lundi 30 janvier 2017

Projet Justine / Elena – texte 67

Seudónimo: Nilda

Para no desconocer la Regla, diré, si el abad decide hacerse escuchar sobre el aullido de los lobos y formula la pregunta. Será una noche, quizá la próxima, cuando me sorprenda escribiendo las leyendas de los paganos de estas tierras e increpe:
—¿Por qué narra vida y obra de demonios?
Relato esta maravilla desmadrada porque necesito la fuerza de su hechizo para soportar la cárcel que es su monasterio, debiera replicar.
—Para no desconocer la Regla de Nuestro Padre Benito, disciplino mi mente en este trabajo que barrerá cualquier duda entre el error y la fe —será lo que él oiga.
Los colmillos que refulgen en la noche y su gracia liberadora, como la gracia de Dios, siempre pueden ser una respuesta.

Traduction temporaire :

Pseudonyme : Nilda

Pour ne pas ignorer la Règle, répondrai-je, si l'abbé décide de donner son avis sur les hurlements des loups et me pose la question. Une nuit, peut-être la prochaine, il me surprendra en train d'écrire les légendes des païens habitant sur ces terres et me blâmera :
— Pourquoi racontez-vous la vie et l'oeuvre de démons ?
Je relate cette merveille insensée parce que j'ai besoin de la force de son envoûtement pour supporter la prison qu'est votre monastère, devrais-je répliquer.
— Pour ne pas ignorer la Règle de Notre Père Benito, je discipline mon esprit en accomplissant cette tâche qui balaiera le moindre doute à la frontière entre l'erreur et la foi.
Voilà ce qu'il entendra.
Les crocs qui luisent dans la nuit et leur grâce libératrice, à l'instar de la grâce de Dieu, peuvent toujours être une réponse.

Projet Rachel / Sébastien – phrases 129-138

Detecto preocupación en el tono de Danny. Calculo la probabilidad de que aquello pueda incomodarle; ínfima. No concuerda con los hechos. Etiqueto el resultado como “sorpresa”. Lo percibo tan cercano a mí mismo que a veces evalúo mal los datos. Se me olvida que sigue siendo humano.
―No, claro que no. Las subrutinas ocultas se insertan, precisamente, porque no podemos saltarnos las leyes robóticas. Si tú quieres, por ejemplo, utilizar un androide para el espionaje industrial, puede ser interesante que ni él mismo lo sepa. Así no tendrá que mentir, fingir, ni entrar en contradicción consigo mismo en ningún momento.

Traduction temporaire :
Je détecte une pointe d'inquiétude dans le ton de Danny. J'évalue la probabilité que cette histoire puisse le gêner. Infime. Cela ne concorde pas avec les faits. Je classe le résultat sous l'étiquette « surprise ». Je le trouve tellement semblable à moi que, parfois, j'analyse mal les données. J'en oublie presque qu'il reste un humain.
― Non, bien sûr que non. Les sous-programmes cachés sont introduits, précisément parce que nous ne pouvons pas contourner les lois robotiques. Par exemple, si pour de l'espionnage industriel, tu veux utiliser un androïde, il peut être intéressant que lui-même n'en sache rien. Comme ça, il n'aura jamais à mentir, faire semblant, ni à entrer en contradiction avec lui-même.

mercredi 25 janvier 2017

Projet Pauline M.G. – phrases 178-183

Al voltear la esquina que da hacia el río, la chiquilla estaba agazapada esperándolo.
—Te demoraste menos de lo que pensé.
El Espantajo para de golpe y se molesta consigo mismo por la poca efectividad de sus decisiones.
—Ya,  pues, apúrate.
Los dos van caminando, bajan una loma para acercarse al río y ella se le adelanta un poco: juega con Galaor lanzándole palitos que el perro insiste en recoger una y otra vez. El Espantajo se queda mirando a la chica: se siente extraño, algo dulce le surge de adentro, un sentimiento que detesta porque le parece femenino, amanerado, maricón.

Traduction temporaire :
La petite l'attendait, tapie après le coin qui donnait sur la rivière.
— Il t'a fallu moins de temps que je ne pensais.
L'Épouvantail s'arrête net et s'en veut de la faiblesse de ses décisions.
— Oui, bon, dépêche-toi.
Ils marchent tous les deux, descendent une butte et rejoignent la rivière. Elle le devance un peu : elle joue avec Galaor, lui lance des bâtons que le chien ne se lasse pas de rapporter encore et encore. L'Épouvantail regarde la petite : il se sent bizarre, quelque chose de doux monte en lui, un sentiment qu'il déteste parce qu'il je juge féminin, maniéré, un truc de tapette.

Projet Hélène 5 – phrases 372-383

De hallarlo, ¿qué iba a hacer con él? ¿Matarlo? La respuesta no venía a su cerebro. Él no había matado nunca a nadie. La respuesta estaba en algún sitio de su alma, provocándole vértigos. Clyde le acercó el rostro y se quedó mirándole a los ojos, como cerciorándose de lo evidente. No respondió.
Clyde se levantó y alzó los brazos como para relanzar la asamblea. Mirando al cielo, exclamó:
—¡No estamos solos, oh Señor! ¡Gracias por las lecciones de esta noche! Dinos, ¿qué quieres que hagamos? ¡Dinos cuál es esta vez tu juego!

Traduction temporaire :
Qu’allait-il faire de lui s’il le trouvait ? Le tuer ? Il n'avait pas la réponse. Il n’avait jamais éliminé personne. La réponse était quelque part dans son âme, et lui donnait le vertige. Clyde approcha son visage, et le fixa droit dans les yeux, comme pour s’assurer de ce qui paraissait évident. Il ne répondit pas.
Clyde se leva en déployant les bras afin de relancer l’assemblée. Les yeux au ciel, il s'écria :
— Nous ne sommes pas seuls, oh Seigneur ! Merci pour les enseignements de cette nuit ! Dis-nous, que veux-tu que l’on fasse ? Dis-nous à quoi tu joues cette fois-ci !

Projet Alexia / Sonita – phrases 219-232

Acompañé a Stephen King del hangar al hotel y del hotel al aeropuerto. Durante todo el recorrido evitó mirarme. Pero hablamos. Hablamos mucho.
—Mantente en movimiento —creo que fue lo último que me dijo antes de subir al avión—. Mantente a salvo. —Típico one-liner. Me quedé para ver el despegue. Quería tener la seguridad de que despegara rumbo a Maine.
Dondequiera que esté eso.
Sé que algunos me ven. Que algunos incluso me buscan. Es absurdo. Yo no tengo nada que decir, nada que revelar.
Simplemente sigo patinando.

Traduction temporaire :
J’ai raccompagné Sephen King du hangar à l’hôtel et de l’hôtel à l’aéroport. Pendant tout le trajet, il a évité de me regarder. Mais on a parlé. On a beaucoup parlé.
— Continue d’avancer. Je crois que c’est la dernière chose qu’il m’a dite avant de monter dans l’avion. Fais attention à toi. Une one-liner typique. Je suis resté pour voir le décollage. Je voulais être sûr qu’il s’envolait bien pour le Maine.
Où que ça se trouve.
Je sais que certains me voient. Que certains me cherchent, même. C’est absurde. Je n’ai rien à dire, rien à révéler.
Je continue de patiner, simplement.

mardi 17 janvier 2017

1 000 000

Tradabordo est né à Bordeaux (à l'occasion de l'ouverture du Master professionnel « métiers de la traduction ») le 2 septembre 2008 et c'est le 17 janvier 2017, à Nanterre, dans un cadre qui est maintenant surtout communautaire, amical et peut-être aussi un peu familial, qu'il aura franchi la barre des 1 000 000 de visites. Dans son sillage, indissociables, sont apparues nos belles et ambitieuses «Lectures d'ailleurs», qui regroupent pour l'instant 33 anthologies, avec près de 800 auteurs et plusieurs milliers de textes.
Que de chemin parcouru !
J'espère que cela restera vivant encore de nombreuses années (au moins jusqu'au 2 000 000), pour les auteurs, pour les traducteurs et pour les lecteurs.
Une grande joie, beaucoup de fierté et bien des émotions pour toute l'équipe.

Projet Elsa 2 – phrases 64-71

-¿Cómo van las cosas?- preguntó Leila a modo de saludo.
-Ya sabes, Sherezade hace casi todo el trabajo y del resto ocupan Ada y Bea, así que lo único que me queda es dedicarme a la vida contemplativa- bromeó Nubai.
Leila sonrió, y su avatar mostró una sonrisa encantadora con dientes perfectos y blancos como perlas.
-Como si eso fuera posible. Bueno, ¿por qué estoy aquí?
-Cuántas prisas. Cualquiera diría que no tienes la eternidad por delante.
Leila encogió los anchos hombros de titanio.

Traduction temporaire :
— Comment ça va ? demanda Leila pour dire bonjour.
— Tu nous connais, Sherezade fait presque tout le travail, Ada et Bea s’occupent du reste, et moi, je n’ai plus qu’à me consacrer à la vie contemplative, plaisanta Nubai.
Leila sourit, et son avatar afficha un sourire charmant, aux dents aussi parfaites et blanches que des perles.
— Comme si c’était possible ! Bon, dis-moi, qu’est-ce qui m’amène ici ?
— Tu es bien pressée ! On croirait que tu n’as pas l’éternité devant toi.
Leila haussa ses larges épaules de titane.

samedi 14 janvier 2017

Projet Justine / Elena – texte 66

Reservado

Los grandes dijeron que era malo. Que por eso andaba volando encima del pueblo con sus alas enormes, sus garras y esa cola de víbora.
—Nunca nos atacó —quise decir, pero me callé.
—Si esa bestia continúa paseándose por el cielo —nos explicó la maestra —va a ser muy peligroso para ustedes salir de sus casas.
—Podría dominarnos fácilmente —empezó a decir el gobernador.
—Podría comernos —chilló un viejo.
Mamá me susurró en el oído:
El monstruo es capaz de lanzar fuego por la boca.
—Es el anticristo —sentenció el párroco.
Resolvieron matarlo.
Los chicos estábamos mirando cuando le dispararon. Cayó desde muy alto.
Mientras ellos se palmeaban, nosotros corrimos para ver el cuerpo de cerca.
Era una hembra.
La hembra quedó con los ojos abiertos, mirándolos, me pareció que había sufrido mucho dolor y un miedo terrible.
—Le sale humo de la nariz —gritó alguien.
—Lo del fuego. Eso sí era cierto —pensé.

Traduction temporaire :
Réservé

Les grands ont dit qu'il était méchant. Que c'était pour ça qu'il se déplaçait en volant au-dessus du village, avec ses ailes énormes, ses griffes, et cette queue de serpent.
— Il ne nous a jamais attaqués, ai-je voulu dire, mais je me suis tu.
— Si cette bête continue de se promener dans le ciel, nous a expliqué la maîtresse, sortir de chez vous va devenir très dangereux.
— Il pourrait nous dominer facilement, a lancé le gouverneur.
— Il pourrait nous dévorer, a glapi un vieillard.
Maman m'a murmuré à l'oreille :
— Le monstre peut cracher du feu par la bouche.
— C'est l'Antéchrist, a déclaré le curé.
Ils ont décidé de le tuer.
Nous, les garçons, regardions quand ils lui ont tiré dessus. Il est tombé de très haut.
Pendant qu'ils s'applaudissaient, nous avons couru pour voir le corps de près.
C'était une femelle.
La femelle a gardé les yeux ouverts, les fixant du regard. J'ai eu l'impression qu'elle avait beaucoup souffert et eu terriblement peur.
— De la fumée sort de son nez ! s'est écrié quelqu'un.
— Cette histoire de feu, c'était donc vrai.

Projet Hélène / Guillaume – microrécits série 1

De la boca del ciego salieron pergaminos con todas sus verdades. Pidió que le leyeran. Nunca supo si leían la verdad.
De la bouche de l'aveugle sortirent des parchemins pleins de vérités. Il demanda qu'on les lui lise, sans jamais être certain qu'on lisait la vérité.

*

¿Alguien tiene una pluma para Moisés?
Quelqu'un aurait-il une plume pour Moïse ? 

*

Aquel habitante del mundo fálico temblaba cada vez que se enfrentaba al enorme orificio matriz del water y, carente de puntería, lloraba allí su vergüenza.
Cet habitant du monde phallique tremblait chaque fois qu'il affrontait l'énorme orifice matrice des WC ; perdant toute précision, il y pleurait sa honte.

*

Sopa de letras TCQ. Te Cuento Que Tengo Que Contarte Cuanto Te Quiero; Como Quisiera Tener Tal Quimera Codiciada Como Tesoro Querido ¡Todo Quisiera Contarte!
Soupe de lettres JTDQ. Je Te Dis Que Je Dois Te Déclarer Que Je T'aime[espace]; Que J'aimerais Détenir Quelque Désir Jalousé Tel Qu'un Trésor Déifié. J'aimerais Tout Te Dire !
 
*

Un lobo que yacía herido en el suelo le pidió a una oveja: “Si me traes agua para beber, yo mismo buscaré mi comida”.
Un loup blessé gisant sur le sol dit à une brebis : « Si tu m'apportes de l'eau à boire, je chercherai moi-même ma nourriture ».

*

Enhebró un maíz en el pequeño anzuelo. Lanzó la línea por sobre el muro. Sintió el tirón y recogió. La gallina ni chistó cuando la agarró por el cogote.
Il amorça le petit hameçon avec un grain de maïs. Il lança sa ligne par-dessus le mur. Il sentit que ça mordait et tira sur la canne. La poule ne broncha pas lorsqu'il l'attrapa par le cou.

*

Un mono creyente le dice a un mono ateo: –Dios nos observa desde las alturas. Y responde este otro: –¿Y sólo porque sabe trepar mas alto se convirtió en Dios?
Un singe croyant dit à un autre, athée : « Dieu nous observe depuis l'au-delà ». Et de répondre : « Il est devenu Dieu seulement parce qu'Il sait grimper plus haut ? »

*

Sintió el interior caliente enrojecido. Cuando salió la espada volvió a su frialdad de siempre.
Il sentit la chaleur de son for intérieur empourpré. En retirant l'épée, il revint à sa froideur habituelle.

*

La rata saltó del estante al suelo. Quedé paralizada. Solo me volvió el alma al cuerpo cuando comprobé que era el guante de lana.

*

Un inventor inventó el reloj con marcha atrás, lo pren-dió, puso reversa y lo desinventó.

*

En la noche, junto al fuego, cuando cada uno fantasea sus hazañas, los pescadores mancos pescan peces infinitos.

*

Una manzana cayo del árbol y todas las demás rieron a carcajadas, aquella, recuperándose en el suelo exclamó enojada: –¿De que se ríen? ¡Inmaduras!

samedi 7 janvier 2017

Projet Chloé T. – micros série 3

El escrito era muy bueno. Merecía 9, pero le puso 5. Sólo para que no creyera que una noche de amor podía cambiarla.
L’écrit était très bon. Cela méritait 9, mais sa copie reçut 5. Juste pour ne pas lui laisser croire qu’une nuit d’amour pouvait y changer quoi que ce soit.

*

Todo eso de lo del príncipe azul es un fraude. ¡Que empiecen a mandarme los sapos!
Toute cette histoire de prince charmant est une arnaque. Envoyez-moi donc les crapauds !

*

Cerró la puerta de su casa y miró en todas direcciones. Cuando estuvo seguro de que nadie lo veía, levantó vuelo.
Il ferma la porte de chez lui et regarda dans toutes les directions. Certain que personne ne le voyait, il prit son envol.

*

Se los fueron llevando de a uno. Cuando volvían ya nadie los reconocía. No tenían rostro, ni pasado ni nada. Tan solo esa rara mirada perdida.
Ils les emmenèrent un par un. Quand ils revenaient, personne ne les reconnaissait. Ils n’avaient pas de visage, ni de passé, plus rien. Juste cet étrange regard vide.

*

Ella consiguió otro. Le puso mi nombre. Y me soltó la correa.
Elle en trouva un autre. Elle lui donna mon nom. Et m’enleva ma laisse.

*

Lo miré dormir el último sueño y le susurré al oído mi único secreto. Salí del callado recinto y sentí que una parte de mi también había muerto.
Je l’ai regardé dormir pour la dernière fois et je lui ai murmuré mon unique secret à l’oreille. Je suis sortie de la pièce silencieuse et j’ai senti qu’une partie de moi aussi était morte.

*

Hacía dos años que estaba en el manicomio. Soñaba con irse y tener su empresa. Tenía confianza en sí mismo y además ahí le pagaban muy poco como cocinero.
Cela faisait deux ans qu’il était à l’asile. Il rêvait d’en partir et de posséder sa propre entreprise. Outre qu'il avait confiance en lui, là, en tant que cuisinier, il était très peu payé.

*

Todos los ancianos sueñan con una placentera y excitante noche de colesterol.
Tous les vieux rêvent d’une agréable et excitante nuit de cholestérol.

*

Desde que perdió el embarazo, le rastrea el vientre a todas las embarazadas, buscando a su hijo.
Depuis qu’elle a perdu son bébé, elle suit le ventre de toutes les femmes enceintes, à la recherche de son enfant.

*

La pitonisa me tiró las cartas. Si no me agacho, el mazo me liquida. Se calentó porque le dije: Las putas son mas dignas que ustedes. Ellas si venden verdades.
La voyante m’a balancé les cartes à la tête. Si je ne me penche pas, je me prends le paquet en pleine figure. Elle s’est emportée parce que je lui ai dit : les putes sont plus respectables que vous. Elles, au moins, elles vendent des vérités.

*

En una bolsa han puesto las dentaduras de los muertos. Las llevan por la ruta en un camión. Don Carlos y Amelia se besarán por última vez.
Ils ont mis les dentiers des morts dans un sac. Ils les transportent en empruntant la route en camion. Don Carlos et Amelia s’embrasseront pour la dernière fois.

vendredi 6 janvier 2017

Projet Hélène 5 – phrases 367-371

No, no hasta ahora. No lo había hallado, pese a que había lanzado en pos de una pista a todos sus amigos colombianos, centroamericanos y mexicanos, pese a que él mismo había frecuentado con ahínco todo los restaurantes peruanos y latinoamericanos, todos los bares y clubes sociales, las asociaciones de residentes, de amantes de la música criolla y las hermandades religiosas, todos los huecos en los que podría esconderse una rata mayor como esa, como el Comandante “Camión”. Y si un día lo hallaras, ¿qué vas a hacer? La pregunta de Clyde lo sorprendió y se quedó en suspenso. Era cierto, nunca se lo había planteado.

Traduction temporaire :
Non, pas jusqu’à aujourd’hui. Il avait eu beau mettre sur sa piste tous ses amis colombiens, centre-américains et mexicains, fréquenter lui-même assidument tous les restaurants péruviens et latino-américains, tous les bars et clubs de rencontres, les associations d’expatriés, d’amoureux de la musique créole et les confréries religieuses, tous les trous où pourrait se cacher un rat de l’acabit du Commandant « Camion », il ne l'avait pas trouvé. Et si un jour, tu mets la main dessus, qu’est-ce que tu feras ? La question de Clyde le surprit et resta en suspens. En vérité, il ne se l’était jamais posée.

Projet Michaël – microrécits série 1

De los que allí nacimos, sólo yo pude volver. Los demás sobrevivieron.
Parmi ceux d’entre nous qui sont nés là-bas, je suis le seul qui ait pu revenir. Les autres ont survécu.

*

Ocultos, silenciosos, observaban el arca partir. Sus últimos instantes de felicidad valdrían más que la salvación de su especie.
 Cachés, silencieux, ils voyaient l’arche partir. Leurs derniers instants de bonheur auraient plus de valeur que le salut de leur espèce.

*

El hombre dibujó una puerta y la pintó con infinita paciencia, cuando estuvo terminada tomó el picaporte, la abrió y salió de su encierro ante su propia sorpresa.
L’homme dessina une porte et la peignit avec une infinie patience, lorsqu’elle fut terminée, il prit la poignée, l’ouvrit et à sa grande surprise, il sortit de sa réclusion.


*

Corrió por el angosto pasillo del enorme laberinto, cuan-do vio la luz de la salida, fue hacia ella. -¡Soy libre!- gritó en el mismo lugar donde había comenzado.
Il courut dans l’étroit couloir de l’immense labyrinthe. Quand il aperçut la lumière, à la sortie, il se précipita. – Je suis libre ! cria-t-il à l'endroit même où il avait commencé.

*

El beso es arduo y callado siniestro y húmedo muerde y abraza, porque sabe, que es una despedida.
Le baiser est ardu et muet, sinistre et humide, mord et embrasse, car il sait qu’il s’agit d’un au revoir.

*

Actores eran los de antes. Los de ahora tendrán que esperar otro tanto.
Ceux d’avant, oui, c'étaient de vrais acteurs. Ceux d’aujourd’hui devront attendre encore longtemps.

*

Lázaro se despertó sobresaltado porque le ordenaron salir afuera. Vio a Jesús y un gentío ruidoso y sintió furia porque cayeron a la hora de la siesta.
Lázaro fut réveillé en sursaut : on venait de lui ordonner de sortir à l'extérieur. Il vit Jesús et une foule bruyante. Il se mit dans une colère noire ; c'était l'heure de sa sieste.

*

Te mataré cuando termine de leer el cuento del dinosaurio, le dijo mientras apretaba el gatillo.
Je te tuerai quand j'aurai terminé de lire l'histoire du dinosaure, lui dit-il en appuyant sur la gâchette.

*

La noche se bajó los pantalones dejando visible ante el universo sus genitales estrellados…
La nuit, il baissa son pantalon, montrant au monde entier ses parties génitales réduites en bouillie…

*

En el silencio de la noche los pasos la petrificaban. Su padre abría la puerta y nadie venía a rescatarla.
Dans le silence de la nuit, les pas la pétrifiaient. Son père ouvrait la porte et personne ne venait la sauver.

*

Cuando descubrió cuán inocua había sido su vida, decidió publicar su autobiografía en este concurso.
Lorsqu’il découvrit combien sa vie avait été inoffensive, il décida de participer au concours en envoyant son autobiographie.

*

Se durmió vivo. Despertó muerto.
Il s’endormit vivant. Il se réveilla mort.

*

Los hombres me apedreaban sin piedad. Alguien les habló, se fueron y sólo quedó uno que escribía en el suelo con el dedo. Me dijo que me fuera y que no pecara más.
Les hommes me lapidaient sans pitié. Quelqu’un leur parla, ils partirent. Il n'en resta qu'un, qui écrivait par terre avec son doigt. Il me dit de partir et de cesser de pécher.

*

Al despertarme sentí que ya no estabas ahí, me vestí y me fui. Te dejé sola.
En me réveillant, j’ai senti que tu n’étais plus là, je me suis habillé et suis parti. Je t’ai laissée seule.

*

La noche de Santa Rosa volaba la gente por Montevideo. Así se besaron por primera vez. Vivieron felices muchos años. Antes de morir se los llevó la brisa.
 La nuit de la Santa Rosa, les gens volaient dans Montevideo. C’est comme cela qu’ils s’embrassèrent pour la première fois. Ils vécurent heureux de nombreuses années. Avant qu'ils meurent, la brise les emporta.

*

Siempre hablé sola. Mi hermano se ríe. Y me besa. A veces llora. Lo escuché hablar de un tal Down. Mi hermano dice que era un idiota. Me gustan el 21 y el 3.

Projet Justine / Émilie

En mi panza están vuestros abuelos, dijo el caníbal vencido, salvándose de ser hervido.
Dans mon ventre, il y a vos grands-parents, dit le cannibale, vaincu, en échappant à la marmite.

*

Para él la condena significó un simple cambio. Mucho espacio y poco tiempo por mucho tiempo y poco espacio.
Pour lui, la condamnation signifia un simple échange. Beaucoup d’espace et peu de temps contre beaucoup de temps et peu d’espace.

*
Siempre había querido viajar en el tiempo. En el momento en que creyó que había sido tragado por un agujero negro estaba retornando al vientre de su madre.
Il avait toujours voulu voyager dans le temps. Et quand il crut être avalé par un trou noir, c'était en fait dans le ventre de sa mère qu'il retournait.

*

Cuando lo descongelaron, tuvo que recomenzar dibujando comics japoneses.
Quand on le décongela, il dut recommencer à dessiner des mangas.

*

Se encontraban todas las noches en el chat, hasta que un día decidieron desconocerse en persona.
Ils se retrouvaient tous les soirs par chat, jusqu'à ce qu'ils décident de ne pas se voir en personne.

*

En el siglo XIX los concursos de minicuentos se hacían con palomas mensajeras.
Au XIXe siècle, on utilisait des pigeons voyageurs pour les concours de microrécits.

*

Cuando a un sicario no le pagan, se le duplica el trabajo y tampoco cobra.
Quand un tueur à gages n'est pas payé, il a deux fois plus de travail et ne gagne rien pour autant.

*

Nunca imaginamos que una huelga de cartógrafos causaría tanta desorientación.
Nous n'avions jamais imaginé qu'une grève de cartographes causerait une telle désorientation.

*

“Amo a mi marido, pero mi hijo me la hace muy difícil’’. Dijo Yocasta a sí misma.
J'aime mon mari, mais mon fils me donne du fil à retordre », se dit Jocaste intérieurement.

*

Ella mentía sexo para obtener amor, el mentía amor para obtener sexo. Así llevaban siete años de amantes.
Elle simulait lors de leurs rapports sexuels pour obtenir de l'amour, lui simulait l'amour pour obtenir du sexe. Cela faisait sept ans qu’ils étaient amants.

*

Toda una vida por delante, pero el tiro llegó por detrás...
Toute une vie devant soi, et le coup de feu arriva par derrière…

*

La niña de Guatemala sufrió un calambre fatal en las horas de la tarde en aguas profundas, este medio considera ridículo el rumor de que haya muerto por amor.
La fillette du Guatemala eut une crampe fatale en plein après-midi, dans les eaux profondes – ce média considère ridicule la rumeur selon laquelle elle serait morte par amour.

*

Alpargatas Versace, yerba Revlon, bombillas Cartier, facon Rolex. La extranjerización del campo no es cuento.
Espadrilles Versace, maté Revlon, bombillas* Cartier, coutelas Rolex. L’accaparement des terres agricoles par les étrangers n’est pas une légende.

* Sortes de pailles métalliques servant aussi de filtres.

*

Los divorcios tramitados por Dios se denominan viudez.
Les divorces arrangés par Dieu s'appellent veuvage.

*

Mi ignorancia llega a lugares que desconozco.
Mon ignorance atteint des lieux que je ne connais pas.

*

No tenía donde caerse muerto, así que no tuvo más remedio que colgarse.
N’ayant pas de quoi s’acheter une corde pour se pendre, il n’eut d’autre choix que de sauter d’un pont.

*

Los primeros políticos con doble discurso fueron ventrílocuos.
Les premiers politiciens servant un double discours furent des ventriloques.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

mercredi 4 janvier 2017

Projet Rachel / Sébastien – phrases 122-128

Coloco la taza de té humeante delante de Danny, pero él parece no darse cuenta. Algo ha captado su interés. Su cerebro limitado necesita centrar esfuerzos en ese nuevo foco de atención. Las tareas secundarias, como coger tazas de té, son relegadas a un segundo plano.
―Espera, espera… ―ha ido abriendo mucho los ojos a medida que yo hablaba; ahora, tiene fruncido el ceño en un gesto de extrañeza―, ¿qué es eso de “subrutinas ocultas”? ¿Me estás diciendo que los androides podéis tener en vuestra programación instrucciones que vuestros dueños ignoran? No podréis saltaros las leyes robóticas, ¿verdad?

Traduction temporaire :
Je pose la tasse de thé fumant devant Danny, mais il ne semble pas s'en rendre compte. Quelque chose a attiré son attention. Son cerveau limité a besoin de concentrer ses efforts sur ce nouveau centre d'intérêt. Les tâches secondaires, comme saisir des tasses de thé, sont reléguées au second plan.
― Attends, attends…, ses yeux se sont agrandis à mesure que je parlais. Maintenant, il fronce les sourcils, étonné, comment ça des « sous-programmes cachés » ? Tu es en train de me dire qu'il est possible que vous autres, les androïdes, vous ayez dans votre programmation des instructions que vos propriétaires ignorent ? Vous ne pouvez quand même pas contourner les lois robotiques, pas vrai ?

mardi 3 janvier 2017

Projet Justine – micros série 2

Todos los días pasaba lo mismo, quien controlaba el ingreso de las ovejas al frigorífico se quedaba dormido.
Tous les jours, c'était la même chose : celui qui contrôlait l'entrée des brebis dans la chambre froide s'endormait.

*

Porque el psicoanálisis focaliza la conflictiva psicológica en el complejo de Edipo, cada consulta cuesta «un ojo de la cara».
Étant donné que la psychanalyse focalise la polémique psychologique sur le complexe d'Œdipe, chaque consultation coûte « les yeux de la tête ».

*

Según dice gente que sabe, la luna le teme a la oscuridad del aljibe.
Aux dires des gens qui savent, la lune a peur de l'obscurité du puits.

*

El romance del circo entre la mujer barbuda y el hombre bala no prosperó: ella no tenía un pelo de zonza y él era un tiro al aire.
La romance du cirque entre la femme à barbe et l'homme-canon n'a pas marché : elle n'avait rien d'une imbécile, et lui, était une tête brûlée.

*

Sin vestirse, se fue escalando ágilmente las volutas de mi cigarrillo.
Sans s'habiller, elle est partie en escaladant avec agilité les volutes de ma cigarette.

*

Aunque se lo conoce como Super-yo, casi siempre es derrotado por su archienemigo, el diabólico Ello.
Bien qu'on le connaisse en tant que Surmoi, il est presque toujours vaincu par son ennemi juré, le diabolique Ça.

*

Existe un pasaje cifrado en la Biblia donde se dice que el agujero de ozono siempre ha estado allí, y que el día en que se cierre Dios ya no podrá vigilarnos.
Dans la Bible, il existe un passage crypté qui dit que le trou dans la couche d'ozone a toujours été là, et que le jour où il se refermera, Dieu ne pourra plus nous surveiller.

*

Jugaba Sofía a hacer una torta de tierra, por cada año de vida puso una cucharada de agua, y puso seis. Por cada dolor una de tierra, y llenó el bol.
Sofía jouait à faire un gâteau de terre. Pour chaque année de vie, une cuillerée d'eau ; comme elle avait six ans, elle en a mis six. Pour chaque douleur, une cuillerée de terre ; elle a rempli le bol.

*

Leyó por algún lado “ojos que no ven, corazón que no siente” y se vendó los ojos. Pero aun así le seguía doliendo.
Il lut quelque part « loin des yeux, loin du cœur », et se banda les yeux. Mais même comme ça, il continuait d'avoir mal.

*

Sobresalen quienes se exponen a la decapitación.
Ceux qui s'exposent à la décapitation sortent du lot. 

Projet Hélène / Audrey – phrases 109-112

Fue terrible ver cómo corrían arrancando las hojas del libro, sin que su dueña, menos entrenada en las carreras, pudiera alcanzarlas, mientras yo, sorprendida por aquella violencia, permanecía alejada y sin moverme. Después, desde lo alto del puente Angamos, arrojaron el libro deshojado y roto, que como una paloma sangrante fue a dar entre los autos que circulaban por la Vía Expresa. Cuando todo terminó, ayudé a mi amiga a recoger las pocas páginas sueltas que encontramos; pudimos recobrar el esqueleto herido de su texto favorito gracias la ayuda de un policía que detuvo el tráfico. Ella me dio las gracias, mas yo era consciente de mi cobardía.

Traduction temporaire :
Expérience terrible que de voir comment elles couraient en arrachant les pages du livre, sans que sa propriétaire, moins entraînée à la course, puisse les rattraper. Surprise par cette violence, je restais à l’écart, sans bouger. Finalement, du haut du pont Angamos, elles jetèrent le livre dépecé et endommagé qui, telle une colombe blessée, alla s'écraser au milieu des voitures circulant sur la Voie Express. Quand elles en eurent fini, j’aidai mon amie à ramasser les quelques feuilles volantes que nous trouvâmes ; nous réussîmes à reconstituer le squelette abîmé de son texte préféré grâce à un policier qui avait interrompu la circulation. Elle me remercia, mais j’avais conscience de ma lâcheté.

lundi 2 janvier 2017

Projet Pauline M.G. – phrases 167-177

— ¡Así que no te importa que me violen y me maten! Ah,  yo no sé, ah.... si me violan y me matan y encuentran mi cadáver flotando todo hinchado sobre el río... será tu culpa.
—Ya pues. ¿Y qué?
—Yo no sé, ah.
Ella empieza a caminar, salta la baranda del muro que separa la autopista del parque y se aleja. Él la mira un rato. Luego vuelve la misma mirada verde sobre los carros que pasan corriendo de este a oeste. Suspira y trata de controlarse. Pero de pronto se para apresurado, salta la baranda, corre hacia el lugar donde ella se ha perdido. Galaor lo sigue a paso lento.

Traduction temporaire :
— Alors tu t'en fiches qu'on me viole et qu'on me tue ! Ben, je sais pas, hein... si on me viole et qu'on me tue et qu'on retrouve mon cadavre tout gonflé flottant dans le fleuve... ce sera de ta faute.
— Ok. Et alors ?
— Et alors, j'en sais rien, voilà.
Elle se met en route, saute la barrière du mur qui sépare l'autoroute du parc et s'éloigne. Il la regarde un moment puis son regard vert revient sur les voitures qui filent d'est en ouest. Il soupire et essaie de se contrôler, mais soudain, il se fige et se précipite, saute la glissière et court jusque là où elle a disparu. Galaor le suit à pas lents...