’Intelligence Artificielle du Centre. Si vous voulez bien me suivre.
Un petit corps robotique vint à sa rencontre et la précéda à travers les larges couloirs du Centre de Recherche. Elles croisèrent à deux reprises des robots similaires, aux corps humanoïdes fuselés, moitié plus petits que Leila.

Projet Justine / Elena – texte 57

Atropello

(1741 – 1999)

Las corrientes cambian cada seis meses, los cardúmenes cada cuatro. Las ballenas pasan una vez al año.
Vos enseguida notaste ese ritmo llevás correctamente la cuenta. 258 años.
258 años sobre la arena. Sin sentir el sol sobre cubierta, ni el viento inflando las velas. Habitado por ostras, corales y estrellas.
Has pasado 258 años inmóvil, bajo el mar.
—Resisto porque sé adaptarme a los cambios —dijiste cierta vez en voz alta.
Después de varios meses y como quien, por fin, ha llegado a una conclusión luego de serias cavilaciones, agregaste con tu ronca voz de madero:
—Ya no tengo a qué temerle, por eso soy feliz.
Es posible que esto haya sido allá, por el año 1873.
Pero en 1873 te equivocabas.
Hoy llegaron ellos.
Un buzo es un hombre que no parece un hombre.
Su cara, enmascarada. Su cuerpo, disimulado bajo un traje absurdo. Sus pies, son los pies de un animal.
No podés entender cómo logra respirar.
Estos hombres traen luces poderosas, y sogas, y extrañas herramientas. Escarban el lecho marino, enturbian el agua, ensucian.
Arrancan las algas que te acunaban. Echan los peces que protegías.
Te penetran.
Remueven tus entrañas. Te desmembran, te hachan. Rapiñan tus tesoros. No muestran respeto, no, ni siquiera ante los huesos, matando los fantasmas que albergabas.
Te has quedado solo.
—Hace más frío que nunca —pensás.

Traduction temporaire :

Abus

(1741-1999)

Les courants changent tous les six mois, les bancs de poissons tous les quatre mois. Les baleines passent une fois par an.
Immédiatement, tu as noté ce rythme et parfaitement tenu les comptes. 258 ans.
258 ans sur le sable. Sans sentir le soleil sur le pont, ni le vent gonflant les voiles. Habité par des huîtres, des coraux et des étoiles.
Tu as passé 258 ans immobile, sous l'océan.
— Je résiste parce que je sais m'adapter aux changements, as-tu affirmé une fois à voix haute.
Au bout de plusieurs mois, et comme qui est enfin arrivé à une conclusion après d'intenses réflexions, tu as ajouté avec ta voix rauque de madrier :
— Je n'ai plus à le craindre, voilà pourquoi je suis heureux.
Il est possible que cela ait eu lieu vers l'année 1873.
Or, en 1873 tu te trompais.
Eux, ils sont venus aujourd'hui.
Un plongeur est un homme qui ne ressemble pas à un homme.
Son visage, masqué. Son corps, dissimulé sous une combinaison absurde. Ses pieds, les pieds d'un animal.
Tu ne comprends pas comment il arrive à respirer.
Ces hommes apportent des lumières puissantes, des cordes, et des outils étranges. Ils remuent les fonds marins, troublent l'eau, salissent.
Arrachent les algues qui te berçaient. Chassent les poissons que tu protégeais.
Te pénètrent.
Ils vrillent tes entrailles. Te démembrent. Te hachent. Pillent tes trésors. Ne témoignent aucun respect, non ; pas même vis-à-vis des ossements, tuant les fantômes que tu abritais.
Tu es resté seul.
— Il fait plus froid que jamais, conclus-tu.

Projet Justine / Elena – texte 56

CERDO

Era una mujer. La vi venir desde lejos, bajaba la cuesta a tropezones. Se caía, se volvía a levantar. Intentó volverse un par de veces, trepar la sierra. No pudo. Continuó desbarrancándose. Hasta que se topó con el chiquero. Entró temblando —de cansancio— supuse. Y se acostó entre nosotros, en el barro.
Sus piernas, sus brazos, estaban cubiertos de moretones; el pelo en desorden; la blusa y la falda, rotas.
—Viene cayendo desde hace mucho —pensé.
Durmió varias horas.
Cuando reaccionó caminó hasta el comedero.
Una chancha llorando no conmueve a nadie. Es patético. Grotesco. Ella debe saberlo, porque da vuelta la cara, esconde las lágrimas.
Ahora está en mi manada. Tarde o temprano tendrá que entrar en celo. Si todavía llora, será su problema.

Traduction temporaire :

Porc

C'était une femme. Je la vis arriver de loin. Elle descendait la côte en trébuchant. Elle tombait, se relevait. Elle tenta de se retourner par deux fois, d'escalader la montagne. En vain. Elle retomba. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur la porcherie. Elle y entra, tremblante – de fatigue, supposai-je. Et s'allongea au milieu de nous, dans la boue.
Ses jambes et ses bras étaient couverts de bleus, elle avait les cheveux en bataille, son chemisier et sa jupe étaient déchirés.
— Elle doit tomber depuis longtemps, me dis-je.
Elle dormit plusieurs heures.
Quand elle se réveilla, elle avança jusqu'à l'auge.
Une truie qui pleure n'émeut personne. C'est pathétique. Grotesque. Elle doit le savoir parce qu'elle tourne la tête et cache ses larmes.
Maintenant, elle est dans mon troupeau. Tôt ou tard, il faudra qu'elle ait ses chaleurs. Si elle pleure toujours, ce sera son problème.

Projet Justine / Elena – texte 55

Discreto

He muerto ayer a la mañana.

Mi cara estaba flaca y blanca. Las sábanas arrugadas. Los zapatos bajo la cama.
Frío no, calor tampoco. Ninguna incomodidad, ni molestias.
Consternación familiar. Gritos y silencio. Llanto frenético. Alivio contenido.
El cuerpo pasando, qué digo, soportando, los ritos de costumbre.
Durante la noche ante el féretro vigilia, posta de oraciones. El rosario susurrado por turnos.
Tres y media de la tarde, plena siesta de diciembre, lenta caravana. Fui el único que no transpiraba.
Mi mujer frente a la tumba. El cajón bajo la lápida.
Algunos pañuelos húmedos.
De a dos, de a tres, parientes, amigos, se fueron todos.
Ahora, otra vez la noche. El cementerio vacío.
Nadie viene a buscarme.
¿Dónde ir? Ni siquiera me han dejado los zapatos.

Traduction temporaire :
Discret

Je suis mort hier matin.

Mon visage était émacié et blanc. Les draps froissés. Mes chaussures sous le lit.
Froid, non, chaleur non plus. Aucun inconfort, aucune gêne.
Consternation familiale. Cris et silence. Sanglots frénétiques. Soulagement contenu.
Mon corps passant, que dis-je, supportant les rites habituels.
Pendant la nuit, veillée devant mon cercueil, succession de prières. Le rosaire murmuré à tour de rôle.
Trois heures et demie de l'après-midi, en pleine sieste de décembre, lente caravane. Je fus le seul à ne pas transpirer.
Ma femme devant ma tombe. Mon cercueil sous la pierre tombale.
Des mouchoirs humides.
Par deux ou par trois, mes proches, mes amis s'en allèrent tous.
Maintenant, de nouveau la nuit. Le cimetière vide.
Personne ne vient me chercher.
Où aller ? On ne m'a même pas laissé mes chaussures.

Projet Pauline M.G. – phrases 125-134

Ella lo miró con cierta rabia y después acarició al perro. Galaor ladró. Un par de autos competían una carrera de piques a lo lejos. Se escuchaba el ruido de los motores. Por la autopista no dejaban de circular los carros rápidamente, dejando una estela de ruido que rebotaba contra el techo del puente.
La yerba se acabó. La chica se acercó al Espantajo,  se sentó a su lado. Él la miró bastante fastidiado queriendo zafarse de la situación. Pero había algo en ella que lo encandilaba y no podía resistirse a ese acercamiento. Cuando estuvo a su lado,  ella colocó muy despacio su cabeza sobre las piernas del chico.

Traduction temporaire :
Elle le regarda avec colère puis caressa le chien. Galaor aboya. Deux voitures faisaient des courses de vitesse au loin. Elle écoutait le vrombissement des moteurs. Sur l'autoroute, ça ne ralentissait pas et le bruit résonnait contre le toit du pont.
Le joint était fini. La petite s'approcha de l’Épouvantail et s'assit à côté de lui. Il la regarda, assez énervé, voulant échapper à cette situation. Mais il y avait quelque chose en elle qui le séduisait et il ne pouvait résister à cette proximité. Quand elle fut près de lui, elle posa doucement sa tête sur les jambes du jeune homme.

samedi 12 novembre 2016

Projet Chloé 12 – phrases 115-123

La oscuridad ahí dejó de estar de nuestro lado, el alumbrado público esta completo y ambas aceras iluminadas del todo. Continuamos por la derecha y cerca a La Breña, el sonido de un camión porta-tropas acercándose por la avenida se volvió a escuchar. Lo reconocí, hasta diría que era el mismo que habíamos sorteado antes. Nos jodimos, dije. No había lugar alguno donde ocultarse. «¡La bandera, la bandera!», gritó Fredy. «Mierda, dijo Rubén. Caballero, nomás, todos al medio». Entonces nos alineamos en el centro de la vía. Como si lo hubiéramos ensayado. Rubén, adelante; Fredy, después; la bandera blanca y yo, al final.

Traduction temporaire :

À ce moment-là, l'obscurité cessa d'occuper notre côté. L'éclairage public est total et les deux trottoirs entièrement illuminés. Nous poursuivîmes par la droite et près de La Breña, nous entendîmes de nouveau le bruit d'un camion de transport de troupes s'approchant par l'avenue. Je le reconnus. J'aurais même pu affirmer qu'il s'agissait de celui que nous avions évité avant. On est foutus, pestai-je. Il n'y avait aucun endroit où se cacher. « Le drapeau, le drapeau ! » cria Fredy. « Merde ! s'exclama Rubén. Quelle bande de couillons, tous au milieu ! » Alors, nous nous alignâmes en plein milieu de la chaussée, comme si nous avions répété. Devant, Rubén ; ensuite, Fredy, le drapeau blanc, et moi, en dernier.

vendredi 11 novembre 2016

Projet Nathalie / Florence – phrases 107-109

Tiempo después, con la ayuda de un mastín italiano llamado Freddo, que había pasado su vida encerrado en un departamento con sus amos, un programador y una community manager que formaban parte de una ONG de lucha en contra del maltrato animal, Olaf y un pequeño grupo de ex usuarios de Animalia tomaron la web por asalto, abriendo cuentas de Facebook, Twitter y Google+. Bastó, para ello, una pequeña modificación en el intercom. Con la complicidad de activistas veganos, organizaciones protectoras de animales y ecoterroristas, los perros de las fuerzas armadas y de seguridad boicotearon o tomaron el control de destacamentos militares, comisarías y centros de inteligencia.

Traduction temporaire :
Quelque temps plus tard, avec l’aide d’un mâtin de Naples prénommé Fred, qui avait passé sa vie enfermé dans un appartement avec ses maîtres - un programmateur et une community manager qui militaient dans une ONG luttant contre la maltraitance animale -, Olaf et un petit groupe d’ex utilisateurs d’Animalia prirent le Web d’assaut en ouvrant des comptes Facebook, Twitter et Google+. Il suffit pour cela d’une petite modification dans l’intercom. Avec la complicité d’activistes vegans, d’organisations protectrices des animaux et d’écoterroristes, les chiens des forces armées et de sécurité boycottèrent ou prirent le contrôle de détachements militaires, commissariats et centres de renseignements.

Projet Sonita / Alexia – phrases 188-199

Nadie preguntaba por King. Pero llegaron rumores. Lo habían visto caminando por ahí con una gorra de béisbol, caminando mucho bajo el sol. Lo habían visto conversando con camareras, comprándoles helado a los niños. Y King sí preguntaba por alguien. Pero nadie sabía responder.
El día de la clausura me preguntó a mí.
Who’s the girl?
Sospecho que para entonces él sospechaba la respuesta. Yo no. Yo no la supe hasta ese momento.
Are you sure?
—Yo solo soy un viejo escritor americano —me dijo—. No he visto muchas cosas.

Traduction temporaire :
Personne ne demandait où était King. Mais il y a eu des rumeurs. On l’avait vu se balader ici et là, marchant beaucoup sous le soleil. On l’avait aperçu en train de parler avec des serveuses, achetant des glaces aux enfants. King, lui oui, il cherchait quelqu’un. Mais personne ne savait lui répondre.
Le jour de la clôture, il m’a posé la question à moi.
Who’s the girl ?
Je me doutais qu'il se doutait déjà de la réponse. Moi pas. Moi, je ne l'ai pas su jusqu'alors.
Are you sure ?
— Je ne suis qu’un vieil écrivain américain, moi, m’a-t-il confié. Je n’ai pas vu grand-chose.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 90-97

―Bueno, es complicado ―me levanto y me dirijo hacia la tetera. El té sigue reposando y lo remuevo un poco con la cuchara. Me vuelvo hacia Danny y continúo hablando de pie―. Según parece, los sueños no son más que residuos de vuestras experiencias que quedan registrados en alguna parte de la memoria, y no necesariamente de forma consciente. Por la noche, cuando dormís, vuestro organismo se ralentiza y entonces esos recuerdos afloran. Es cuando el cerebro, o más bien una parte del cerebro, el hipocampo, los reorganiza de una manera alternativa. Creativa. Y salen las historias absurdas que ya conoces.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Cindy 4 – phrases 172-178

Y abría con furia los armarios de su cuarto de vestir, tiraba desatinadamente la ropa al suelo. Fue entonces cuando alguien o algo golpeó en los cristales de la ventana. Había corrido, no supo cómo ni con qué insólita valentía, hacia la ventana. La había abierto. Era el árbol, el gomero que un gran soplo de viento agitaba, el que golpeaba con sus ramas los vidrios, el que la requería desde afuera como para que lo viera retorcerse hecho una impetuosa llamarada negra bajo el cielo encendido de aquella noche de verano. Un pesado aguacero no tardaría en rebotar contra sus frías hojas. ¡Qué delicia! Durante toda la noche, ella podría oír la lluvia azotar, escurrirse por las hojas del gomero como por los canales de mil goteras fantasiosas.

Traduction temporaire :
Et, furieuse, elle ouvrait les armoires de son dressing, jetait frénétiquement les vêtements par terre. C'est à ce moment-là que quelqu'un ou quelque chose frappa aux carreaux. Elle courut vers la fenêtre, ne sachant ni comment ni avec quel courage insolite. Elle ouvrit. C'était l'arbre, le caoutchouc qui, agité par une bourrasque, frappait aux carreaux avec ses branches, qui l'appelait de l'extérieur, comme pour qu'elle le regarde se tordre, en une impétueuse flambée noire, sous le ciel enflammé de cette nuit d'été. Une grosse averse ne tarderait pas à rebondir sur ses feuilles froides. Quel délice ! Jusqu'au lever du soleil, elle pourrait entendre la pluie fouetter, se faufiler entre les feuilles du caoutchouc semblables aux canaux de milles gouttières présomptueuses.

jeudi 10 novembre 2016

Projet Hélène / Audrey – phrase 104

Decir que disfrutaba su compañía es poco; en verdad la quería de un modo profundo, pero mi miedo era tan fuerte, que no me atrevía a hablarle en el colegio, ni mucho menos a levantar la voz contra el escarnio del que era víctima (sabía muy bien que ponerme de su parte significaría convertirme, lo mismo que mi amiga, en una especie de piñata que las demás niñas del salón golpearían sin misericordia).

Traduction temporaire :
C'est peu dire que j'appréciais sa compagnie ; en vérité, je l’aimais profondément, mais ma peur était si forte que je n’osais pas lui parler à école, encore moins m'élever contre les moqueries dont elle était victime (je savais pertinemment que prendre son parti reviendrait à devenir comme mon amie, une espèce de piñata dans laquelle les autres filles de la cour taperaient sans pitié.

Projet Hélène 5 – phrases 349-356

En Lima nos acusaron de complicidad con el terrorismo y, una mañana, mi colega amaneció muerto en una calle perdida, con un balazo en la nuca. Yo tuve que esconderme. ¿Y por eso estás aquí?, dijo Clyde. Es una de las razones, respondió, vacilante. Los ojos de Clyde de pronto le parecieron benignos, protectores. ¿Y cuáles serían las otras, hermano? La otra, precisó, ya sin dudas. La otra es que estoy aquí, no sólo por escapar, por salvarme, por ganarme la vida como cualquier inmigrante, sino porque también estoy buscando a alguien, al Comandante “Camión”.

Traduction temporaire :
À Lima, on nous a accusés de complicité avec les terroristes et un matin, mon collègue a été retrouvé mort dans une rue isolée, une balle dans la nuque. J’ai dû me cacher. C’est pour ça que tu es ici ? demanda Clyde. Il s’agit d’une des raisons, répondit-il, hésitant. Le regard de Clyde lui sembla soudain inoffensif et protecteur. Et quelles sont les autres, mon frère ? L’autre, précisa-t-il, sans ciller, cette fois-ci. Je suis là pas seulement pour fuir, sauver ma peau, gagner ma vie comme n’importe quel migrant, mais aussi parce que je recherche quelqu’un, le Commandant « Camion ».

mardi 8 novembre 2016

La chanson du mardi – choisie par Elena

Buena Vista Social Club - Lágrimas Negras
https://youtu.be/or78iiexGsk

lundi 7 novembre 2016

Projet Estelle / Sylvie – phrases 6-10

Entre sollozos, la secretaria intentó mover el cuerpo inerte de su jefe. Quería apoyar la cabeza del difunto sobre su falda, pero no podía con tanto peso. Era demasiado menuda. Viendo que el esfuerzo era inútil, se abrazó a él, a Hox Hendrix, su jefe, y siguió llorando desconsoladamente.
Estaba desesperada.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

samedi 5 novembre 2016

Projet Pauline M.G. – phrases 116-124

—Casi nada: volarías en mil pedazos— el Espantajo le devolvió el troncho— No seas malcriada y ni se te ocurra cruzar, que el perro iría detrás tuyo... No quiero que se muera.
— ¿Y yo no te importo?— le preguntó recibiéndolo.
—No mucho— le contestó mientras apoyaba la espalda contra el muro de la baranda que separaba la autopista de la vereda.
—Lo suponía— le contestó con cierta tristeza.
—Después de todo lo que me has dicho... ¡¿Estás loca o qué te pasa?! Sólo vine acá porque hace tiempo que no consigo una cantidad de yerba considerable como para estar en algo, lo demás no me importa...

Traduction temporaire :
— Presque rien, tu exploserais en mille morceaux. L'Épouvantail lui rendit le joint. Sois pas têtue et t'avise pas de traverser, le chien te suivrait… Je ne veux pas qu'il meurt !
— Et moi, tu t'en fiche ? lui demanda-t-elle en prenant le joint.
— Plus ou moins, railla-t-il en s'adossant contre la barrière qui séparait l'autoroute du sentier.
— Je m'en doutais, répondit-elle avec une certaine tristesse.
— Après tout ce que tu m'as dit… Tu es folle ou quoi ? Je suis venu ici seulement parce que ça fait longtemps que je suis pas tombé sur une telle quantité d'herbe aussi bonne. Le reste, je m'en fiche...

jeudi 3 novembre 2016

Projet Elena 13 – phrases 160-170

Lo natural era lindo, pero había que concederle un espacio a lo no natural. Sin él no hubiera tolerado tanta ausencia. Porque papá fue esfumado y mamá incendiada. Y me quedé sola acompañada de Xlött. En la entrada a los socavones había que ofrecerle koft y kütt a Malacosa y pedirle que intercediera por nos. Malacosa sabía lo q’era bueno. El mundo era rico, mas los cristales de Alba lo enriquecían aún más. Lo llenaban de portales a espacios bienhechores. Había portales al espanto tu. Eso me gustaba de los cristales. Uno no sabía qué iba a visitarnos. El cristal no hacía todo el trabajo, era un zap que dialogaba con noso cerebro.

Traduction temporaire :
Le naturel était beau, mais il fallait ménager de l'espace au non naturel. Sinon, je n'aurais pas toléré toutes ces absences. Parce que papa avait été effacé et maman brûlée. Et je suis restée seule, en compagnie de Xlött.À l'entrée des galeries, il fallait faire une offrande de koft et de kütt à Malacosa et lui demander d'intercéder pour nous. Malacosa savait ce qui était bon. Ce monde était déjà riche, mais les cristaux d'Alba l'enrichissaient encore. Ils le garnissaient de portails ouverts menant vers des espaces bienfaiteurs. Il y avait aussi des portails donnant sur l'épouvante. J'aimais cela dans les cristaux. On ignorait ce qui allait nous tomber dessus. Le cristal ne faisait pas tout le travail, il s'agissait d'un zap qui dialoguait avec notre cerveau.

Projet Justine / Elena – texte 53

Retrato de mujer con esperanza

Cuenta el número de paquetes de regalo, nietos, cubiertos en la mesa, portaservilletas con la cara de Papá Noel y porciones de helado. Observa el pino, cargado, sobrecargado, con las luces y los adornos típicos de la ocasión. Roza con los dedos el mantel blanco de hilo paraguayo que su madre usaba cada 25 de diciembre y se sienta a esperar el arribo de la familia.
De no saber lo que sabe, sería feliz.
Sabe que ella es un personaje de ficción. Sabe que un personaje de ficción nunca traspasa su mundo imaginario. Sabe, por lo tanto, que este anhelo entrañable de ver a los suyos vivir más allá de estas líneas está condenado a la frustración. Sin embargo, la esperanza es una perra que nunca suelta la presa.

Traduction temporaire :
Elle compte le nombre de cadeaux, de petits-enfants, de couverts sur la table, de porte-serviettes à l'effigie du Père-Noël et de portions de glace. Elle observe le sapin, chargé, surchargé avec les lumières et les décors typiques sortis pour l'occasion. Avec ses doigts, elle effleure la nappe en coton blanche brodée en fil du Paraguay que sa mère utilisait chaque 25 décembre et s'assied en attendant l'arrivée de sa famille.
Si elle ne savait pas ce qu'elle sait, elle serait heureuse.
Elle sait qu’elle est un personnage de fiction. Elle sait qu’un personnage de fiction ne franchit jamais le monde imaginaire auquel il appartient. Par conséquent, elle sait que son profond désir de voir les siens vivre au-delà de ces lignes est condamné à la frustration. Et pourtant, l’espoir est un chien qui ne lâche jamais sa proie.

mercredi 2 novembre 2016

Projet Hélène / Audrey – phrases 104-105

Eso me gustó de ella, así como la rápida complicidad que se estableció entre nosotras, pues ambas compartíamos las más asombrosas y mágicas ideas acerca del mundo y de las cosas: al igual que yo, adoraba los días sin sol, los juguetes antiguos y a los gatos antes que a los perros. Por ella conocí los cuentos de Scheherazade (donde los ladrones son hervidos en tinajas de aceite), la mitología griega (con Cronos que devoraba a sus hijos) y un sinfín de leyendas polacas, pobladas de hombres lobo, fantasmas en campanarios y dragones que descuartizan a valientes caballeros.

Traduction temporaire :
Cela me plut, tout comme la complicité qui s'établit rapidement entre nous, car nous partagions les idées les plus étonnantes et magiques sur le monde et sur les choses : comme moi, elle adorait les jours sans soleil, les jouets anciens et les chats plutôt que les chiens. Grâce à elle, je découvris les contes de Shéhérazade (où les voleurs sont plongés dans des jarres d'huile bouillante), la mythologie grecque (avec Chronos qui dévorait ses fils) et un nombre incalculable de légendes polonaises, peuplées de loups-garous, de fantômes errant dans des clochers et de dragons taillant en morceaux de preux chevaliers.

Projet Hélène 5 – phrases 343-348

¿A cuántos mataron?, inquirió Clyde. No se sabe, setenta, ochenta tal vez. Clyde, con gesto pensativo, pasándose la mano por el mentón, lo interrumpió. En May Lay, en Vietnam, los nuestros mataron a una treintena y esa masacre disparó de algún modo el fin de la guerra. No ha sido el caso en el Perú, respondió él. Meses después de la matanza, fui con Manuel, un colega, hasta el lugar, a conseguir pruebas, a recuperar vestigios, y removimos la tierra, nos hundimos en el barro, y encontramos huesos calcinados.

Traduction temporaire :
Combien ils en ont tué ? s’enquit Clyde. On ne sait pas, soixante-dix, peut-être quatre-vingts. Clyde l’interrompit, l' air pensif, passant sa main sur son menton. À My Lai, au Vietnam, les nôtres ont tué une trentaine de personnes dans un massacre qui a d’une certaine manière sonné la fin de la guerre. Ça n’a pas été le cas au Pérou, répondit-il. Des mois après, je me suis rendu sur les lieux avec Manuel, un collègue, pour recueillir des preuves et des pièces à conviction. On a retourné la terre, on s’est enfoncés dans la boue, et on a trouvé des os calcinés.

Projet Nathalie / Florence – phrases 100-106

“Quiero hablar con Olaf. Podemos llegar a un acuerdo”, dijo.
Apenas le dejaron completar la frase. Minutos después, lo único que quedaba de Svensson, el brillante etólogo que introdujo a los animales en la web, eran los huesos del espinazo y la tela raída del pantalón, desparramados por el porche de su casa.

4.

Las agresiones y atentados se multiplicaron. ProLabs suspendió a todos los usuarios, pero ya era tarde. Las reuniones clandestinas de mascotas se celebraban en todas las esquinas y baldíos de las ciudades. Se los escuchaba a ladrido y maullido limpio, desde los fondos de las casas suburbanas.

Traduction temporaire :

« Je veux parler à Olaf. Nous pouvons parvenir à un accord », dit-il. À peine le laissa-t'on finir sa phrase. Quelques minutes plus tard, il ne restait de Svensson, le brillant éthologue qui avait introduit les animaux sur le web, que les os de sa colonne et la toile usée de son pantalon, éparpillés sur le porche de sa maison.

4.

Les agressions et attentats se multiplièrent. ProLabs coupa l'accès à tous les usagers. Il était déjà trop tard. Les réunions clandestines des animaux domestiques avaient lieu dans tous les coins et terrains vagues de la ville. Dans les banlieues, du plus profond des maisons, on les écoutait aboyer et miauler à la mort.

Projet Chloé – micros série 1

*

Seguía persiguiéndome. Sus garras rozaban mi espalda. Se oía “¡la comida!”. De pronto, mi madre me sacó el casco de realidad virtual y me fui a cenar.
Il continuait de me poursuivre. Ses griffes frôlaient mon dos. On entendait "à table !". Tout à coup, ma mère a ôté mon casque de réalité virtuelle et je suis allé dîner.

*

Fue la persona más intratable que conocí en mi vida y sin embargo todavía leo sus novelas. Mejor homenaje no se me ocurre.
Il aura beau avoir été la personne la plus intraitable que j'ai connue de ma vie, je lis encore ses romans. Je n'ai pas en tête de meilleur hommage.

*

La mano rítmica y obediente digitaba constante y eléctri-ca en el teclado del celular frases imprecisas y mensajes frívolos en abreviaturas exóticas.
Constante et électrique, la main rythmique et obéissante tapait sur le clavier du mobile des phrases imprécises et des messages frivoles en abréviations exotiques.

*

El dolor será un extraño con el tiempo, desaparecerá lentamente como ella.
Avec le temps, la douleur deviendra une étrangère, elle disparaîtra lentement, comme elle. 

*

Hoy volviste. Te miro fijo, irritada. Te arranco de mi cabe-za. Pero se que vas a volver pronto, siempre volvés. Hasta entonces. Qué inspiradora resulta una cana, pienso.
Aujourd'hui, tu es revenu. Je te regarde fixement, irritée. Je t'arrache de ma tête. Mais je sais que tu vas vite revenir, tu reviens toujours. Jusqu'à présent. Un cheveu blanc est une vraie source d'inspiration ! me dis-je.

*

Me levanté de la cama, fui hasta al lado de la cuna y le dije a mi bebé: vengo a dormir contigo porque tengo miedo.
Je me suis levé du lit, suis allé près du berceau et j'ai dit à mon bébé : je viens dormir avec toi parce que j'ai peur.

*

Me enteré por Internet que a mi padre lo busca la poli-cía de muchos países, y yo que pensaba que era un prestigioso diplomático.
J'ai appris par Internet que mon père est recherché par la police dans de nombreux pays. Et moi qui pensais que c'était un prestigieux diplomate.

Projet Jennifer (AI) 2 – texte entier

Eduardo Cerdán (Mexique)

Los jodidos

Espero en la terminal. Frente a mí se sienta una mujer gorda y morena que aprieta contra su seno desnudo a un bebé cachetón. En su derredor discurren una niña y un niño menores de diez años. Ella, de piel tiznada, tiene por bigote una costra blanca de mocos secos. En el cabello aceitoso de él pululan varios piojos. Los hermanos gritan, se empujan, juegan. "Sale que tú venías en tu coche y eras mi chofer", dice ella. En eso se escucha la voz altísima de la que antes amamantaba:
— ¡Les dije que se estén quietos! ¡A ver! Tú—señala a la niñita—, saca la cobija de la pañalera. ¡Ésa no, pendeja! Saca la del Winnie Pooh. Ándale, ahora échamela.
La mocosa cubre con la frazada al bebé y a la madre antes de que ésta se dirija al piojoso:
— ¿No quieres ir al baño, mi'jo?
Él asiente sacudiendo su madeja de pelo en forma de hongo.
— ¡Acompáñalo! —dice la señora mientras empuja con el pie descalzo las nalgas de su hijita.
Los niños caminan tomados de la mano hasta el baño y regresan al cabo de unos minutos. Enseguida vocean el destino de la familia. La gorda se calza sus sandalias de plástico y se levanta con el bebé en brazos; la niña coge la pañalera y se la cruza en el hombro derecho; el criador de piojos no hace nada.
Y así se van los cuatro jodidos, con la pobreza a cuestas. La niñita se detiene y voltea por un brevísimo instante hacia donde estoy sentado. Le dibujo una sonrisa y ella me regala otra a cambio. De lejos noto que espejean sus ojos grandes y tiernísimos: están llenitos de desesperanza.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Chloé 12 – phrases 108-114

Me acordé otra vez de Roxana. De su chompa suelta hasta los muslos, de su pantalón blanco hasta las rodillas, sus medias cubanas a pesar del frío. Del lunar en su mejilla izquierda, de sus cejas pobladas, de su «corte pan»; del brillo de las pulseras de colores en sus manos cuando bailaba Like a virgin, imitando a Madonna.
—Calancón de mierda, dije, Calancón conchesumadre.
—Boys don´t cry, dijo Rubén. Los demás rieron.
Doblamos por Junín y cruzamos Cuzco. 

Traduction temporaire :
Je repensai à Roxana. À son pull large descendant jusqu'aux cuisses, à son pantalon blanc jusqu'aux genoux, ses bas cubains malgré le froid. Au grain de beauté sur sa joue gauche, à ses sourcils fournis, à sa « coupe punk » ; à l'éclat des bracelets colorés à ses poignets quand elle dansait sur Like a virgin, en imitant Madonna.
— Terroriste de merde, grognai-je, terroriste de fils de pute !
— Boys don't cry, fredonna Rubén.
Les autres rirent. Nous tournâmes par Junín et traversâmes Cuzco.

Projet Pauline M.G. – phrases 110-115

Al llegar a la autopista ambos se acercaron a la baranda de metal. Caminaron cogiendo la baranda con una mano por el borde de la pista hasta que llegaron al primer puente peatonal. El Espantajo se adelantó a la chica y hurgó debajo del puente, cerca de la baranda. Encontró un fósforo. Ella sonrió y se acercó al muchacho, ambos se sentaron sobre la tierra, el Espantajo prendió el troncho y lo fumaron callados, mirando los carros que pasaban a toda velocidad.
— ¿Qué pasaría si cruzo la pista?

Traduction temporaire :
Arrivés à l'autoroute, ils s'approchèrent de la rambarde en métal. Ils marchèrent le long de la route en tenant la barrière d'une main, jusqu'à ce qu'ils atteignent la première passerelle. L’Épouvantail passa devant la petite et farfouilla sous le pont, près de la barrière. Il trouva une allumette. Elle sourit et s'approcha du garçon. Ils s'assirent par terre. L'Épouvantail alluma le joint et ils fumèrent, silencieux, en regardant les voitures qui roulaient à toute vitesse.
— Qu'est-ce qui se passerait si je traversais la route ?

mardi 1 novembre 2016

Projet Rachel / Sébastien – phrases 81-89

―¿Tienes algún tipo de formación psicológica en tu programación, Samuel? ―me pregunta. Siente curiosidad.
―Solo lo básico; Piaget, Wundt, Vygotski… ¿Por qué lo dices, quieres que interprete tu pesadilla? ―arqueo una ceja en un gesto inquisitivo que arranca una risilla en Danny―. Y antes de que lo preguntes; no, no tengo programado el sentido del humor. Lo he aprendido, igual que lo aprenden los niños pequeños.
―Pues ojalá pudieras interpretarla ―responde pensativo―. Si es que tiene algún tipo de interpretación, claro. Por cierto, los androides no podéis tener sueños, ¿qué opináis sobre ellos?

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Sabrina / Hadjer – phrases 237-242

Ramírez se quedó petrificado al ver a la criatura. “Este era el monstruo de Trepaud”, pensó. Sin escapatoria, la criatura se abalanzó sobre él, cortando su carne y rompiendo sus huesos a mordidas. Cuando la criatura terminó con Ramírez, desapareció dejando una estela de luz en el despacho. David abrió sus ojos y descubrió el lugar intacto, como si nada hubiera pasado. Lo único extraño era que la cabeza de Ramírez yacía en el piso junto con un lienzo y una navaja.

Traduction temporaire :
En apercevant la créature, Ramírez resta pétrifié. « Voilà donc le monstre de Trépaud », pensa-t-il. Il ne pouvait pas lui échapper ; elle se jeta sur lui, déchira sa chair et le mordit à lui en briser les os. Lorsqu'elle en eut fini avec Ramírez, elle disparut, laissant une traînée de lumière dans le bureau. David ouvrit les yeux. L’endroit lui apparut intact, comme si rien ne s’était passé. Une seule chose étrange : la tête de Ramírez gisait dans la pièce, près d’une toile et d’un couteau.

Projet Cindy 4 – phrases 157-171

¿Quieres que salgamos esta noche?... . . . ¿No quieres? Paciencia. Dime, ¿llamó Roberto desde Montevideo? ¡Qué lindo traje! ¿Es nuevo? . . . ¿Es nuevo, Brígida? Contesta, contéstame... Pero ella tampoco esta vez quebró el silencio. Y en seguida lo inesperado, lo asombroso, lo absurdo. Luis que se levanta de su asiento, tira violentamente la servilleta sobre la mesa y se va de la casa dando portazos. Ella se había levantado a su vez, atónita, temblando de indignación por tanta injusticia. «Y yo, y yo murmuraba desorientada, yo que durante casi un año... cuando por primera vez me permito un reproche... ¡Ah, me voy, me voy esta misma noche! No volveré a pisar nunca más esta casa...» 

Traduction temporaire :
Tu veux que l'on sorte, ce soir ?… Non ? Patience. Roberto a-t-il appelé de Montevideo ? Quelle jolie tenue ! C'est nouveau ?… C'est nouveau, Brígida ? Réponds, réponds-moi… Mais, là non plus, elle ne brisa pas le silence. Et, tout de suite, l'inattendu, la stupéfaction, l'absurde. En se levant de sa chaise, Luis jette violemment sa serviette sur la table, et quitte la maison en claquant les portes. Elle s'était levée à son tour, stupéfaite, tremblant d'indignation devant tant d'injustice. « Et moi, et moi, murmurait-elle, désorientée, moi, qui pendant presque un an… pour une fois que je me permets de lui faire un reproche… Ah ! Je m'en vais, je m'en vais dès ce soir ! Je ne remettrai plus jamais les pieds dans cette maison… »

Projet Rachel – phrases 49-60

Luego creo que ya no lo voy a volver a ver y me suelto a chillar. Abrazo a mi esposa y me sumo en su pecho, pero en eso me acuerdo de que hay que ser fuertes, hay que seguir buscándolo. Quién sabe si es una necedad, pero yo no voy a parar hasta que me digan: “Mira, éstos son los restos de tu hijo”. Yo no voy a parar, le digo. Quién quita y sí regresa. Ah, pero eso sí: todo va a ser diferente si vuelve. Nada de salir solo a la tienda, nada de subirse a manejar los carros de la Marinela... Y si Dios quiso llevarse a mi niño, yo me imagino que ya está bien allá arriba, ¿no? Que ya está en una casota llena de animales en el Cielo. Que lo perfuma todo como cuando era chiquito, así como llenaba la recámara con su olorcito de bebé. Ay, mi niño... ¡Qué no daría por tenerlo entre mis brazos! Por agarrarle su manita una vez más... así, como en esta foto.

Traduction temporaire :
Après, je me dis que je ne le reverrai jamais et je me mets à glapir. Je serre ma femme dans mes bras et je me réfugie contre sa poitrine, mais, à ce moment-là, je me rappelle qu'il faut rester forts, continuer à le chercher. Qui sait si c'est pas une bêtise ? N'empêche que moi, je n'arrêterai pas, jusqu'à ce qu'on m'annonce : « Tiens, voici les restes de ton fils. » Non, je n'arrêterai pas, je vous dis ! Peut-être qu'il va rentrer. Ah, par contre, tout sera différent s'il revient, ça oui . Aller seul au magasin, terminé. Jouer les chauffeurs pour la Marinela, terminé… Et si Dieu a voulu rappeler à lui mon enfant, j'imagine qu'il est bien, là-haut. Croyez pas ? Il est sûrement au Ciel, dans une grande maison pleine d'animaux. Il doit tout parfumer, comme quand il était petit et qu'il emplissait la chambre avec son odeur de bébé. Ah, là là, mon petit… Qu'est-ce que j'donnerais pas pour le prendre dans mes bras ! Pour lui tenir la main encore une fois, comme ici, sur cette photo.

Projet Justine / Elena – texte 54

El arte de alzarse con los peces

La orden de su padre era simple, y no admitía réplicas, como siempre. “APRENDERÁS A PESCAR”.
Se sabe que él no era un rebelde. Puede ser que quisiera ocupar su tiempo en otros menesteres, que fuese indolente. O tonto.
No aprendió.
Acosado por el hambre decidió pedirle pescado a su padre, el sabio pescador.
- Los inadaptados debemos desarrollar la virtud de la paciencia. – se dijo al no obtener respuesta. Y continuó rogando.
Hasta que su padre le entregó una serpiente. Él se sentó en el muelle a devorarla. Pero la carne de víbora lo intoxicó. Perdió la conciencia, resbaló al mar.
Murió ahogado.
Sus hermanos pescadores atraparon el cuerpo con las redes. Lo abrieron de punta a punta, lo embalaron, lo enviaron al mercado junto al resto de la pesca.

Traduction temporaire :

L'art d'attraper des poissons

L'ordre de son père était simple, et n'admettait pas la contestation, comme d'habitude. « TU APPRENDRAS À PÊCHER ».
On le sait, ce n'était pas un rebelle. Peut-être aurait-il préféré passer son temps à autre chose, ou peut-être était-il indolent. Ou idiot.
Il n'apprit pas.
Tenaillé par la faim, il décida de demander du poisson à son père, le pêcheur expérimenté.
— Nous, les inadaptés, nous devons développer la vertu de la patience, déduisit-il en n'obtenant pas de réponse. Et il continua de supplier.
Jusqu'à ce que son père lui donne un serpent, qu'il dévora assis sur les docks. Mais il fut intoxiqué par la chair.
Il perdit connaissance, glissa dans l'océan.
Il mourut noyé.
Ses frères pêcheurs attrapèrent son corps dans leurs filets. L’ouvrirent de part en part, l’emballèrent et l’envoyèrent au marché avec le reste de leur pêche.

Projet Lariane / Nasserra – phrases 15-18

Deambulaban con desparpajo y las patas siempre enfangadas a causa de la tierra pantanosa de la zona. Quizá sea un modo tonto de expresarlo, pero eran para mí como hombrecitos paseándose al sol. Su curiosidad y su holgazanería me acompañaban. Eran unos siete (a veces, venían menos) y yo velaba por ellos.

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