lundi 26 juin 2017

Projet Chloé T – phrases 20-23

Casi nunca llegaban diversiones de ese tipo a su remota aldea de las montañas, así que todos los niños se acomodaron en el suelo obedientemente. El titiritero se agachó, desapareciendo de su vista, y la música cesó. Por un momento, la expectación se adueñó de la plaza; el público aguantaba la respiración. De pronto, el teatro de marionetas comenzó a resollar y chirriar como un fuelle, con sus tubos de escape escupiendo una humareda negra.

Traduction temporaire :
Des distractions de ce genre n’atteignant presque jamais leur village de montagne isolé, tous les enfants s’assirent par terre, sagement. Le marionnettiste s’accroupit, à présent hors de leur champ de vision, et la musique s’interrompit. Un instant, l'attente gagna la place ; le public retenait sa respiration. Tout à coup, le théâtre de marionnettes commença à souffler et grincer comme un soufflet, avec ses pots d’échappement crachant un nuage de fumée noire.

Projet Basta ! Héloïse – texte 2

La ilusión de María

ELSA MILENA DUCÓN SAINEA

Estaba María ahí, vestida de blanco armiño, resplandeciente, feliz, como lo está una mujer el día de su matrimonio, antes de llegar al altar para unirse al hombre que más la “amaría”... Lejos, muy lejos de pensar que él con sus “caricias” sería el causante de su enfermedad... 

Traduction temporaire :

L'illusion de María

María était là, vêtue de blanc hermine, resplendissante, heureuse, comme l'est une femme le jour de son mariage, avant d'arriver à l'autel pour s'unir à l'homme qui « l'aimerait » le plus… Loin, très loin de penser qu'avec ses « caresses », il serait la cause de sa maladie…

dimanche 25 juin 2017

Projet Basta ! Justine – texte 7

El final del cuento

DIANA MARCELA CASTRO FARFÁN

-”Y vivieron felices por siempre.”-Cerró el libro de cuentos que le leía sin falta cada noche, en un intento de ofrecer alguna dosis de amabilidad a sus días. Sólo era una fantasía, pero se negaba a permitir que él les arrebatara también eso. Observó el rostro de su hija que se había quedado dormida. Guardó el libro en la pequeña maleta, que contenía unas pocas cosas de la niña, la carta dirigida a su hermana y los escasos pesos que logró esconder en el relleno del viejo oso de peluche. Escuchó la puerta de la casa abrirse, se puso de pie y tomó el cuchillo que tenía guardado en el primer cajón de la mesa de noche. Miró una vez más el rostro de su pequeña y salió de la habitación dispuesta a matar al dragón, aunque fuera lo último que hiciera.

Traduction temporaire :

Diana Marcela Castro Farfán

La fin du conte

— « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. » Elle ferma le livre de contes qu'elle lui lisait chaque soir, sans faute, pour tenter d'apporter un peu de douceur à sa vie. Ce n'était que pure imagination, mais elle se refusait à le laisser leur arracher cela aussi. Elle observa le visage de sa fille, qui s'était endormie. Elle rangea le livre dans la petite valise, qui contenait quelques affaires de sa fille, la lettre adressée à sa sœur et les maigres pesos qu'elle avait réussi à cacher dans le rembourrage du vieil ours en peluche. Elle entendit la porte de la maison s'ouvrir, se mit debout et attrapa le couteau qu'elle gardait dans le premier tiroir de sa table de chevet.  Elle regarda de nouveau le visage de la petite et sortit de la chambre, prête à terrasser le dragon, même si ce devait être la dernière chose qu'elle ferait jamais.

Projet Basta ! Sonita – texte 2

Palabras mal interpretadas

DAYANA ANDREA TORRES CUCAITA

Me decía: quiero que seas mía y que siempre lo seas. Me conquistaba...
Me decía: si no estás conmigo no estás con nadie. Me enamoraba...
Me decía: si te vas de mi lado te inmortalizaré. Me asustaba.
Me decía: si te hago daño es porque me das razones. Me paralizaba.
Aquel día al parecer le di razones suficientes...Y me inmortalizó.
Mi recuerdo sigue vivo en las mentes y corazones de las personas que me amaban y me advirtieron de un amor controlador, obsesivo y nocivo que no supe interpretar a tiempo.

Traduction temporaire :

Dayana Andrea Torres Cucaita

« Paroles mal interprétées »

Il me disait : je veux que tu sois à moi, et que tu le sois pour toujours. Il me séduisait…
Il me disait : si tu n’es pas avec moi, tu ne le seras avec personne. Il me rendait amoureuse…
Il me disait : si tu me quittes, je t’immortaliserai.
 Il me faisait peur. Il me disait : si je te fais du mal, c’est parce que tu me donnes des raisons de le faire. Il me paralysait. Ce jour-là, je lui ai apparemment donné assez de raisons… Et il m’a immortalisée.
Mon souvenir reste vivant dans les esprits et les cœurs des personnes qui m’aimaient et m’avaient mise en garde contre son amour dominateur, obsessionnel et nocif, que je n’ai pas su interpréter à temps. 

mercredi 14 juin 2017

Avis à la population

Je suis actuellement aux oraux de l'Agrégation externe et j'essaie de gérer au mieux le flot des commentaires. Ne vous impatientez pas :-)

lundi 12 juin 2017

Projet Elena – phrases 283-292

Cuando abran la puerta, ábranla plis, confesaré todo lo que quieran. Veintitrés veintitrés veintitrés. Les diré soy una terrorista, plis, una mastermind, whatever, ábranla. Laurence y yo, esa vez que nos encontraron nel sótano desa casa en la plaza, planeábamos la llegada de las tropas de Orlewen. El triunfo de Orlewen es inevitable y el fin deste mundo tu. Mas no quiero morir como Laurence. Clavar su cabeza nuna pica es de tembleques, gestos desesperados de quienes están perdiendo la guerra. Sin pruebas, sin nada. Se han comportado como los aliens dotros planetas. Como los aliens de Jaelle. 

Traduction temporaire :
Quand vous ouvrirez la porte, ouvrez-la, plize, j'avouerai tout ce que vous voudrez. Vingt-trois vingt-trois vingt-trois. Je vous dirai que je suis une terroriste, plize, le mastermind, whatever, ouvrez-la ! Laurence et moi, ce jour où ils nous ont trouvés dans le sous-sol de cette maison, nous étions en train de planifier l'arrivée des troupes d'Orlewen. Le succès d'Orlewen est inévitable. La fin de ce monde aussi. Mais je ne veux pas mourir comme Laurence. Empaler sa tête sur une pique est typique du couard, le geste désespéré de ceux qui perdent la guerre. Sans preuves, sans rien. Ils se sont comportés comme les aliens d'autres planètes. Comme les aliens de Jaelle.

Projet Elsa 2 – phrases 109-118

-Tenemos una esperanza de vida ilimitada. Sin embargo, hay accidentes, o personas que deciden poner fin a su vida. La longevidad ilimitada vino de la mano de la esterilidad. La especie humana está condenada a la extinción.
El avatar de Leila entrecerró los ojos, estudiando el rostro holográfico del joven Nubai.
-Pretendes revertirlo- dijo en un susurro.
-Míranos, Leila. Cascarones estériles de lo que una vez fueron personas, atrapados en una noche sin fin. Nunca morimos, pero tampoco dejamos de envejecer. No seríamos nada sin nuestras IA. No se puede decir que estemos realmente vivos.

Traduction temporaire :
— Nous avons une espérance de vie illimitée. Il y a néanmoins des accidents ou des gens qui décident de mettre fin à leurs jours. La longévité infinie est arrivée avec la stérilité. L’espèce humaine est condamnée à l’extinction.
L’avatar de Leila plissa les yeux pour sonder le visage holographique du jeune Nubai.
— Tu comptes revenir à la situation d'avant, murmura-t-elle.
— Regarde-nous Leila, nous ne sommes que les coquilles vides des êtres que nous avons été autrefois. Prisonniers d'une nuit sans fin. Nous ne mourons jamais, mais ne cessons pas de vieillir. Nous ne serions rien sans nos IA. On ne peut pas dire que nous soyons réellement vivants.

Projet Basta ! Elsa – texte 2

El lobo

DIANA MARCELA GODOY BALLESTEROS

No te apartes, no permanezcas sola, si buscas afuera encontrarás al lobo. Siempre está esperando que te ataque el miedo, siempre está buscando que te quedes ciega. No juegues en el bosque mientras el lobo está, ¿el lobo está? Se está poniendo la sotana. No corras y permanece callada y no juegues en el bosque mientras el lobo está. ¿El lobo está? Está buscando la forma de enredarte con su cruz, te asusta y luego te encadena. Si te quedas quieta y lo confiesas todo, no hay nada más oscuro que el desasosiego que te da el lobo.

Traduction temporaire :

Diana Marcela Godoy Ballesteros

Le Loup

Ne t’éloigne pas. Ne reste pas seule. Si tu vas fureter dehors, tu n'échapperas pas au loup. Il attend toujours que la peur te saisisse, il cherche toujours à t’égarer. Ne te promène pas dans les bois pendant que le loup y est. Loup y es-tu ? Le loup met sa soutane. Ne cours pas, garde le silence et ne te promène pas dans les bois pendant que le loup y est. Loup y es-tu ? Le loup tente de t’embobiner avec sa croix, il t’effraie, puis, t’enchaîne. Si tu ne bouges pas et que tu confesses, il n’y a rien de plus sombre que le tourment que t’inflige le loup.

Projet Nathalie / Florence – phrases 235-240

La ceremonia duró unos pocos minutos. Codesani y Latte aparecieron en la cancha de fútbol ante una multitud que ladraba y maullaba enardecida. Temblando, iban tomados de la mano. Hablaban entre sí. Latte, una vez más, lloraba.” Entonces empezaron a verse, desde los vestuarios, a un costado del estadio. El video de YouTube repite su entrada desde diferentes ángulos.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

samedi 10 juin 2017

Projet Justine / Elena – texte 111

Servidumbre

La osa de una vuelta caminando despacio. Tiene puesta una pollera violeta. Su domador también está en la pista, pero se mantiene apartado, fuera del alcance de las luces. La banda toca una marcha alegre, liviana. El público sigue el ritmo batiendo las palmas.
La osa se para en dos patas, en una. Se trepa a un banquito, juega a la pelota, hace cabriolas, baila.
Su domador se acerca, reverenciándose ante ella, dando a entender que ella es su reina. Toma un micrófono.
—Señoras y señores, queridos niños. Lo que van a presenciar no tiene precedentes en la historia circense. Hasta ahora, esta prueba sólo se había hecho con felinos, ruego atención y silencio.
Enciende un aro. Sonriendo, ordena al animal que pase entre las llamas. El fuego se refleja en los ojos de la fiera que permanece quieta como una estatua. La mirada de él se endurece pero sigue sonriendo. Alguien le alcanza un látigo. Lo castiga contra el suelo. Una, dos, tres veces. Se oye un redoble de tambores. El público contiene el aliento, expectante.
Ella retrocede, se detiene, tensa cada músculo. Salta. La rutina ha sido impecable. La mano izquierda del hombre se desliza suavemente sobre el animal, por el cuello tembloroso, la cabeza transpirada. Luego saca pescado de un cesto, la osa come de su mano. En la derecha aún conserva el látigo.
El público ríe, aplaude. Está conforme.
En un palco del circo, un hombre observa el espectáculo con cara de aburrido. La hermosa joven que lo acompaña mira atentamente el show.
Cuando la osa y su domador se retiran, ella baja la vista. Viste falda violeta.
—Otra espantosa coincidencia —razona.
Su pareja le acaricia el brazo, indiferente. Una, dos, tres veces.

Traduction temporaire :

Servitude

L'ourse fait un tour en marchant lentement. On lui a mis une jupe violette. Son dompteur est également sur la piste, mais il reste à l'écart, hors de portée des projecteurs. La bande-son diffuse une marche joyeuse, légère. Le public suit le rythme en battant des mains.
L'ourse se tient sur deux pattes, sur une. Elle grimpe sur un petit banc, joue au ballon, fait des cabrioles, danse. Son dompteur s'approche, esquisse une révérence devant elle, laissant entendre qu'elle est sa reine. Il prend un micro :
— Mesdames et messieurs, les enfants, le numéro auquel vous allez assister est sans précédent dans l'histoire du cirque. Jusqu'à présent, il n'avait été réalisé qu'avec des félins. Je vous demande d'être attentifs et silencieux.
Il embrase un cerceau. Avec un sourire, il ordonne à l'animal de passer au milieu des flammes. Le feu se reflète dans les yeux du fauve qui reste immobile, telle une statue. Le regard du dompteur se durcit, mais il sourit toujours. Quelqu'un lui tend un fouet. Il le fait claquer au sol. Une, deux, trois fois. On entend un roulement de tambour. Dans l'attente, le public retient son souffle.
 L'ourse recule, s'arrête, bande ses muscles. Saute. La mécanique a été impeccable. La main gauche de l'homme glisse délicatement sur l'animal, sur son cou tremblant, sa tête couverte de sueur. Puis, il sort du poisson d'un panier, l'ourse lui mange dans la main. Il a toujours le fouet dans la main droite.
Le public rit, applaudit, satisfait.
À un balcon, un homme observe le spectacle. L'ennui se lit sur son visage. La jolie jeune femme qui l'accompagne regarde attentivement le show.
Quand l'ourse et son dompteur se retirent, elle baisse les yeux. Elle porte une jupe violette.
— Encore une effroyable coïncidence, raisonne-t-elle.
Son partenaire lui caresse le bras, indifférent. Une, deux, trois fois.

Projet Basta ! Justine – texte 6

Acoso sexual en la oficina

CONSUELO CUESTAS

Jefe: Señorita, recoja el papel que se me cayó.
Empleada: Oiga, “Maestro”, el que yo me agache a recoger el papel no le da derecho a tocarme.
Jefe: ¿Yo? Yo no hice nada. ¡Ja!
Al día siguiente...
Suena el timbre. Ring. Ring.
Empleada: Aló, buenos días.
Jefe: Qué hubo ¿Ya compró el periódico?
Empleada: No, no señor, ¿Lo necesita?
Jefe: La que lo necesita es usted para que vaya buscando empleo.

Traduction temporaire :
Consuelo Cuestas

Harcèlement sexuel au bureau

Le chef : Mademoiselle, veuillez ramasser le papier que j'ai fait tomber.
L'employée : Écoutez, « Maître », le fait que je me penche pour ramasser ce papier ne vous donne pas le droit de me toucher.
Le chef : Moi ? Je n'ai rien fait. Non mais !
Le lendemain…
La sonnerie retentit. Dring. Dring.
L'employée : Allô, bonjour.
Le Chef : Alors, vous avez déjà acheté le journal ?
L'employée : Non, non monsieur, vous en avez besoin ?
Le chef : Celle qui en a besoin, c'est vous, pour vous chercher un autre emploi.

Projet Basta ! Marie-Ella – texte 1

CLAUDIA CECILIA RAMÍREZ CARDONA

Amanda

Cuando se enteró que alias “Pinina” estaba preso decidió denunciarlo. Ese día vistió a las mellicitas con un par de trajes iguales y las dejó en casa de su vecina. Camino a la Fiscalía volvió a su mente la mirada despiadada de ese hombre que, después de llegar al pueblo un día cualquiera, había impuesto su autoridad a sangre y fuego, y recordó esa tarde cuando a su regreso del colegio había sentido su mirada siniestra. Después llegó borracho a llamar a la puerta de su casa, entró y sin mediar palabra la buscó y le arrancó el uniforme tomándola violentamente, a la fuerza, golpeándola porque ella se negaba a quitarle la mirada de sus ojos. Llegando a la Fiscalía, la asaltó un pensamiento que la dejó fría y antes de devolverse dijo en voz baja: - si lo denuncio va a saber que es el papá de las niñas-.

Traduction temporaire :

CLAUDIA CECILIA RAMÍREZ CARDONA

Amanda

Quand elle apprit que celui qu'on surnommait "Pinina" était détenu, elle décida de porter plainte contre lui.  Ce jour-là, elle habilla ses petites jumelles avec deux robes identiques et les confia à sa voisine.Alors qu'elle se rendait chez le procureur, il lui revint à l'esprit le regard impitoyable de cet homme qui, après son arrivée au village, un jour ordinaire, avait violemment imposé son autorité et elle se souvint de cette soirée lorsqu'à son retour de l'école, elle avait senti son regard sinistre.  Ensuite, il sonna à sa porte, saoul, entra chez elle et sans un mot, il la chercha et lui arracha son uniforme en la prenant violemment, de force, en la frappant parce qu'elle refusait d'arrêter de le regarder dans les yeux. En arrivant chez le procureur, elle fut saisie par une pensée qui lui glaça le sang et avant de faire demi-tour, elle dit à voix basse : - Si je porte plainte contre lui, il va savoir qu'il est le père des petites.

Projet Basta ! Nathalie – texte 2

Basta!

CLAUDIA DE GREIFF

Eran las once de la noche, María no probó alimento desde el día anterior. Alfredo, su esposo, irrumpió en la casa con un portazo, gritando ¡Tengo hambre! No hay nada, responde María con la voz quebrada por el miedo. De pronto sus ojos se nublaron, su rostro se ensangrentó y su cuerpo fue arrastrado brutalmente por el piso mientras oía palabrotas en contra de su dignidad de mujer. Frecuentemente maltratada, María ya no soportó más, así que embistió al hombre con una patada en el estómago, se lo quitó de encima, gritó ¡Basta! y corrió con su pequeño hijo en brazos, saliendo de la casa, huyendo sin saber a dónde. Nunca volvió a saber de Alfredo. Hoy es dueña de una empresa de empanadas que distribuye a toda la ciudad y da empleo a mujeres cabeza de familia que han sido denigradas por depender económicamente de sus maridos.

Traduction temporaire :
Basta !

Il était onze heures du soir. Maria n'avait rien mangé depuis la veille. Alfredo, son époux, fit irruption dans la maison en claquant la porte et en criant J'ai faim ! Il n'y a rien, répond Maria, la voix brisée par la peur. Soudain, ses yeux se brouillèrent, son visage se mit à saigner et son corps fut brutalement trainé à travers l'appartement tandis qu'elle entendait des grossièretés contre sa dignité de femme. Régulièrement maltraitée, Maria ne put en supporter davantage. Elle se jeta sur l'homme, lui lança un coup de pied dans l'estomac, se dégagea, cria Basta ! et sortit de la maison en courant, son petit garçon dans les bras, fuyant sans savoir où. Elle n'eut plus jamais de nouvelles d'Alfredo. Aujourd'hui, elle est propriétaire d'une entreprise d'empanadas qui fournit toute la ville et donne du travail à des femmes chargées de famille, humiliées parce qu'un jour, elles furent économiquement dépendantes de leur mari.

Projet Basta ! Nieves – texte 2

Territorio

CAMILA CHARRY NORIEGA

Si hoy murieras, como una equivocada flecha sobre la carne herida, hoy, bajo el cielo morado que se arquea sobre la ciudad de siempre, sería terrible la tarde que palpita en mis ojos, madre. Son tantas las voces que te nombran territorio, el cuerpo amado pero infame que hace tanto rasgó tu deseo y que entonces supiste se sublevaría y esa extraña guerra te dejaría a la sombra de todos los muertos que tendrías que peinar con tus manos, con tu lengua. Era abril cuando bajo un paraguas caminabas la lluvia, ardiendo en tu propia sal, feliz y reciente entre las calles que eran ríos en los que creías ver, clarividente, el mapa de un futuro vivo. Te quedó hambriento el corazón porque llegó el futuro; la rutina de una casa de hijos que se iban silenciosos a transitar los campos iluminados por los fuegos fatuos, te quedó la urgencia por urdir con la voz el aire que separaba el sexo del amor. Te quedó el grito de las manos y en la sien la estela de los que creyeron reclamar en ti su territorio. Pero aquí en el mundo yo te sé palabra y luz, memoria de todos los huesos erigidos bajo el sol o apagados bajo el mar que sobre sí mismo flota.

Traduction temporaire :

CAMILA CHARRY NORIEGA

Territoire

Si tu mourais aujourd’hui, comme une flèche égarée dans la chair blessée, aujourd’hui, sous le ciel violet qui se voûte sur la ville de toujours, le soir qui palpite dans mes yeux serait terrible, mère. Si nombreuses sont les voix qui te nomment territoire, le corps aimé, mais infâme, qui, il y a longtemps, a déchiré ton désir et qui, tu l’as su, alors, se révolterait ; et cette étrange guerre te laisserait dans l’ombre de tous les morts que tu devrais peigner avec tes mains, avec ta langue.  C’était en avril, quand, sous un parapluie, tu arpentais la pluie, brûlant dans ton propre sel, heureuse et neuve dans les rues qui étaient des rivières, où, clairvoyante, tu croyais voir la carte d’un avenir plein de vie. Ton cœur demeura affamé parce que l’avenir arriva ;  La routine d’une maison d’enfants qui, silencieux et illuminés par les feux follets, s’en allaient parcourir les champs ; il te resta l’urgence d’ourdir avec la voix l’air qui séparait le sexe de l’amour. Il te resta le cri de tes mains et, sur les tempes, la trace de ceux qui crurent exiger, en toi, leur territoire. Mais ici, en ce bas monde, je te sais parole et lumière, mémoire de tous les os érigés sous le soleil ou éteints sous la mer qui flotte sur elle-même.

vendredi 9 juin 2017

Projet Rachel / Sébastien – phrases 148-156

―¿Lo ves? ―le digo― Acabo de decirte algo hiriente, con la única intención de herirte, y te he herido. No has podido evitarlo, tú no has decidido. Conozco tu programación y sé activarla. Igual que tú conoces la mía. No hay libre albedrío.
Se me queda mirando. Intensamente. Durante más de un minuto. Le mantengo la mirada. Sin desafío. Solo mi mirada en la suya.

Traduction temporaire :
― Tu vois ? lui dis-je, je viens de te répondre quelque chose de blessant dans le seul but de te blesser, et je t'ai blessé. Tu n'as pu l'éviter, ce n'est pas toi qui as choisi. Je connais ta programmation et je sais l'activer. Comme toi, tu connais la mienne. Il n'y pas de libre arbitre. Il me fixe du regard. Intensément. Pendant plus d'une minute. Je soutiens son regard. Sans défi. Les yeux dans les yeux.

Projet Pauline M.G. – phrases 203-208

La chiquilla también se acerca despacio, Galaor se le ha adelantado y olfatea con su hocico la sangre que salta rojísima de las perforaciones del cuerpo. Los demás hombres revisan el pantalón del muchacho,  le quitan una billetera vieja sin un centavo y unos papeles higiénicos que guardaba en el bolsillo de la casaca. El perro aúlla. —Te demoraste demasiado. Ya te iba ir a buscar— le dice el hombre de la barba a la chica.
—Me quedé dormida, esa hierba era pura lechuga...— los dos se miran indiferentes — ¿Y me puedo quedar con el perro?

Traduction temporaire :

La gamine s'approche elle aussi lentement. Galaor l'a devancée et flaire le sang rouge vif qui coule des perforations sur le corps de l'Épouvantail. Les hommes fouillent le pantalon du garçon, en sortent un vieux porte-monnaie vide et du papier toilette qu'il gardait dans la poche de sa veste. Le chien glapit.
— Tu as trop tardé. Je suis parti à ta recherche, dit le barbu à la petite.
— Je me suis endormie, cette herbe était trop forte... Ils se regardent tout deux avec indifférence. Je peux garder le chien ?

mercredi 7 juin 2017

Projet Basta ! Delphine – texte 1

Angustia

DORA MIREYA HORTÚA LANCHEROS

Anoche pasó algo raro que me obliga a permanecer petrificada en la cama sin dormir hasta la madrugada... Anoche llegó, comió, se acostó... Anoche no me golpeó, ¡qué angustia tan grande sentir que ya no me quiere!

Traduction temporaire :

DORA MIREYA HORTÚA LANCHEROS

Angoisse

Hier soir, il s'est passé quelque chose d'étrange qui m'oblige à rester pétrifiée dans mon lit, sans dormir, jusqu'à l'aube… Hier soir, il est rentré, il a mangé, il s'est couché… Hier soir, il ne m'a pas frappée. Quelle angoisse terrible de sentir qu'il ne m'aime plus !

Projet Elsa / Sabrina – phrases 10-16

No demasiado, le respondí, sin aclararle cuánto. Era una mujer muy bella, de carne generosa, con una llama de temor en la pupila. Contra su pecho estrujaba unos crisantemos de tela. Le preocupaba que éste fuera el Juicio Final, que nadie la fuera a perdonar por sus muchos pecados. No te apures, susurré, quitándole el ramo, yo te perdono. La ceñí por la cintura y descorchamos la champaña. A cambio de que me escuchara y de poder tocarla, le ofrecí saciar la sed y el hambre de tantos años.

Traduction temporaire :

Pas tellement, lui ai-je répondu, sans lui donner de précision. C'était une très belle femme, aux formes généreuses, avec une lueur craintive dans le regard. Elle serrait des chrysanthèmes en tissu contre sa poitrine. Envisager qu'il s'agissait du Jugement Dernier et que personne ne la pardonne de ses nombreux péchés, l'inquiétait. Ne t'en fais pas, lui ai-je murmuré, en lui prenant son bouquet des mains. Moi, je te pardonne. J'ai enlacé sa taille et nous avons débouché le champagne. En échange de son écoute et de la possibilité de la toucher, je l'ai invitée à étancher la soif et calmer la faim de tant d'années.

mardi 6 juin 2017

Projet Basta ! Justine – texte 5

¡Adiós, vida mía...!

DIANA MARCELA LEAL DÍAZ

Anudó sus lágrimas y con un leve arrojo de coraje balbuceó: ¡No preguntes por qué, ni yo lo entiendo!... Tomó un profundo respiro y continuó: ¡Me despido...! Ya no puedo vivir tus sueños ni cumplir tus caprichos. En verdad lo siento. Se acabaron los paseos en el parque y las noches de amigas. Mi dinero ya no te pertenece. Ya no cocinaré, ni lavaré, ni plancharé para ti. Mostrándose los golpes finalizó: ¡Debes entender que ni tu sonrisa cabe en esta casa! Cerró sus ojos, dio la espalda al espejo y volvió a la cama junto a él... 

Traduction temporaire :

Diana Marcela Leal Díaz

Adieu, ma vie… !

Elle ligatura ses larmes et dans un élan de courage ténu, elle balbutia : Ne demande pas pourquoi, même moi, je ne comprends pas !… Elle prit une profonde inspiration avant de poursuivre : Je prends congé… !  Je ne peux plus ni vivre tes rêves ni satisfaire tes caprices. Je suis vraiment désolée. Finies les promenades dans le parc et les soirées entre amies. Mon argent ne t'appartient plus. Je ne ferai plus ni la cuisine, ni la lessive, ni le repassage pour toi. En se montrant les coups qu'elle a reçus, elle conclut : Tu dois comprendre que même ton sourire n'a plus sa place dans cette maison ! Elle ferma les yeux, tourna le dos au miroir et retourna au lit, à côté de lui…

Projet Chloé 12 – phrases 161-166

«Ya, vayan parados nomás», nos ordeno el cabo. «Pariona, tú anda en la caseta», le dijo a un soldado mudo. Nos sujetamos de los fierros del techo. El camión retrocedió y reanudó la marcha, siguió de largo por Junín. Desde la carpa, la calle se veía como la salida de una cueva. Miré los postes de alumbrado, las tiendas cerradas de La Breña, alejándose de nosotros, como en una película.

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Hélène 5 – phrases 408-410

¡Yo he visto, hermanos, siendo muy joven, en las selvas de Vietnam, lo que son capaces de hacer! ¡Yo he visto cómo el napalm quemaba los bosques, la tierra, los ríos, y evaporaba a los habitantes de aldeas enteras, alimentando con sus almas el volcán en que se transformaba el mundo! Me dirán que eso ya no es de actualidad, pero yo les digo que eso, y más, son capaces de hacer, y lo están haciendo, ahora, en alguna parte del planeta. 

Traduction temporaire :
Mes frères, je n'étais alors qu'un gamin. Or, j’ai vu dans la jungle vietnamienne ce qu’ils sont capables de faire ! J’ai vu comment le napalm brûlait les forêts, la terre, les rivières, et tuait les habitants de villages entiers, alimentant le volcan qu’était devenu le monde avec leurs âmes ! Vous me direz que ce n’est plus d’actualité. Eh bien, moi, je vous assure qu’ils sont capables d'un truc pareil, et plus encore. c'est d'ailleurs ce qu'ils font, en ce moment même, quelque part sur la planète.

Projet Cindy 4 – phrases 192-197

Puede que hubiera gritado: «No, no; te quiero, Luis, te quiero», si él le hubiera dado tiempo, si no hubiese agregado, casi de inmediato, con su calma habitual: En todo caso, no creo que nos convenga separarnos, Brígida. Hay que pensarlo mucho. En ella los impulsos se abatieron tan bruscamente como se habían precipitado. ¡A qué exaltarse inútilmente! Luis la quería con ternura y medida; si alguna vez llegara a odiarla, la odiaría con justicia y prudencia. Y eso era la vida.

Traduction temporaire :

S'il lui en avait laissé le temps, si, presque aussitôt, il n'avait pas ajouté, avec son calme habituel : dans tous les cas, je ne crois pas que nous devions nous séparer, Brígida. Il faut bien y réfléchir. Il est possible qu'elle ait crié : « Non, non ! Je t'aime, Luis, je t'aime ». Ses impulsions furent aussi brusques que précipitées. À quoi bon s'exalter inutilement ? Luis l'aimait dans la tendresse et la mesure ; si un jour, il devait en venir à la détester, il la détesterait avec justice et prudence. Et ça, c'était la vie.

lundi 5 juin 2017

Projet Chloé T – phrases 17-19

Ella sabía que no era cierto, su mamá le había explicado que eso sólo eran supersticiones, pero que debía tener cuidado porque la mayoría eran ladrones y, además, nunca se lavaban. Vestía de manera estrafalaria, y se presentó como el titiritero y a su carromato como un teatro de marionetas, que era una antigua tradición de los aborígenes del Nuevo Mundo. Pidió a los niños que se sentaran a aprender la Historia, y proclamó a viva voz que, si a sus padres les agradaba su humilde función, aceptaría unas monedas de cacao o algo de comida para poder cenar esa noche.

Traduction temporaire :
 Elle savait que ce n’était pas vrai ; sa mère lui avait expliqué qu'il s'agissait juste de superstitions, mais qu’elle devait faire attention, parce que la plupart étaient des voleurs ; sans compter qu'ils ne se lavaient jamais. Il était habillé de manière extravagante, se présenta comme le marionnettiste et sa roulotte comme un théâtre de pantins, une tradition ancienne des aborigènes du Nouveau Monde. Il demanda aux enfants de s'asseoir pour apprendre l’Histoire, puis annonça haut et fort que si son humble spectacle plaisait aux parents, il accepterait de recevoir du chocolat en guise de paiement ou un peu de nourriture pour pouvoir dîner ce soir-là.

Projet Basta ! Chloé T – texte 4

Ahora tengo mi súper poder

KATHERINE ESCOBAR

Mi historia no es muy distinta a la de muchas mujeres que iniciaron una relación, creyéndose enamoradas, y que al cabo de un tiempo, no mucho como en casi todos los casos, su compañero se convierte en el verdugo. Ahora que lo pienso, los golpes recibidos son una expresión física del maltrato, pero el mayor daño está en la mente; es tal, que en algún momento la vida se enreda, terminas sintiéndote responsable, te confundes, tu autoestima se reduce. Sin embargo, cuando logras hacer conciencia y te rescatas a ti misma, crece en ti un súper poder, ese que te salva de repetir la historia, que te llena de valor para contar lo sucedido sin lágrimas en los ojos, para seguir adelante aun cuando nadie pidió perdón por lo ocurrido, seguir sin rencores, sin odios que nos amarguen la vida, indignarte ante cada historia cercana, levantarte y solidarizarte.

Traduction temporaire :
Katherine Escobar

Maintenant, j’ai mon super pouvoir

Mon histoire n’est pas tellement différente de celle de beaucoup de femmes qui ont commencé une relation en croyant qu’elles étaient amoureuses, et qui, au bout d’un moment, pas très longtemps dans la plupart des cas, ont vu leur compagnon se transformer en bourreau.  Maintenant que j’y réfléchis, les coups reçus sont une expression physique de la maltraitance, mais la plus grande souffrance est dans la tête ; elle est telle qu’à un moment donné, la vie s’embrouille, on finit par se sentir responsable, on se rabaisse, notre estime de soi diminue. Pourtant, quand on parvient à prendre conscience des choses et qu’on se sauve soi-même, un super pouvoir grandit en nous, précisément celui qui nous empêche de répéter l’histoire, nous remplit de courage au moment de raconter sans larmes dans les yeux ce qu’il s’est passé, pour continuer à avancer même quand personne ne nous a demandé pardon de ce qui est arrivé, continuer sans rancœur, sans la haine qui rend la vie amère, nous indigner devant chaque histoire proche de la nôtre, nous insurger et être solidaires.

Projet Basta ! Chloé T – texte 3

El sonido de la moneda

JESICA FERNANDA MENDOZA PATIÑO

Ante tal descuido no existe justificación; si tal vez hubiese sabido el precio de aquel dolor. Sus manos grises, borrosas, poseían aquella moneda. Ella silenciosa, mientras él ponía el brillante objeto entre sus pequeñas manos pero también ponía esa cosa gris sobre su boca y sórdido asesaba. Sus ojos siguen clavados en la brillante y redonda moneda. Ignora que más tarde, después de gastarla, y cuando el paso del tiempo la construya, el sonido de la moneda le recordará la desidia y la maldad de un enfermo que no olvida.

Traduction temporaire :

Jesica Fernanda Mendoza Patiño

Le son de la pièce de monnaie

Une telle négligence n'était pas justifiable ; peut-être si elle avait pu mesurer la douleur à payer…Ses mains grises, troubles, possédaient cette pièce de monnaie. Elle, silencieuse, pendant que lui, il déposait l’objet brillant dans ses petites mains ; sauf que dans le même temps, il mettait aussi cette chose grise sur sa bouche et se répandait en elle, sordide. Ses yeux restent fixés sur la pièce de monnaie brillante et ronde. Elle ignore que plus tard, quand elle l'aura dépensée, et quand elle se sera construite avec le passage du temps, le bruit de cette pièce de monnaie lui rappellera le mépris et la méchanceté d’un malade qu’elle n’oublie pas.

Projet Justine / Elena – texte 110

Crónica del mundo destruido

A Ray Bradbury

Un solo encuentro y todo aquello que nadie se habría atrevido a recordar en voz alta, todo aquello que no creían recordar, quedaba dicho por el donante de información y comprendido y archivado por el receptor. Tal habilidad, compartir conocimientos prohibidos a través del contacto sexual, fue desarrollada varios años después de que destruyéramos todos sus libros y cualquier otra fuente de almacenamiento de datos. Aplicado nuestro sistema de limpieza intelectual, los vencidos demoraron tres generaciones en desarrollar este escatológico modo de recuperar lo limpiado. Motivo por el cual el contagio, al comienzo, fue lento: sólo los viejos sabían. Cuando el número de infectados jóvenes se hizo relevante, la enfermedad fue epidemia ya que, en su perversa manía, incapaces de esperar a que los niños maduraran sexualmente, comenzaron a instruirlos en la lectoescritura sobre arena o barro con palos, ramas o pequeñas rocas. Secretamente, eso creían, comenzaron a hablar con veneración de una tal Eva, lejana madre en común quien, de acuerdo a los registros que obran en nuestro poder, perdió el irreprochable mundo que habitaba por esa ansia de conocimiento que, dignos hijos de tal madre, a todos consumía. Cuando el descaro de su rebeldía los llevó a murmurar la palabra Eva como contraseña entre los iniciados, tomamos nuestra decisión. Dado el incomprensible y repugnante apego al estudio que demostraban, resultó paradójico comprobar que, los hijos de la tal Eva, no habían asimilado la lección.

Traduction temporaire :
Chronique du monde détruit
À Ray Bradbury

Rien qu'une rencontre et tout ce dont personne n'aurait osé se rappeler à voix haute, tout ce dont on ne croyait pas se rappeler était dit par le pourvoyeur d'informations, compris et archivé par le récepteur. Une telle habileté à partager des connaissances interdites via le contact sexuel fut développée plusieurs années après la destruction de l'ensemble de ses livres et de toute autre source de stockage de données. Une fois notre système de nettoyage intellectuel appliqué, les vaincus mirent trois générations à développer ce mode scatologique de récupération des données aseptisées. Raison pour laquelle, au début, la contagion fut lente : seuls les vieux étaient au courant. Lorsque le nombre de jeunes gens infectés fut significatif, la maladie devint véritablement une épidémie ; dans leur folie perverse, ils se montrèrent en effet incapables d'attendre que les enfants mûrissent sexuellement et leur apprirent à lire et écrire sur le sable ou la boue, avec des bâtons, des branches ou de petites pierres. Ils y croyaient secrètement. Ils évoquèrent avec vénération une certaine Ève, une lointaine mère commune ; selon les registres en notre possession, elle perdit le monde irréprochable qu'elle habitait à cause de sa soif de connaissances qui, en tant que dignes enfants d'une telle mère, les consumait tous. Quand l'impertinence de leur rébellion les poussa à chuchoter le prénom Ève comme mot de passe dans le cercle des initiés, nous prîmes notre décision. Vu l'incompréhensible et répugnante passion qu'ils montraient pour étudier, nous trouvâmes paradoxal de constater que les enfants d'Ève n'avaient pas assimilé la leçon.

Projet Elena 13 – phrases 272-282

Quién zumba ahí afuera. Pugnamos ensartarnos por el ojo del dragón. Dostán ahora, padre esfumado, madre ida.
El glich en mi cerebro. Soy el glich.
Quién.
Afuera. Ahí. Algo. Luz.
Hasta aquí llegué.

Traduction temporaire :
Qui bourdonne là, dehors ? Nous luttons pour nous engouffrer dans l’œil du dragon. Où êtes-vous, maintenant, père envolé, mère disparue ?
Le glich dans mon cerveau. Je suis le glich.
Qui ?
Dehors. Là. Quelque chose. Lumière.
Je suis arrivée jusque-là.

Projet Basta ! Justine – texte 4

Mensaje en escarlata

MARÍA CRISTINA OBREGÓN CARRILLO

Cierta noche de novilunio del año 2013, en el filo de las montañas de Carcasí, sobre las paredes del rancho en que vivía y en color escarlata, un ultimátum fue sellado: “FUERA GUERRILLEROS” -ordenaba-. Había sido escrito con la sangre de Benedicta, hermana de un sacerdote que practica la liberación de los pueblos.

Traduction temporaire :

María Cristina Obregón Carillo

Message en écarlate

Une nuit de la nouvelle lune de l'an 2013, sur la crête des montagnes de Carcasí, sur les murs du ranch où il vivait, un ultimatum avait été écrit en écarlate : « LES GUÉRILLEROS, DEHORS », ordonnait le message. Il avait été tracé avec le sang de Benedicta, la sœur d'un prêtre qui œuvre pour la libération des peuples.

Projet Nathalie / Florence – phrases 229-234

Esto habla una vez más de su ceguera. Piensan que por difundir un video sobre mi pasado, que es el pasado de todos nosotros, van a socavar esto que ya es irreversible. Ignoran el alcance de la rebelión, de la que soy un mero engranaje. Porque no me quedan dudas de que, el día que yo no esté, ustedes van a seguir adelante.”
“Hermanas y hermanos, la victoria ya es nuestra. Hoy será el día de su consolidación. Para que nadie más, humano o animal, ponga en duda la revolución que está en marcha, es necesario que de una vez por todas se ejecute el escarmiento.”

Traduction en cours d'élaboration dans les commentaires

Projet Elsa 2 – phrases 104-108

Leila hizo un gesto de irritación que agitó el brazo servomecánico.
-Ese conocimiento se perdió al comenzar el Interregno- le recordó.
-Puede buscarse nuevamente. Comprender qué cambios se hicieron en el genoma humano, y cómo era antes del cambio.
-Pero... ¿Para qué?- musitó Leila, sin comprender.

Traduction temporaire :
Irritée, Leila agita son bras servomécanique.
— Ces savoirs se sont perdus au début de l’interrègne, lui rappela-t-elle.
— On peut les retrouver, chercher les modifications qui ont été apportées au génome humain et déceler comment il se présentait avant sa transformation.
— Mais… dans quel but ? susurra Leila, sans comprendre.

samedi 3 juin 2017

Projet Hélène / Audrey – phrases 141-145

Doris quería que yo se lo regalara en su cumpleaños, pero las sirenas no quisieron ir con ella, tomaron el omegascopio y cada vez que ella quería cogerlo este volaba lejos de sus manos. «¿Y cómo sabía ella del omesgascopio?», inquirí. «Me descubrió un día en el baño del colegio. Era muy temprano, no pensé que llegaría nadie», respondió. Entendí el repentino interés de Doris en su amistad, y vino a mi mente una palabra que mi madre usaba de cuando en cuando: sabandija.

Traduction temporaire :
Doris voulait que je le lui offre pour son anniversaire, mais les sirènes n’ont pas voulu aller avec elle ; elles se sont emparées de l’omégascope, et chaque fois qu’elle voulait s’en saisir, il s’envolait loin de ses mains. » « Mais comment savait-elle pour l’omégascope ? » demandai-je. « Elle m’a surprise un jour dans les toilettes de l’école. Comme il était très tôt, je ne pensais pas que quelqu’un viendrait. » Je compris l’intérêt soudain de Doris dans cette amitié, et un mot que ma mère utilisait parfois me vint alors à l’esprit : vermine.

jeudi 1 juin 2017

Projet Basta ! Justine – texte 3

La muerte

NANCY PAOLA MORENO DELGADILLO (LUCÍA ROCAMADOUR)

Se despertó el gran silencio. Era el grito de la muerte, un aullido que hizo temblar la cobardía del guerrero. Sobre la tierra, el tierno y débil cuerpo del hijo abrazaba la soledad de la madre.

Traduction temporaire :

Nancy Paola Morena Delgadillo (Lucía Rocamadour)

La mort

Se despertó el gran silencio. Era el grito de la muerte, un aullido que hizo temblar la cobardía del guerrero. Sobre la tierra, el tierno y débil cuerpo del hijo abrazaba la soledad de la madre.

Le grand silence s'éveilla. Il s'agissait du cri de la mort, un hurlement qui ébranla la lâcheté du guerrier. Sur la terre, le corps délicat et sans défense de l'enfant enlaçait la solitude de sa mère.